1. Juste parce que les rumeurs ne s'arrêteront jamais...

1. Juste parce que les rumeurs ne s'arrêteront jamais...
J'suis une belle petite pétasse. Treize ans à peine et un corps de rêve. J'suis narcissique vous savez ? Mais c'est normal, puis notre vie prend un tournant encore plus grand quand on a baisé une star du rock.
Comment ça vous me croyez pas ? Bande d'idiotes ! Faîtes moi confiance. Et si vous doutez encore... écoutez moi.
J'étais une vraie petite sainte vierge avant, le genre de nana qui intéresse les intellos et les gars avisés, j'avais des bonnes notes à l'école, mes parents m'appréciaient... enfin m'admiraient plutôt.
J'étais belle mais je l'ignorais. J'étais toute folle à l'idée d'aller au concert de Tokio Hotel. La honte je sais. Tokio Moncul ça pue en plus. Mais tout le monde à fait des erreurs, et moi, j'en ai fais une. Aller à ce concert bidon, à Lyon.
J'étais avec ma Chérie, on patientait... excitées comme des puces. Puis toutes les autres qui hurlaient Bill ou Tom dès qu'il y avait un bruit... ts.
Bref. On faisait la queue... la queue... excusez moi, ce mot me perturbe. Hihi. Bref... bon merde, BREF.
Donc en bonne petite pétasse, j'ai grujé... ma Chérie me suivait. Avec des excuses stupides, on a dépassé pas mal de monde... mais mon amie se sentait mal. On était tellement opressé ! C'était vraiment honteux mais bon... j'ai appelé un garde qui nous sorti de la foule. On a été toutes les deux à l'infirmerie. Ca puait l'alcool 90°. Le mec avec une grande blouse blanche m'a dit de partir. Je suis partie. J'attendais dans le couloir quand une blonde arriva en pleurant. J'l'ai regardé de haut en bas, vous voyez ? Et elle me sort
" Han mon Dieu ! Ils sont dans le couloir à côté ! ".
Les larmes aux yeux, elle m'a bousculé et s'est ruée dans les chiottes.
J'ai préféré aller jeter un coup d'oeil. J'ai failli avoir un arrêt cardiaque quand j'ai vu les cheveux de Billou chéri. Je les ai suivis vu qu'il n'y avait pas de gardes... ils sont allés sur scéne, tous les quatre.
Putain mais j'hallucinais trop sa mére quoi... alors, j'ai décidé de tenter. J'ai bombé le peu de poitrine que j 'avais, replacé mes cheveux ébénes, ben oui c'est la mode, et j'ai pris confiance en moi. Je m'approchais du groupe qui rigolait, avec assurance, en me répétant ' T'es belle ma puce '. Ca va faire trois ans qu'on me le répéte alors...
" Hallow ".
Mon accent déchirait à mort. Ils se sont retournés, Bill a son regard sur moi. Chaleur. C'était trop bon, j'ai eu trop envie d'lui... En gros j'ai keefé sa mére. Ils se sont interrogés du regard. Tom s'est approché avec un sourire en coin. Il a posé sa main dans mon dos. Je crois qu'à ce moment, ma culotte en a pris un coup. Il m'a posé une question, j'ai souris comme une idiote et il a rigolé. " Ok... " Georg était très près de moi aussi. Il sentait bon... meilleur que Tom. Bizarre. Les jumeaux sont parfaits, c'est les plus beaux, les plus parfumés, normalement !
Bill a soupiré, il a pris un crayon et s'avanca vers moi. Gustav restait à part. Il m'observait... je devais être vraiment belle... " Autographe ? Nein Danke. " Le chanteur surpris a rangé son feutre en haussant les épaules. " Tou es Belleuh ". Merci je sais. Je ne lui ai pas répondu ça, biensûr, j'ai juste dit "danke" sans rougir bêtement. Bill parlait de vigiles je crois... Georg rigolait. Moi pas. Il voulait me renvoyer ce salop ? Je me suis alors approchée de lui et attrapé par le t-shirt. Il a eu le réflexe de se baisser, mes lévres ont emprisonné les siennes. C'est cool d'être une pétasse. Il m'a poussé brutalement après m'avoir laissé tourner la langue dans sa bouche. J'avais jamais embrassé... c'était vraiment so good. J'ai eu un orgasme. Les trois autres rigolérent, le chanteur est parti. Je les suivis sans que les autres le remarquent. Ne me demander pas comment.
Il y avait des gardes à gauche, Bill gueulait. Je suis repartie sur mes pas en vitesse. J'aurais dû lui arracher des cheveux pour les revendre... le fric que je me serais fait putain... enfin, quand on sait ce qui m'attend, on ne peut pas se plaindre.
J'ai vite été rejoidnre ma Chérie à l'infirmerie. Elle allait mieux. Je ne lui ai rien dit...

On s'est faufilé à l'avant de la fosse... et l'incroyable commença. Pour le refrain de Schrei, Bill demanda à un vigile de me monter sur scéne. Je pouvais voir les petites fans hurler de jalousie. J'étais trop morte de rire, mais le chanteur m'a demandé mon nom. On a chantait ensemble. J'avais une envie folle de l'embrasser. Une pulsion... mais il se redressa au moment où je voulais faire rager le peule tokio hotelien. Je l'ai regardé de travers, " Danke ! " Ouais danke c'est ça. Le vigile m'a emmené sur le côté de la scéne. Je voulais retourner dans la fosse mais le mec m'a dit d'attendre ici. Warten c'est bien attendre ? Ouais, toute façon, je connais assez l'allemand pour ne pas demander à n'importe qui.
J'attendais, jsuqu'à la fin du concert. J'en avais ma claque ! Mais un autre grand gars m'a empoigné et emmené dans une loge. J'étais trop happy ! C'était une sorte de petite chambre, propre et sans affaire qui m'aurait laisser savoir à qui elle appartenait.
Je croyais rêver. Je me suis pincée. Rien. Je vivais quelque chose de juste incroyable... et grâce à quoi ? Grâce à mon culot ! ha ha ha. Trop fort !
Je fouillais dans les tiroirs qui étaient bien vides quand la porte s'ouvrit. Une demi-heure s'était écoulée.
" Du bist... " Je n'écoutais plus. Bon dieu ! Bill Kaulitz en personne. Remaquillé normalement, habillé simplement... " Trop sex. " Il haussa un sourcil. Sex, t'as bien compris Bébé. Mes potes allaient mourir sur place ! J'ai treize ans et j'suis dans la même loge que Bill jalousé ou juste aimé, j'suis trop bonne. Et dans les deux sens du terme.
Je me suis approchée de ce corps, j'ai capté ses yeux noisettes et je l'ai embrassé une nouvelle fois. Je collais ma poitrine contre son torse. Cette fois, il se laissait faire. Quand je me suis séparée de lui, il a voulu dire quelque chose mais je suis revenue contre lui.
Et vous savez c'qu'on a fait après ? On a fait l'amour comme ça, sans paroles, juste des jouissances. C'était l'orgasme, le vrai. Il m'a fait l'amour, lui Bill Kaultiz, j'suis une vraie pétasse, mais faut l'dire,
j'ai fait l'amour avec le chanteur des Tokio Hotel. Vous comprenez ?
Une exception que je suis. J'ai su le charmer, lui donner l'envie, et vous, vous ne le pourrez jamais. Je suis très belle, certaines d'entre vous sont peut-être jolies, mais c'est assez.
Vous me croyez maintenant ?
Oui... ? Dommage. Je suis une pétasse, une menteuse, une fille qui aime foutre la merde... lancer les rumeurs sur un groupe qui fait pitier. Tokio Moncul, c'est la honte et au lieu de vous faire souffrir en vous disant ça, je préféré inventer montages et ragots pour vous faire croire ce qui vous tuerez.
Bill Kaultiz m'a fait l'amour.

# Posté le vendredi 16 novembre 2007 16:41

Gegen den Sturm

Gegen den Sturm
Je ne la quitte pas du regard, elle me hante depuis mon arrivé. Peut-être qu'on finira au Ritz... tous les deux dans ma chambre d'hôtel... hmm...
Bill – Tom, à quoi tu penses ? Je m'ennuie...
Moi – Cool.
Bill – Cool ? Ah je vois, tu as repéré une nouvelle proie... déprimant.
Moi – Oh ça va, je te demande pas ton avis.
Il me regarde surpris. Je me léve et m'avance vers le bar. La fête a à peine commencé.
Moi – Malibu.
Jay – J'te fais ça.
Moi – Eh, tu la connais ?
Jay – Hm... c'est la soeur de Flo.
Moi – Nan ? Aussi canon.
Jay – Fais gaffe. Terrain miné.
Lui c'est un des meilleurs potes de Flo qui est l'organisateur de la fête.
Moi – C'est-à-dire ?
Jay – Il ne veut pas qu'elle sorte avec n'importe qui. C'est peut-être la seule fille respectée de la soirée. Regardez les baver ces cons.
Je me réssaisis me disant que je suis un peu comme 'ces cons' sur ce coup là.
Moi – Elle me fixe depuis tout à l'heure... tu crois que j'pourrais l'approcher moi ?
? - Qu'elle te fixe ou pas, tu ne la regarde plus de la soirée.
Je me tourne... Flo.
Moi – T'inquiète, j'lui veux pas d'mal à ta soeurette.
Flo – Tu l'approches à moins de trois métres, t'es mort.
Moi – Eh c'est pas ta copine non plus, alors si j'l'attire, je...
Flo – Tu vas plus l'attirer longtemps.
Il s'en va vers la sosie de Marilyn Monroe. J'vous assure, une chute de reins ennivrante, des lévres de rêve, un regard flambant... cette fille me fascine depuis que je suis arrivé. Même Bill a fait une réflexion sur son cas. Puis elle est bien foutue.
Jay – Je crois que c'est vraiment mort cette fois.
Je relève les yeux sur Flo et sa soeur. Celle-ci me regarde avec ses grands yeux d'étoiles. Qu'est-ce qu'il a pu lui dire cet enfoiré ?
Il revient vers moi et s'appuie sur la bar.
Flo – Maintenant, tu peux tout faire pour l'approcher, elle te fuira comme la peste.
Fier de son coup, il demande un verre de vodka. Je pars avant de perdre mes moyens et de le cogner. Je m'asseois de nouveau à côté de mon jumeau.
Bill – Y a une fille qui est venue me voir, tu sais ce qu'elle m'a dit cette bouffone ?
Moi – Nan.
Bill – Que d'habitude c'est 50 euros mais pour moi ça sera 30 parce que j'suis bien mignon.
Moi – Pourquoi t'as pas sauté sur l'occasion ? Ca t'aurait peut-être dévergondé.
Bill – Parle pas comme si...
Moi – Tu étais une meuf. Je sais, je sais !
Bill – Bon. Et toi avec ta nana ?
Moi – Laisse tomber, son frére a été lui raconter n'importe quoi.
Bill – Il n'est jamais trop tard... puis je suis sûr que si tu lui proposes un tour dans ta Cadillac elle oublira vite l'histoire de l'autre gugus.
Je rigole. Mouais... moi j'y crois pas trop. Elle doit avoir assez de pognons pour ne pas être impressionnée par une bagnole.
Bill – Oh oh... la voilà.
Je cherche des yeux ma Marilyn mais c'est Natie qui arrive.
Bill – Tu peux dégager ? Celle là, elle est à moi.
Je regarde mon frére ne comprenant pas son assurance mais bon, je me léve, salue la demoiselle et pars vers l'arrière de la maison. Il fait chaud, prendre l'air me fera du bien.
La musique continue pour les solos et même la porte fermée, on entend. Je balaye du regard le jardin illuminé par la pleine lune. Encore une soirée où je ne m'amuserai qu'une fois avoir bu et trouvé une bonasse. Elle prendra son pied et le lendemain, je la jetterai. Ca me plaît, vous inquiètez pas pour moi.
? - Na... na, na... naaa... na...
Je m'avance suivant la voix douce. Une alignée de sapins se présente, je pousse quelques branches et passe ma tête.
C'est elle. Elle tourne avec sa robe blanche remontant à ses cuisses. Elle tourne les yeux fermées. Elle tourne en fredonnant la musique qu'on entend encore et toujours.
J'essaye de me ravancer et marche sur une branche qui se casse. Le bruit si minime ressemble à une bombe nucléaire tellement la nuit est calme. Ma marilyn s'arrête et cherche dans l'obscurité pourtant clair, après avoir poussé un petit cri. Son regard crosie le mien. Elle se mord les lévres inférieures.
Moi – Excuse moi de t'avoir fait peur. Mais vas-y continue.
Je pousse les derniéres branches et arrive à sortir des sapins sans m'enchepper. Elle rigole. Je m'approche encore pour ête à environs deux pas d'elle. Son frére n'a pas bien dû la convaincre.
La lune éclaire un côté de son visage, elle semble si fraîche, si pure.
Moi – Je m'appelle Tom, Tom Kaulitz.
Dans un murmure, je comprends « je sais ».
Moi – Tu es la soeur de Flo ?
Elle hoche la tête et recommence à tourner en maintenant sa robe du bout des doigts. On distingue bien la musique, quelqu'un a dû rouvrir la porte.
Je la regarde tourner du haut de ses talons rouges. Gracieuse, elle me jette un coup d'oeil et s'arrête. Elle passe son revers de main sur sa robe blanche comme pour la replacer.
Moi – Tu t'appelles... ?
Elle hésite et ses lévres me dévoilent son prénom. Chloé.
Moi – J'aime.
Un mince sourire aux lèvres, je fourre mes mains dans mes poches.
Chloé – Tu sais que tu te fais casser la gueule si mon frére te voit avec moi ?
Moi – Je sais.
Elle rigole. Doucement elle se rapproche.
Chloé – On marche ?
Elle passe sa main derrière mon bras et y pose ses doigts délicats. Je reste donc, mains dans les poches, le regard viré sur elle.
Chloé – T'as 18 ans ?
Moi – Ouais. Le bel âge... et toi ?
Chloé – Moi aussi. Mon pére m'a acheté un cabriolet, un vrai. Oh tu le verrais, il est tellement beau... je ne pensais pas avoir un aussi beau cadeau.
Eh bien... Je souris devant son air enfantin si joyeux.
Moi – Je ne t'ai jamais vu au lycée auparavant...
Chloé – Je suis au lycée privé de Colann.
Moi – Pouquoi ton frére n'y est pas aussi ?
Chloé – Mon frére... il préfére aller dans un lycée banal pour continuer de jouer au foot.
Moi – Ah. Mais c'est bien un lycée banal.
Elle sourit. Ben quoi, c'est vrai...
Chloé – Vous allez sortir un autre album avec ton groupe ?
Moi – Tu écoutes Tokio Hotel ?
Chloé – Non. Je me tiens juste au courant.
Je ne sais pas trop quoi comprendre sur cette déclaration.
On va jusqu'au bout de jardin tout en parlant. Elle ouvre un petit portail et on se retrouve sur une route déserte.
Chloé – Et pourquoi ne pas croire en l'amour ?
Moi – Oh Chloé, je t'ai expliqué, l'amour c'est ce que l'homme fabrique, ça vaut rien. Ce sont des sentiments qui ne font que faire mal.
Elle hausse les épaules. On continue notre marche pour bientôt faire demi-tour. On parle vraiment bien, le courant passe, si tout va bien, je pourrais réussir à passer la nuit avec elle. Cette conclusion me fait sourire.
Chloé – Mais Noël c'est tellement magique.
Moi – Je préfére quand même quand il neige.
Chloé – Alors va dans les pays froids.
Moi – Nan je préfére les pays chauds.
Chloé – Qu'est-ce que tu peux te contre dire !
Elle rit, moi aussi.
Chloé – Oh !
Elle s'accroche à mon cou. Je ne sais pas de quoi elle a peur mais elle sent bon, extrément bon. J'enfuis mon nez dans ses cheveux soyeux. Je ferme les yeux et imprégne cette odeur si délicieuse dans ma mémoire. Elle se recule un peu sans me lâcher.
Chloé – Tom ! Au lieu de me... me sentir, pousse le gros crapeau... j'aime pas ces bêtes là.
J'éclate de rire, elle me fait une mine boudeuse.
Moi – Ah les filles.
Je cherche des yeux la bestiole sans pour autant la trouver.
Moi – Il est parti.
Chloé – Ah.
Je la garde contre moi, elle me lance un regard interrogateur et amusé.
Moi – Tu sens bon.
Chloé – Merci.
Ses joues prennent une couleur vive mais elle se défait de mon emprise vite fait pour continuer de marcher vers la maison. Je la regarde haut en bas. Elle se stoppe.
Chloé – Ne me matte pas Tom Kaulitz.
Elle reprend sa marche sans s'être retournée. Je rigole et me dépêche de venir à ses côtés.
Moi – Je ne te mattais pas. Je n'oserai point, très chére.
Chloé – Eh bien mon brave, vous n'êtes pas très bon menteur.
Ses yeux étincelants me laissent dans une rêverie innocente. On marche l'un à côté de l'autre, elle parle, elle ne cesse de parler. Je l'écoute, j'aime l'écouter.
Chloé – Je vais entrer en premiére, comme ça mon frére ne se doutera de rien.
Moi – A mon avis, il a déjà dû voir que l'on était absent...
Elle s'arrête net.
Chloé – Eh bien on improvisera.
Moi qui pensais qu'elle s'inquièterait... j'aurais pu lui proposer la direction de ma chambre.
Avant qu'elle ne bouge, je l'attrape par le bras. Elle se retrouve contre moi. Toujours ce même regard amusé et étonné. Ma bouche se lie à la sienne. Elle n'accentue pas le baiser, elle reste la bouche contre la mienne, sans protester. Je me recule attendant une réaction. Elle semble rire en silence, pousse la petite porte qui méne à son jardin et se retourne rapidement.
Chloé – A tout à l'heure, peut-être.
J'aime pas trop le peut-être, mais j'acquiese en lui souriant. Je la regarde disparaître vers la grosse baraque de ses parents. Je fixe le mouvement de sa robe. J'attends quelques instants et remonte le grand jardin, tranquille.
Deux mecs fument dehors et un couple se roule des pelles tout en se faisant un solo à eux seul : la musique est passée à la techno. Etonnant que Flo ne m'est pas encore sauté dessus.
Je cherche mon frére des yeux. Il danse. Tiens, c'est mieux que sur scéne... Monsieur se lâche.
Je me laisse tomber dans le fauteuil. Il est juste minuit. Je ne réussirai pas à tenir bien longtemps avec ce spectacle. Ce spectacle, c'est Chloé, ma marilyn dansant avec deux de ses amies.
Elles se trémoussent l'une contre l'autre. Calmons nos pulsions... respire... en plus elle me regarde.
Je ne peux pas résister, mes yeux sont comme émentés vers elle. Il a disparu Flo ? Si c'est ça, je vais en profiter moi.
Je me léve. Un sifflement se fait entendre, je tourne la tête et découvre le frére de Chloé qui me fait signe de venir. Eh merde.
Je vais voir mon cher pote. Il sourit tout en jetant de petits coups d'oeils à sa soeur.
Flo – Elle te plaît vraiment, hein ?
Un piége ?...
Moi – A qui elle ne plaît pas.
Flo – J'avoue. Si j'étais pas son frére... enfin bref. Je sais que toi aussi tu lui plaîs, mais évitez de fricoter ensemble.
Moi – Sinon... ?
Flo – T'auras à faire à moi. Les briseurs de coeur, j'les écarte direct de son chemin.
Moi – C'est bien à toi de dire ça.
Il se tourne vers moi, le regard en flamme.
Flo – T'es peut-être une star, mais j'hésiterai pas à te refaire le portrait Kaulitz.
Il s'en va encerclant de ses bras une jolie brune. Connard. Je me dirige vers le bar. Jay me serre un whisky cette fois. Elle est encore devant mon nez, elle me regarde et s'arrête de danser. Elle vient près de moi et demande un verre de vodka. C'est de famille à ce que je vois. Elle m'ignore avec tout de même un petit sourire en coin.
Chloé – Jay...
Elle s'avance et lui chuchote quelques choses, sa main glisse un papier dans la poche de chemise du jeune barman. Il soupire et la regarde partir. Il vient vers moi et me tend le papier qu'elle a donné.
Jay – Elle m'a dit de ne rien dire à personne mais, fais gaffe quand même... joue pas avec le feu.
Je ne fais pas attention à son avertissement et commence à lire.
« Rejoins moi dehors... »
Je sors avec un large sourire. Tout compte fait, j'aurais pas eu besoin d'attendre longtemps.
Je referme la porte derrière moi. On ne se croirait pas dans Berlin, c'est tellement doux ici, alors qu'à certaines rues, c'est l'enfer sur Terre. Je cherche, à droite, à gauche... où est-elle ?
Je patiente mais je crains qu'elle m'ait planté. Autant partir, je n'ai rien à faire ici, aucune ne pourra me faire envie comme ma Marilyn.
Je vais dans la rue profonde, sors ma clé de voiture : ma Cadillac s'éclaire. Elle est là. Mon sourire revient.
Chloé – Je savais qu' elle était à toi !
Même si j'en doute, je lui fais un beau sourire dragueur. Elle se plaque contre ma voiture, je me mets contre elle.
Moi – En quel honneur, ce rendez-vous ?
Chloé – Lina m'a donné les clés de sa maison... je pensais qu'on pourrait aller y faire un tour en étant sûr de ne pas être dérangé.
Oulà ! Normalement c'est moi qui propose mais vu le specimen, j'vais pas me faire prier.
Chloé – Allez dépêche toi.
J'hâte le pas. On arrive devant une maison proche de la route. Elle ouvre le portail.
Une fois dans la maison, j'dois dire que c'est aussi beau que ma suite à l'hôtel mais c'est beaucoup plus grand...
Moi – Elle t'a pas demandé pourquoi tu voulais les clés ta copine là ?
Chloé – Non. Elle se doute.
Elle me fait un clin d'oeil, prend ma main et m'emméne à l'étage. Il fait assez sombre. Je l'arrête dans le couloir et l'embrasse à pleine bouche. Ma main glisse dans son dos. Elle me repousse en riant et file dans une piéce. Je la suis , entre dans une chambre au mur de papier beige. Où est-elle encore ? La porte se referme derrière moi. Je me retourne et me retrouve face à ma Marilyn. Elle est appuyée contre la porte, un regard de lionne. Elle allume la lumiére. Deux petites ampoules à faible pression entre le mur et des caches marrons. J'enléve ma veste et viens contre elle. Elle sent tellement bon, c'est dingue.
Je veux récupérer ses lèvres mais elle s'échappe une fois de plus. Allongée sur le lit, elle passe sa langue sur ses lèvres. Sa robe est remontée, je vois ses hanches si parfaites, je ne tiens plus.
J'enléve mon t-shirt et mes baskettes. Je me retrouve bientôt au dessus d'elle à poser mes lèvres dans son cou, sur sa joue, dans le creux de sa poitrine, au coin de sa bouche.
La chambre a un effet chaleureux, et nos corps accompagnent bientôt cette ambiance. Le désir monte, mes mains se placent à ses cuisses. Son rouge à lévres qui faisait tant ressortire ses dents blanches, s'efface peu à peu. Son goût amer disparu me laisse enfin profiter de cette bouche pulpeuse.
Elle se redresse, je me laisse tomber sur l'oreillé moelleux. Mes mains restent sur ses hanches. Elle m'embrasse, laissant enfin sa langue jouer avec la mienne. Quand elle se redresse, elle attrape le bas de sa robe blanche et l'enléve d'un seul coup. Sa poitrine, relevée d'un soutif blanc, reste ma fascination. Elle se recouche contre moi, sa langue passe sur mon torse. Elle descend jusqu'à mon baggy qu'elle déboutonne vite fait. Ses mains passent entre mon boxer et mon jeans, elle le fait glisser jusqu' à mes pieds. Il rejoind mon t-shirt et ma veste. Ses yeux me fixent avec un air de défi. Allez Tom, te fais pas dominer, bouge toi, c'est toujours toi qui joue avec la fille pas le contraire ! Mais rien à faire, elle remonte jusqu'à ma bouche qu'elle compresse. Ma main droite se pose sur ses fesses. Je contourne sa hanche et la passe sous son boxer de dentelle blanche. Je me retrouve en force, couchée sur la matelas, elle écarte ses jambes. Mes doigts jouent avec son sexe humide. Elle gémit, je l'embrasse sans bouger ma main. Je finis par lui enlever ses sous vêtements. Ses seins ronds et fermes sont à la merci de mon autre main, l'autre étant toujours occupé à préparé la belle.
Je la sens presque vibrer sous moi, je casse son envie. Elle me regarde méchament. Je sens que ça va être torride... Elle murmure un « salop » tout en gardant son sourire mesquin. Une nouvelle fois, on inverse les rôles, elle se redresse pour me faire basculer contre l'oreillé. La douce lumiére fait ressortir la beauté de ma Marilyn. Elle pose ses lèvres sur mon ventre, je frissone à ce contact si bref.
En quelques secondes, elle dépose le drap grisé sur ses hanches. Je lui remonte jusqu'aux épaules pendant qu'elle enléve mon boxer. Chacun son tour, c'est ce que je peux lire dans son regard.
Je ferme les yeux. Elle me caresse de ses longs doigts. Sa bouche vient bientôt les remplacer. Elle accélére le rythme. Mes pensées les plus perverses me passent dans l'esprit. Je sens mes organes travailler. Je passe ma main dans les cheveux blonds de Chloé et la pousse. Elle se redresse, essuie d'un revers de main sa bouche. Je me place au dessus d'elle, je reste fixé sur ses yeux toujours aussi captivant. Je commence à la pénétrer pouvant ainsi jouir du concret. Ses ongles s'enfoncent dans mon dos. On s'allie dans un mouvement calme qui devient de plus en plus saccadé.
Elle se souléve à chaque coup de reins. Un dernier souffle, un dernier effort qui nous améne au 7ém ciel.
Je me laisse glisser à ses côtés. Sa poitrine se léve aletante.
Chloé – Ca faisait longtemps que je n'avais pas pris autant de plaisir.
Je lui lance un regard fier. Même si je suis déçu qu'elle n'était vierge mais bon... au moins, elle m'en a donné ausis du plaisir.
Elle se redresse, dix minutes plus tard, et se léve tout en ramassant ses sous-vêtements.
Moi – Oh... Chlo... tu fais quoi putain ?
Chloé – Désolé Chéri, mais je ne peux pas rester.
Moi – Moi non plus.
Chloé – Exacte. Mais tu as jusqu'à six heures pour te remettre de tes émotions.
Genre elle m'a fatigué ! Bon un peu... elle me balance les clés de la maison et finit d'accrocher son soutif. Je la regarde se rhabiller. Toujours aussi fraîche et élégante.
Chloé – Merci pour cette beau moment.
Elle pose ses doigts sous mon menton et m'embrasse au coin des lèvres. Le temps que je réalise, elle n'est plus là. J'peux pas la laisser partir comme ça... Je me léve et commence m'habiller. Qu'est-ce que je vais lui dire ? Je sais pas, mais cette fille, j'la veux pour moi.
Je me dépêche. Tanpis pour les draps, sa copine s'en doute, ben c'est parfait.
Je descends les escaliers, referme la porte à clé en laissant celle-ci dessus.
Je referme le portail avec rapidité. Elle doit être repartie à la fête aussi... mais à peine j'arrive devant la maison, que je la vois en train de se faire peloter par un connard d'inconnu.
Je m'avance fou de rage. Quelle pute ! Je dégage le mec qui continuait de la toucher, de l'embrasser sans s'arrêter. Il est à la limite tomber, mais la barriére le retient. Chloé me regarde avec ses grands yeux à la fois honteux et haineux.
Moi – T'es vraiment une salope !
Le mec veut rapliquer mais je lui envois mon poing dans la gueule. Il titube et tout en râlant, il part. Face à ma Marilyn, je ne sais pas comment contenir ma rage. Elle me gifle.
Chloé – Traîte moi encore de salope et... et puis de où tu te permets d'intervenir ?
Moi – On couche ensemble et toi, tu te casses pour aller refaire la même avec un ivrogne.
Chloé – Et alors ?
Elle me crache ça au visage. Et alors ? Et alors ?!
Moi – J'te jure j'ai jamais autant désiré une fille, mais malheureusement il faut que je choisisse une garce de ton genre !
Elle reste sans mot. Enervée, elle me regifle et se sauve dans la rue noire.
Moi – Reste là ! J'ai pas fini !
Je cours à sa poursuite, ses talons cessent de résonner, elle monte dans une petit cabriolet noir. Je me rue sur sa porte. Elle démarre, me dévisage les larmes aux yeux. Merde, qu'est-ce que j'ai encore fait ?
Elle démarre à tout allure, je file à ma Cadillac.
Je roule aussi vite que je peux, double les abrutis à deux à l'heure. Une fois derrière elle, j'accélére encore. Elle appuie sur l' accélérateur une nouvelle fois, tourne plusieurs, grille les feux. On se retrouve bientôt dans une grande rue sans fin. J'avance pour me retrouver à côté d'elle. Elle me regarde... ses yeux se plantent dans les miens... et se retirent. Elle poussa à bout son cabriolet. Quand je regarde face à moi, je crois halluciner. Qu'est-ce qu'elle fait bordel ? Une voiture est en train de flamber au beau milieu de la grande rue déserte. Les bidons d'essence l'entoure. Je vois la voiture de ma Marilyn freiner, mais pas piler, trop tard. Je n'accélére plus, ne ralentie pas, je reste terrifié. Le cabriolet passe au dessus de la voiture en flamme pour retomber derrière lourdement. Le bruit me déchire les oreilles. Ma Cadillac s'arrête toute seule après les bidons et la voiture. Je me mords les lèvres. Pas ça. Mon coeur s'explose contre ma poitrine. Pas ça... je descends de voiture. Je n'arrive même plus à saliver. Putain. Pas ça... pas elle.
Mes yeux commencent à être humide. Je regarde, à trois métres de moi, le corps sans vie de Chloé. Son cabriolet retourné a encore les roues qui tournent. Elle, elle a gardé toute sa splendeur et elle est morte. Morte...


Fin

# Posté le mardi 20 novembre 2007 09:13

Modifié le mardi 11 décembre 2007 15:24

Un accident est si vite arrivé... on les haït mais parfois, ça permet de prendre un nouveau départ ou tout simplement faire une conaissance.

Un accident est si vite arrivé... on les haït mais parfois, ça permet de prendre un nouveau départ ou tout simplement faire une conaissance.
Voilà vingt minutes que je prends ma douche. De toute façon, je suis seule dans l'appartement, mes grands parents sont partis voir des amis. Oh et puis j'adore tellement l'eau chaude. Et aussi, la buée se collant aux miroirs et à la porte vitrée de la douche pour écrire quelques mots idiots qui s'effaceront dès que j'aurais ouvert la porte... =)
? - Améne-le, Gilles ! Dépêche toi allons !
Moi – Mamy ! Sors...
Mamy*me coupant*– Sarah ne chipote pas, nous avons un blessé.
o_o Je laisse encore l'eau coulée le long de mon corps. Je passe ma main rapidement sur la buée pour voir ce qui se passe. Mon grand-pére arrive tout en maintenant un... un truc qui ressemble à un corps ensanglanté. o_o Où suis-je ? Petit Jesus aide moi à sortir de ce cauchemard... La baignoire étant en face de la douche, je vois ma grand-mére, le nez dans le placard à gauche et mon grand-pére déposant doucement un jeune homme. Il semble somnoler, ne pas réagir à ce qu'il se passe.
J'ouvre très très vite la porte de douche et attrape ma serviette pour m'enrouler dedans. Ouf personne m'a vu.
Moi – Mamy, c'est qui ? Qu'est-ce qui s'est passé ?
Elle laisse couler de la bétadine sur un coton et s'agenouille à côté de mon grand-pére. Elle tamponne le coton sur la vilaine griffure en plein milieu de la joue du droite du gars. Elle ne me répond pas, elle marmonne.
Moi – Papy... ?
Papy – Ma chérie, va dans ta chambre, on t'expliquera après.
? - Aïïe...
Papy – Mais fais attention ! Tu vas lui faire plus de mal que de bien !
Mamy – Oh Monsieur je sais tout, ne m'énerve pas ou je te vide la bouteille sur la tête.
Elle secoue la bouteille d'alcool qu'elle vient d'empoigner. Mon grand-pére soupire tout en maintenant le jeune homme en avant. Il souffre. Son visage se crispe à chaque fois que le coton se pose sur sa peau blanche. Je m'en vais laissant ma chére Mamy râler. Qu'a-t-il pu arriver ?
Je vais m'habiller de mon pyjama dans ma chambre. Après avoir enfilé un pantalon et une chemisette à carreaux écossais, je détache mes cheveux. Je passe ma main dedans tout en me regardant dans le miroir. La visage du type me revient et ça m'énerve. Je revois la prunelle de ses yeux trembler comme si l'on venait de le rouer de coups... le rouer de... de coups ? Et si...
Je cours jusqu'à la salle de bain. Mes grands-parents posent un bandage à sa main droite.
Moi – Mamy, il s'est passé quoi bordel ?
Papy – Sois plus aimable Sarah. Laisse nous le monter dans notre chambre et...
Moi – Dans votre chambre ? Il va prendre peur avec l'énorme croix en face de votre lit. -_-'
Mamy – Eh bien puisque c'est ça, il dormira dans ton lit.
Moi – Cool. ><
Ils le soulévent. Lui, il ne tient plus sur ses jambes. Un bras par dessus les épaules de Papy, il avance en fixant droit devant lui. Je le connais... je le connais, j'en suis sûre maintenant. Je vais dans le couloir et vois mon grand-pére tourner à droite, dans ma chambre. Un gémissement se fait entendre. Je connais ce mec... tout le monde le connait en fait.
Mamy – Allez, va dans le salon.
On s'asseoit tous les trois autour de la table avec une tasse de café pour eux et un verre de coca pour moi. Je n'y touche pas. Je n'y touche pas, moi accro de coca-cola.
Mamy – Nous... nous avons été voir Anika comme prévu, et en revenant...
Elle soupire, prend un gorgée de café et repose sa tasse pour me fixer droit dans les yeux.
Mamy – Un fou arrivait droit devant nous, il était dans le sens interdit. Nous avons tourné et.. heurté ce petit.
Papy – Petit ? Il fait au moins 1m90 !
Mamy – Oh Gilles ! Arrête, je suis sérieuse. Il doit avoir à peine 18 ans.
Moi – Mais... mais vous l'avez pris comme ça ? Il était seul ? Qu'est-ce qu'il fesait là tout seul ?
Mamy – Oui, il était seul. Il avait l'air dans ses pensées quand ton grand-pére a klaxonné... il aurait eu le temps de bouger mais non, il est restait là devant nous, pétrifié...
Papy – Heureusement, j'ai réussi à freiner un minimum !
Mamy – Oui...
Je laisse mon regard ahuri se poser sur ma grand-mére puis sur mon grand-pére. Ils ne parlent plus. Ils y repensent et regrettent sûrement d'avoir dû passer par ce chemin... d'être partis plus tard de chez Anika... Je laisse mon verre plein sur la table et me léve pour partir dans ma chambre. Ah... mais il est là, lui.
Moi – Je vais chercher des couvertures, je dormirai dans le canapé.
Papy – Mais non, je vais y dormir, tu n'auras qu'à aller avec ta grand-mére.
Moi – Ca va pas la tête... non non le canapé ira.
Mamy*souriant* - Tu vas voir vilaine fille !
Je leur fais un beau sourire et entre dans ma chambre sur la pointe des pieds. Mon réveil indique 22 heures 20. Il dort... Son pantalon est déchiré, il laisse apparaître une égratinure bien nettoyée par ma grand-mére. Ses bras qui étaient ensanglantés sont maintenant bandés. A travers les longs rideaux, la lune n'éclaire pas son visage. Elle éclaire chaque coin de la piéce mais non, pas son visage. Trop curieuse, je m'approche. Je suis à quelques centimétres de lui quand mon coeur fait un bond et s'accélére. Mon Dieu... pourquoi a-t-il fallu que mon grand-pére écrase celui-là ? ><
Mais qu'est-ce qu'il faisait dans les rues de Loitsche ? Il n'a aucun bijoux... peut-être que ce sont mes grand-parents qui les ont enlevé aussi... non, non, je ne comprends pas. Je reste immobile quand il bouge mollement sa tête. Les yeux toujours clos, il murmure quelque chose d'incompréhensible et repart dans un lourd sommeil. Je léve ma main tremblante... je la rebaisse et regarde à terre. Je n'oserais jamais toucher ce visage aussi magnifique... jamais. Je secoue ma tête brutalement et attrape deux couvertures pliées et rangées dans un coin pour filer dans le salon obscure. La voix de ma grand-mére se fait entendre. Ils éteignent la lumiére. Je me retrouve dans le noir complet. Pourquoi lui ? On veut me prouver que je ne décide pas de tout ? Qu'en hurlant à Florine que je n'écouterai plus jamais Tokio Hotel, je venais de provoquer la colére du P'tit Jesus ? è_é Mais c'est pas parce que le hasard, oui je dis bien le hasard, a fait croiser la route du chanteur avec celle de mes grand-parents que je vais m'abaisser à... à repenser aux jours heureux qu'ils m'ont fait vivre... Mon Dieu, j'ai tellement honte de les avoir méprisés et rabaissés sans réfléchir. Je voulais juste être différente, différente de ses idiotes qui bavent sur leurs gueules d'anges.
On ne me punit pas au fond... on me redonne une chance... une chance d'être différente tout en les appréciant ?
Oh, je dois être fatiguée pour me parler comme ça. Demain... il sera peut-être parti.
Je m'endors avec cette douloureuse pensée.

Je baille bruyament. Merde. Quel rêve ! Il était là devant moi et je n'osais pas le toucher, je pouvais mais non, j'ai préféré partir. Je rigole, en me moquant de moi-même. J'suis conne quand j'dors. ^^
Je me redresse, étonnée d'abord de me retrouver sur le canapé. Je pousse la couverture rageusement et me léve. Un petit étirement... oh puis voilà que je rebaille... Je me frotte gracieusement la poitrine à travers la chemisette et rouvre les yeux. Un cri aigüe sort de ma bouche. Le chanteur... ici ?!
Bill – Enfin décidé à me tenir compagnie ? =D
o_o Il me parle.
Bill – Tiens, un pain au chocolat tout frais.
o_o Il veut me donner un pain au chocolat.
Bill – Ah... t'es muette ?
o_o Il me pose une question.
Bill – Pourtant tes grand-parents m'ont dit que tu étais une gentille jeune fille. Ils ont oublié de me dire que tu étais jolie. Enfin, avec mes souvenirs d'hier, je me rappelle de quelques détails... ;-)
Moi – Détails ?
Il sourit au son de ma voix. Je viens chercher le pain au chocolat qu'il a déplacé face à lui. Je m'installe sans le quitter des yeux. Il a encore un peu de maquillage. Au coin de sa lévre, il a un pansement qui lui donne un air de Tom.... piercing/pansement c'est un peu pareil hein. ^^'
Bill – Oui... j'avais beau m'être pris une voiture dans la gueule, j'ai quand même eu la force d'ouvrir les yeux dans une certaine salle de bain de cette appartement.
Il porte la tasse à sa bouche et me regarde avec amusement.
Moi – J'comprends pas là...
Bill – Mais si tu comprends.
Moi – Nan.
Bill – Si.
Moi – Merde Bill, j'te dis que nan !
Il m'observe surpris. Quoi ? J'arrête de mâchouiller mon morceau de pain choco et le regarde. Il est Bill Kaulitz et j'lui parle comme un chien... c'est ça le malaise ? =S Oh puis merde ! Il va pas faire sa Diva alors que mes grand-parents l'ont sauvé... et heurté... <<'
Bill – Tu me connais alors.
Moi Euh... ben oui. Qui ne te connait pas ?
Bill – Je sais pas. J'avais une petite espérance, dirons nous.
Il me fait un faible sourire.
Moi J'étais fan de ton groupe avant.
Il arque un sourcil.
Bill – Comment ça avant ? Tu ne l'es plus ?
Moi – Non...
Bill – Pourquoi ?
Il plante son regard dans le mien, je n'arrive pas à quitter ses prunelles noires. Il attend une réponse, mais...
Moi – C'est trop compliqué... c'est... la crise d' une ado qui veut juste être différente.
Je me concentre sur quelques miettes de viennoiserie.
Bill – T'as quel âge ? 16 ans ? Tiens d'ailleurs, tes grand-parents ne m'ont pas dit ce que tu faisais ici... tu viens pour les vacances ?
Moi – Non. Mais tu ne m'as pas dit ce que tu appelles être les détails.
Changement de sujet, bravo, applaudissez s'il vous plaît !
Bill – Ha ha... ^^
Moi – Bon, ben j'vais aller m'habiller.
Bill – Ouais, c'est ça.
Je le regarde avec un air de chien battu.
Moi – Dis moi ce que tu appelles les détails quoi... =(
Bill – Mais tu sais très bien de quoi je parle !
Je secoue la tête et pars à la salle de bain. Oui je crois savoir et ça me fait peur. -_-' Ne réalisant pas plus que ça que Bill kaulitz est dans mon appartement, je prends vite fait ma douche. Il n'y plus trop d'eau chaude...
J'attrape mon peignoir marron. Ma grand-mére a dû le mettre ce matin, hier il était encore au lavage. =')
Je l'enfile avec cette agréable odeur de frais et de shampoing. Et là... je suis à la limite de tomber dans les pommes. Une énorme araignée, grosse comme un double pouce, en train de grimper sur mon peignoir, prête à entrer dedans. Je hurle... oui je hurle.
Moi Mamaann !! Aaaahhh !!
Elle va entrer pour grimper sur mes jambes ! O_O Je continue de crier à m'en déchirer les poumons et secoue mon peignoir. Je le baisse à mes épaules, l'araignée a... sauté à terre. Elle est horrible. La porte s'ouvre. Je serre mon peignoir contre moi et lui gueule d'écraser la bête.
Bill – Mais où ?
Il cherche autant affolé que moi.
Moi – Là, là ! Oh pitié Bill tues là !
Il avance sa baskette blanche plus très blanche, il écrabouille en deux fois la bestiole poilue.
A l'autre bout de la piéce, je me rends compte que j'en tremble. My god... j'ai jamais eu aussi peur. -_-'
Bill – Ah les filles ! On aurait cru que tu allais te faire violer.
Je lui lance un regard noir et le sors de la salle de bain.
Bill – Ben quoi ?
Il pose son regard sur ma poitrine, légérement découverte vers le haut. Je remets bien mon peignoir.
Bill – Je vois toujours les meilleurs détails ici !
Je lui ferme la porte au nez. Alors, il m'a vu nue. Nue comme un vers. Il m'a vu nue alors que mes grand-parents le soignaient !
Je n'arrive pas à penser à autres choses. Je m'habille rapidement, me maquillant sans faire trop attention et une fois prête, je me plante au milieu de la salle bain et me répéte ses mots de fou : il m'a vu nue.
Bill – Tu comptes méditer longtemps comme ça ?
Je sursaute et le découvre appuyé sur l'encadrement de la porte.
Moi – Tu... o_o
Bill – M'as vu nue ? Oui.
Moi – Et ça te fait sourire ?
Bill – Même rire ! x')
Rageuse que je suis, je m'approche à grands pas et comme une folle je me jettes sur lui à le taper sans ménage.
Il rit. Il recule aussi, ce qui fait qu'on arrive dans le salon où il me pousse dans le canapé.
Bill – Moi qui pensait partir, je crois que j'm'amuse bien ici... enfin toujours plus qu'en studio.
Ne l'écoutant pas plus, je me reléve et lui tire les cheveux.
Bill Aïe. x'D
? - Sarah ! Voyons !
Moi – Mamy, il m'a v... m'embête. -_-
Bill – Vous savez bien que je n'oserai pas, Madame, après ce que vous avez fait pour moi.
Papy*rentrant à son tour* - Allons jeune homme, ne nous parlais pas comme si on était des Dieux, nous sommes plutôt des vieux os qui seront bientôt de la poussiére.
Il laisse son habituel ricanement sortir. Grand-mére le regarde en soupirant et elle reprend ses sacs de courses.
Mamy – N'oubliez pas ce que je vous ai dit ce matin, vous êtes ici comme chez vous.
Bill – Merci Mad...
Mamy – Helen ça ira. ^^
Bill – Helen alors... =)
Elle s'en va satisfaite avec un doux sourire. Dès qu'elle disparaît dans la petite cuisine, le grand brun me regarde avec un mince sourire.
Bill – Au fait, ça te dirait de rencontrer le groupe un jour ?
Moi – Ben biensûr ! -.-'
Bill – J'suis sérieux ! =o
Moi – J'm'en doute mais moi ça m'intéresse pas.
On s'asseoit dans un fauteuil chacun. Je raméne mes jambes sur le côté et regarde ailleurs.
Bill – J'te crois pas.
Moi – Me crois pas si tu veux.
Bill – Je t'ai vu nue quand même.
Moi – Ne t'en vante pas ou... è_é
Bill – J'vais le raconter à Tom, lui il voudra te connaître c'est sûr.
Moi*faisant semblant d'être intéressée* - Ah ouais ? =D
Bill Hm...
Moi – Nan mais je ne suis plus fan.
Bill – Et avant, t'étais fan comment ?
Moi – Fan à mettre des posters dans ma chambre, à lire des fictions plus déjantées les unes des autres et à aller en concert avec des potes complétement accros.
Bill – J'le savais. ^^ Si j'te fais un concert privée, tu redeviens fan ?
Moi – Nan. =_=
Bill – Je fais le pari que j'te refais devenir fan avant un mois.
Moi – Bill ? Dans un mois tu m'auras oublié. ^^
Bill – Oh ! T'es pire que les conquêtes de Tom là.
Moi – C'est-à-dire ? u_u
Bill – Elles, elles attendent de s'être fait sauter pour dire ça. x)
Moi – Ha ha ha. Enfin... j'avoue que si Tom est dispo...
Bill – Nan ? Vraiment ?
Mamy*arrivant de nulle part* – Bill... voulez vous que j'appelle tout de même le médecin ?
Le chanteur reléve la tête.
Bill – Oh non, vous faîtes déjà assez pour moi et puis ce ne sont que des égratinures.
Il remonte les manches de sa chemise blanche... les bandages ont pris une couleur légérement rosé et comme prévu, ma grand-mére s'en inquiéte.
Mamy – Je vais appeler le médecin ! Et puis arrêtons les courtoisies stupide.
Sur ces mots, elle s'en va vers le téléphone. Bill me regarde sans rien dire.
Moi – Quoi ?
Bill – Oh rien...
Moi – Au fait, j'peux te demander ce que tu faisais dans cette rue sans protéger ton image de super chanteur ?
Bill – Je réfléchissais.
Moi – A quoi ?
Bill – Mais j't'en pose des questions moi. -_-' Je réfléchissais à... tout puis rien.
J'hausse les épaules et prends la bonne résolution de le laisser tranquille. J'allume la télé et zappe toutes les 30 secondes. Au bout de quelques minutes, le chanteur toussote et capte vite mon regard.
Bill – Tu sais que t'es chiante dans ton genre ?
Moi – Gnagnagna. <<
Mamy – Bill, le médecin ne peut pas venir, il faut que vous y alliez. Voici l'argent et...
Bill – Non...
Mamy*le coupant* - Ne discute pas. Et puis Sarah va t'accompagner, n'est-ce pas ?
Moi – Ben j'pense pas avoir le choix enfin... tant qu'on se fait pas attaquer en pleine rue...
Mamy – Pourquoi voudrais-tu te faire attaquer ? -_-'
Moi – Mamy ! Ce mec est hyper connu, toutes les filles en sont folles.
Ma grand-mére regarde pendant un long moment le chanteur et reivent à moi en medisant que je dis n'importe quoi. =_=
Moi – Tu te rappelles mon porte-clé ? Ben le gars a l'intérieur c'était lui.
Mamy – Ah oui ? Eh bien il est mieux en vrai.
Moi – On s'en fout de ça, tu te rends compte que...
Mamy – On s'en fout ? Oui oui, je suis sûre que tu t'en fous pas petite coquine. ;-)
Elle m'énerve quand elle est comme ça... puis l'autre qui rigole comme un idiot. ><
Moi – Tu as renversé une star Grand-mére ! Une star internationale.
Mamy – Et ?
Moi – Et... et c'est pire que renverser une simple personne.
Elle soupire et regarde Bill l'air de dire « fais quelque chose, cette enfant est perturbée ». <<
Bill – Je suis comme une personne simple, Sarah. ^^
Moi – Je... rô puis zut. Ce que je veux dire c'est que toi tu peux amener en justice mes grands-parents et...
Bill – Mais je vais pas faire ça ! Surtout que je me sens très bien ici... mais je ne veux pas abuser et demain, je partirai.
Bravo pour le changement de sujet, Kaulitz. Maintenant ma grand-mére va le supplier de rester, que c'est tout à fait normal et blablabla ce qui fait qu'il va rester ici... oh ce n'est pas que ça me déplaise mais... enfin j'en sais rien. u_u
Donc je finis quand même par être dehors, dans la rue avec une célébrité cachée sous deux couches de sweat trop grand.
Moi – Tu les as piqué à ton frére ou quoi ? -_-
Bill – J'aurais dû mal. Je ne savais pas que je ferais ta rencontre alors je n'ai pas prévu de valise. ><' Ces fringues sont à ton grand-pére.
Moi – Ma rencontre ? Plutôt : tu ne savais pas que tu allais te faire renversé par un vieux couple.
Bill – Peu importe. J't'aime bien tu sais. x)
Moi – Fantastique. En attendant, je n'ai toujours pas digéré le fait que tu...
Bill – Que je t'ai vu nue ? C'est pourtant simple. xD
J'accélére le pas en ronchonnant. Quel culot franchement ! J'entre dans la maison où se cache notre brave médecin de famille. Le chanteur me suit en rigolant. Incorrigible.
Moi – Bonjour, ma grand-mére a appelé...
La secrétaire nous dit d'aller dans la salle d'attente. Il y a un enfant avec un sa mére, c'est tout.
Bill – Oh... je me demande comment tu étais à cet âge.
On se met à fixer le gamin. A cet âge... ça fait longtemps ça, très longtemps.
Bill – Tu ne m'as toujours pas dit si tu étais en vacances ou... ?
Moi – Tu as prévenu le groupe que tu allais bien au fait ?
Bill – Oui, j'ai appelé David hier et il va prévenir tout le monde aujourd'hui.
Moi – Ah ok. Tu n'as pas donné notre adresse hein ?
Bill – Non mais je compte le faire dès que mon frére appellera. =D
Moi Ts. -_-'
Bill – Bref. Tu réponds à ma question.
Je soupire bruyament et me décide à lui répondre.
Moi – J'habite avec mes grand-parents, je ne suis pas en vacances ici.
Bill – Ah.
Je suis étonnée de voir qu'il se tient qu'à cette réponse. Enfin tant mieux.
On reste encore quelques minutes dans la salle, quand le médecin nous appelle. Je lui explique rapidement ce qui s'est passé et regarde avec un malin plaisir, l'oscultation du chanteur.
Bill Aïe.
Médecin – Aucune fracture... par contre il va falloir nettoyer ces plaies et changer les pansements tous les jours. Vous avez d'autres endroits abîmés ?
L'autre secoue la tête remettant bien ses manches. Menteur, j'suis sûre qu'il a un vilain bleu à ses fesses. Merde, faut pas que j'dise après j'vais me faire l'image dans la tête et... ouh vite pense à autre chose. ><
Médecin – Vous direz bien au pharmacien de donner des comprimés et non une de leur connerie...
Bill sourit au gars et prend le papier. On rentre tranquillement, sans parler. Il me regarde mais je l'ignore. On arrive à l'appartement, ma grand-mére nous ouvre la porte principale. Je commence à monter les escaliers quand Bill m'interpelle.
Moi – Qu'est-ce que tu veux encore ? <<
Bill – Pourquoi t'es méchante d'un seul coup ? =o
Moi – Pour rien, désolé. u_u Alors ?
Bill – J'voulais te demander si... tu pouvais regarde un truc vite fait.
Moi – Ca dépend le truc. o_o'
Bill Hum. -.-' Juste dans mon dos... là...
Je redescends donc les quelques marches et souléve ses fringues.
Moi – Un griffe bizarre... et un bleu.
Bill – Ok... et si j'fais ça... je tocuhe ou pas ?
Moi – Nan. C'est vraiment au milieu de ton dos. =S
Bill – Tu pourras me mettre la créme ? ><
Moi Euh... ouais.
Bill – Merci t'es un amour. =)
-_-' Il me dépose un baiser sur la joue. Je vais devoir faire l'infirmiére alors... hum... ^^'

Mamy – Allez, tout le monde à table !
On arrive dans le petit salon. Bill, depuis qu'on de retour, est toujours au téléphone.
Bill – Bon écoute, je dois te laisser là. Je sais, je sais ! Ne t'inquiéte pas... d'accord... bonne soirée à toi aussi. -_-'
Mamy – La famille s'inquiéte ?
Bill – Mon frére oui. ^^ Ma mére n'est pas au courant, et tant mieux, elle serait capable de nous faire une crise cardiaque.
Papy – Eh mais les accidents peuvent être dangereux de nos jours.
Bill – C'est vrai... j'ai eu de la chance quand même. =)
Ma grand-mére dépose une bonne cuillérée de spaghettis dans l'assiette du chanteur.
Moi – Et moi ? =O
Mamy – Deux minutes oh !
Papy – J'irai voir à la pharmacie pour tes médicaments demain. Sarah, tu devras te débrouiller avec Bill le soir : ta grand-mére est moi allons voir ton oncle. Je suppose que tu ne veux pas venir ?
J'adore quand il enchaîne son programme. x) Tellement concentré et...
Papy – On peut s'arranger pour que tu viennes, tu sais ?
Moi – Naaan ! Nan nan nan, je ne vais quand même pas laisser Bill tout seul. ^^
Bill – Oh mais ça me dérange pas...
Je lui lance un regard noir. Ma grand-mére dit que j'ai raison, ouf j'évite de voir l'autre Gneugneu. -_-
Mamy – Au fait Sarah, c'est qui ce jeune homme là... Hendrick ?
Moi – Euh... pourquoi ?
Mamy – Il a appelé.
Moi – Ah bon ? =o
Mamy – Oui... j'ai eu dû mal à lui faire lâcher le morceau, mais il m'a dit pourquoi il voulait te joindre...
Moi – Dis moi. =p
Mamy – Il voulait de tes nouvelles et... savoir si tu allais à la soirée de... comment c'est déjà... ?
Moi – Marvin ?
Mamy – Oui voilà. Tu ne m'en as pas parlé...
Moi – Ben non, je vais pas y aller.
Mamy – Pourquoi ça ? =o
Moi – Parce que... c'est pas des fêtes super tu sais ? Y a pas mal d'alcool et même certains viennent avec de la drogue.
Même si elle ne comprend pas pourquoi, elle voit que j'essaye de la dégoûter de cette fête. Je n'ai pas envie d'y aller pour la simple raison qu'il n' ya que des abrutis de mon école là-bas. Et je suis très bien chez moi.
Mamy – Et c'est quand ça ?
Moi – Dans deux jours.
Papy – Pourquoi tu n'irais pas avec Bill ? Enfin, si ça lui tente. =)
Moi – Mais y aura de la drogue j'vous ai dit. ><
Le chanteur sourit malicieusement et avec un regarde de confiance, il fait l'adulte en parlant à mes grand-parents.
Bill – Je la surveillerai et puis... je ne pense pas que notre petite Sarah soit une fan de boisson et encore moisn de drogue.
Moi – Qu'est-ce que tu entends par là ? <<
Bill – Mais rien...
Moi – Si j'veux, j'peux me droguer. Puis j'ai déjà bu.
Bill – Du champagne à Nouvel an ?
=_= Et Grand-pére qui rigole. Merci pour le soutien. Je ne parle plus, mange rapidement et sors de table décrétant n'avoir plus faim. Pfiù j'vais devoir passer par la salle de bain. Espérons que cette fois, je n'ai aucun probléme. =(


Je me couche dans mon lit. Il est sous la douche et pourtant je sens son odeur. Elle s'est déjà encrée dans les draps. Doux Jésus... pourquoi a-t-il fallu qu'il me voit nue ? >< Moi je sais même pas à quoi il ressemble torse-nu. =_=
La lumiére s'allume, je me reléve, frotte mes yeux et... wow. Merci P'tit Jésus.
Bill – Quoi ?
Moi Beuh rien... enfin, c'est pas tout le monde qui voit Bill Kaulitz torse-nu dans sa chambre.
Bill – Ah. ^^ Je vois. Et ce n'est pas tout le monde qui dort avec Bill Kaulitz.
Moi – Oh oh, j't'arrête là. Toi, tu vas dormir... dans le canapé. On va faire une nuit de chaque chacun ok ?
Bill – Pas ok. =D
Il s'incruste sous les draps. Dans un lit une place, c'est pas pratique, j'vous l'dis moi. Je me décale un peu et tire sur la couverture.
Moi – Ne commence pas à faire ton chieur.
Bill – J'y peux rien si t'as presque pas de couverture. -_-
Je soupire et lui tourne le dos. Je commence à m'endormir, avec du mal tout de même, quand soudain Monsieur décide de commencer la conversation.
Bill - C'est qui Hendrick ?
Moi – Un ami.
Bill Hm... vous avez l'air proche.
Moi – Qu'est-ce que ça peut te faire ? u_u
Bill – Oh rien ! ^^ J'dis ça comme ça. Et pourquoi tu ne veux pas aller à cette fête ?
Moi – Y a que des nuls là-bas.
Bill – Dont Hendrick. C'est gentil ça. x)
Moi – Oh j'me comprends.
Bill – T'es vierge ?
o_o' Ca bien la tête oui ?
Moi – T'es obligé de poser des questions débiles ?
Bill – Oui. ^^ Alors ?...
Moi – Tu t'appropris peut-être ma maison, ma famille et même mon lit mais tu n'auras pas mon intimité.
Bill – Magnifique phrase. *-*
Moi – Arrête de te foutre de ma gueule et laisse moi dormir. =_=
Bill – Donc j'en conclue que t'es vierge ?
Moi – Bill, ferme-la, et j'suis sérieuse.
Il soupire mais ne parle plus. J'espére que, cette fois, je ne l'ai pas vraiment froissé. -.-'

Moi – Aaaahhh ! O_O
Bill accourt dans ma chambre et éclate de rire. Je me léve et m'écarte de l'intru... l'intru n'est autre que son frére...
Tom – My god. *-*
Moi – Bill ! Qu'est-ce qu'il fait dans ma chambre lui ?
Bill – Le groupe est passé me voir... tes grands-parents sont partis depuis une demi-heure.
Moi – La prochaine fois que tu me touches toi... è_é
Tom – Je voulais juste voir si...
Bill – Tom ? o_o Tu lui as fait quoi ? J't'avais dit de la laisser.
Moi – De me laisser ? Tu pouvais pas l'empêcher d'aller dans ma chambre ? Il allait toucher ma.. ma poitrine !
Bill – Ca aurait pu être pire... <<
Moi – Mais... mais... ma vie est un vrai bordel avec toi, dégage ! Et toi aussi !
Le dreadeux s'en va en soupirant. Je m'asseois sur le lit et laisse ma tête tomber au creux de mes mains. J'ai crû que j'allais faire un arrêt cardiaque avec cet idiot.
Bill – Ca va Sarah ? =S Désolé... je pensais pas qu'il...
Moi – Sors Bill.
Bill Désolé.
C'est ça désolé. -_- Une fois la porte fermée, je m'habille et décide d'aller à la cuisine sans m'occuper d'eux. Cequi est chiant c'est que dans un appart' la cuisine est collée à la salle, alors biensûr 4 paires d'yeux se tournent vers moi.
Bill – Hum... Sarah... je te présente...
Moi*le coupant* - J't'avais dit que ça m'intéressait pas.
J'vais faire bonne impression devant les autres mais tanpis. J'vois bien ma grand-mére dire « oh mais on va vous laisser la maison, on va partir dès maintenant ». Pf. <<
Georg – Sympa.
Tom – C'est une vraie tigresse cette fille. xD
Georg – En tout cas, elle a dû réveiller tout l'immeuble en hurlant comme ça.
Je le regarde sans rien dire. Il me prend pour qui lui ?
J'attends mon expresso, sans bouger, écoutant la discussion de ces stars que je vois, grâce à Bill, comme des gens normaux si ce n'est pas pire. >< C'est vrai que de laisser les Tokio Hotel parler dans son salon sans rien dire... c'est... admirable ? Oui tout à fait. =D
Tom*arrivant par derriére* - Sinon... t'as quel âge ?
Je me tourne et ne lui réponds pas. Il soupire et s'approche un peu plus de moi.
Tom – Tu t'es bien amusée avec mon frangin ?
Moi – Avec Bill ? Ouais.
Tom – Ah... c'est un bon coup ? <<
Moi – Sûrement meilleur que toi.
Voyant que je ne suis pas étonnée qu'il parle de baise et non d'autres choses, il ovure de grands yeux et ne sait plus quoi dire à part...
Tom – Tu peux pas savoir.
J'hausse les épaules et pars avec ma tasse d'expresso. Je l'entends parler avec Gustav d'abord... il ne tardera pas à informer les deux autres.
Au fond, je me demande si Bill n'a pas fait un peu de comédie, mon grand-pére ne roule pas vite, il n'a pas dû avoir un gros choc... et puis, il n'avait que des petites égratinures.
Tom – Rebonjour.
Moi – Ma réponse ne t'a pas assez cloué le bec ? =_=
Tom – Pourquoi tu ne m'aimes pas ? J'suis gentil et puis on se connaît pas. =(
Moi – J'aime pas tes maniéres. Et Bill commence à être un peu envahissant.
Tom – Attends, tu parles de Bill Kaulitz, t'es pas heureuse ?
Moi – Je l'étais plus ou moins mais... maintenant je me rends compte que vous êtes vraiment comme tout le monde.
Tom – Ca c'est pas nouveau.
Il va vers ma fenêtre et ferme les volets. o_o' Je pose ma tasse et m'avance vers lui.
Moi – Ouvre ça. Puis qu'est-ce que tu fais là ? -_-'
Tom – Bill m'a dit de te tester, parce que lui il t'a pas trouvé aussi bonne que toi tu l'as trouvé.
Le salaud ! è_é Il marche dans mon jeu et en plus il... il... grrr... è_é
Tom – Quoi ? T'es déçue ? Tu sais Bill il est toujours comme ça. Rien n'est assez parfait pour lui... mais moi...
Il m'attrape par les hanches. Je le repousse.
Moi – T'es autant en manque pour vouloir coucher avec la premiére venue ?
Tom – Mais non... estime-toi chanceuse.
Il me raméne contre lui et dépose ses lévres au cruex de mon cou. Je tente de le reouppser, une fois de plus, mais il me fait trébucher sur mon lit et me bloque. Ses mains se posent sous mon t-shirt. Je n'arrive toujours pas à le pousser. Je commence à paniquer. Il m'a toujours énervé ce mec, je déteste ce genre qui saute tout ce qui bouge.
Moi – Arrête ou je hurle.
Il se reléve et au lieu de partir, il pose ses lévres sur les miennes.
Tom*entre deux baisers* - Avoue que tu aimes ça.
Il déboutonne mon jeans. Ses mains semblent ensorcelées. Il veut enlever mon t-shirt mais j'arrive à le garder en tirant comme une malade. Il croit vraiment que j'ai qu'une envie : me faire sauter par lui ?!
Sa langue explore sans gêne ma bouche. Il reprend sa respiration sans me laisser le temps de moi, reprendre mon souffle. =_=
Le probléme est qu'il commence à vraiment me foutre les j'tons. J'veux pas moi. J'ai aucune envie de m'envoyer en l'air pour la premiére fois avec un abruti pareil. J'entends la voix de ma grand-mére. Qu'est-ce qu'elle fait là ? Oublié ?... Qu'a-t-elle pu oublier ? Si elle me voit dans cette situation... Bon Dieu faîte qu'elle parte au plus vite.
Bill lui parle. J'entends mon prénom... puis des pas... Tom ne me laisse pas le temps de lui dire, il récupére mes lévres dès qu'il peut. Je sens sa main glissée le long de mon ventre... ses doigts arrivent sous ma culotte... c'en est trop. Je le repousse et me léve pour partir en courant de cette chambre. Ma grand-mére n'est plus là à vrai dire je ne fais pas trop attention, je veux juste partir. Mon slim tout déboutonné, mon t-shirt froissé, ma bouche souillée. Comment une star eut se croire aussi tout permis ?! Je claque la porte et m'enfuis quand je vois ma grand-mére entrer dans l'ascenseur au fond du couloir. Les escaliers, peu importe je ne veux pas croiser ce poulpe écoeurant.
Je descends si rapidement que je suis à la limite de m'étaler. Je finis par m'arrêter de m'asseoir sur le bord d'une marche. Je joinds mes mains et cache mon visage dedans. Mes larmes perlent depuis un moment et là, je les laisse faire leur chemin. Pourquoi Tom s'est acharné sur moi ? Pourquoi Bill était dans cette rue ce soir là ? Pourquoi j'habite chez mes grand-parents ici, à Loïtsche ? Pourquoi ils m'ont abandonné ?... Mes pauvres parents... ma vie ne rime plus à rien depuis que vous êtes partis. Heureusement que mes grand-parents sont là pourtant.
? - Sarah ?
Moi – Laisse moi. Va-t'en !
Le chanteur n'obéit pas. Il vient s'asseoir à côté de moi. Je sens sa main passer dans mon dos, je lui crie de la retirer.
Bill – Sarah... je pensais pas que tu serais... enfin, qu'il ne te laisserait pas si tu ne voulais pas...
Moi – Pars Bill.
Bill – Mais... j'suis désolé, je...
Moi – Pars d'ici, pars de cet appartement, pars de cet immeuble. Je ne veux plus jamais te revoir !
Il hésite. Je sens sa main s'approcher mais il s'en va. Deux minutes à peine et j'entends l'ascenseur du rez-de-chasusé s'ouvrir. Je reconnais la voix de Georg qui s'éloigne. Ils sont partis. Voilà.
Je reste encore un moment contre la rembarde froide. Peut-être que... non j'ai bien fait. Il rendait ma vie folle.
Je retourne dans l'appart'. Tout est pareil, ils n'ont rien touché, rien laissé.
Comme ça semble vide d'un seul coup. Je vais dans ma chambre où j'ouvre le volet et la fenêtre. De l'air, de l'air pour évacuer ce qui s'est passé ici.
Mon attention est attiré par un bout de papier sur mon bureau. Je m'approche et m'asseois pour lire.

« Pardon pour le dérangement, pour mon frére, pour avoir profité de la situation aussi... pardon de t'avoir rencontré. Je ferais attention à ce que ça n'arrive plus. »


# Posté le mercredi 02 janvier 2008 05:01

Modifié le jeudi 21 février 2008 03:48

HORS SUJET TEHACH'IENS ^-^ -- pittura : Anthony S. <33

HORS SUJET TEHACH'IENS ^-^ -- pittura : Anthony S. <33

Une odeur chaude et humide, un fauteuil oublié, deux fenêtres cassées, un escalier avec certaines marches fissurées... c'est seulement la troisième fois qu'elle pose les pieds dans cette piéce et pourtant elle se sent chez elle. Les murs sont recouverts d'un papier peint brun qui se décolle doucement. Le silence est assez impressionant. N'est-ce pas un endroit phantastique pour se réfugier ? Elle laisse tomber son corps lasse sur le fauteuil. La lune perçe les arbres qui entourent la petite maison perdue. Quel monde est-ce ? Un monde réel ? Virtuel ?... Elle replit ses jambes sous elle et laisse ses paupiéres se baisser.

- Réveillez-vous mademoiselle, on est arrivé.
Elle hésite, son coeur s'accélére. Elle pose sa main dessus et se répéte que tout va bien. Le chauffeur du bus lui demande cependant de se dépêcher. Elle le salue d'un bref signe de la tête et descend pour s'appuyer contre l'abri de bus. La maison en brique se dresse devant elle. La petite grille est juste repoussée. Son coeur repart de plus belle das sa course folle de battements. Fait-elle une erreur ? Elle ne sait plus. Elle cherche machinalement son portable dans sa poche et le sort tranquillement. Menu. Messagerie. Messages reçus. Ses yeux se posent sur le petit texte et la photo que cette ignoble fille lui a envoyés. La jalousie et la rage revient soudainement dans son corps. Non, elle ne fait pas d'erreur. Elle remet son téléphone dans sa poche et se dirige vers le passage piéton. La traverse la rue, maintenant sûre d'elle. Sa main se pose sur la poignée de la grille. La maison est bruyante. Des voix s'exclament entre rires et plaisanteries. Les membres tremblants, elle pousse la grille et serre son portable à travers sa poche. On n'apas le droit de lui faire ça, pas aujourd'hui, non... pas aujourd'hui. Le soleil baisse lentement derriére les façades rouges des maisons. L'été s'en va et l'hiver vient reprendre le relais presque aussitôt. Elle se poste devant la porte d'entrée et lève son index qui reste en suspension devant la sonnette. Elle s'apprête à sonner lorsqu'un bruit de verre cassé éclate.


La respiration saccadée, elle se réveille. Rien. Silence complet. Elle passe sa main dans sa chevelure brune et laisse son regard parcourir les murs sales. Une brise légére passe à travers les vitres brisées. Un frisson se glisse sur sa colonne vertébrale. Elle rapproche une nouvelle fois ses pieds nus sous elle. Elle jette un coup d'oeil hésitant sur ses chaussettes et chaussures à l'entrée. Non, elle n'a pas le courage d'aller les chercher. Après avoir repoussé ses cheveux en arrière, elle repose sa tête contre le dossier moelleux du fauteuil et essaye de ne pas s'endormir. Elle veut juste oublier un instant le monde, juste l'effacer.
- Oui ? Ah Anthony... Non, elle n'est pas rentrée. Elle n'est pas avec toi ? Elle m'a juste envoyé un message il y a à peine une heure, comme quoi elle ne rentrait pas... elle doit dormir chez une copine alors.
- Chez une copine ? Oui... peut-être... merci Etienne.
Alors elle n'est pas rentrée. Où peut-elle être à cette heure du soir ? Arrêtant d'imaginer quelque scéne épouvantable, Anthony regrette de ne pas avoir dit la vérité à Etienne. Mais après, il n'aurait pas su quoi faire avec un gars aussi protecteur avec sa petite soeur. Oui, il a bien fait. Il retourne dans le salon où ses trois amis attendent. L'un d'eux se reléve du canapé lorsqu'il voit Anthony.
- Alors ? Elle est rentrée ?
- Non. Il faut que je la retrouve. Tout ça... tout ça c'est n'importe quoi.
Les trois autres hochent la tête gravement. C'est même pire que n'importe quoi. Sentant la panique venir, Anthony cherche une solution. Il doit trouver quelque chose, se souvenir d'un endroit susceptible d'attirer ce caractére de rebelle docile.
- Tu as essayé de l'appeler ? Demande un des types, assis derriére une grosse batterie noire.
Une étincelle d'espoir traverse les yeux du jeune homme. L'appeler, biensûr. Il compose le numéro et patiente espérant après chaque sonnerie qu'on décroche. Une mince mélodie se fait entendre. Anthony se précipite dehors. Ses amis, à moitié soulagé, se dépêche de le suivre mais le retrouve à genoux devant le téléphone rose, abandonné entre deux herbes.
Depuis quelques minutes, elle presse sensiblement la poche vide. Elle est bien ici mais la nuit l'inquiéte. Où a-t-elle pu laissé son portable ? Elle se revoit devant la maison en brique... devant la porte, gardant entre ses doigts l'objet rectangulaire... oui, elle se revoit même le sortir lorsqu'elle hésitait de nouveau...

La photo est légérement floue. Cependant, elle peut voir avec certitude cette chevelure blonde cachant un visage, sûrement éclatant et une paire de lèvres sublimes se collant contre celle de celui en qui elle croyait. Elle peut voir aussi cette main de guitariste posée dans le dos dénudé de la jeune fille. Elle fourre son téléphone dans sa poche. Sa main se referme et ses ongles entrent doucement dans sa paume. Elle préfére avoir mal que de pleurer. Les rires se sont calmés. Un bruit régulier et rythmé traverse la porte. La nouvelle batterie est donc arrivée. Revoyant le message provocant et la photo, elle laisse sa main peser sur la poignée et la voilà entrée. Peut-être aurait-elle dû sonner... mais la vue d'une jolie rousse la surprend. Celle-ci sort de la cuisine, lorsqu'elle l'aperçoit, un mince sourire se forme sur ses lévres. Elle hâte alors le pas vers le salon d'où provient les élcats de voix. Qui était-ce ? Et pourquoi ce sourire victorieux ? Elle fait quelques pas jusqu'à l'entrée du salon. Le coeur gros, elle observe la scéne. Les Forgies sont au complet mais ils ne jouent pas... ils sont assis sur les canapés bordeaux qui sont les rares meubles de la piéce. Seul Ben est derriére sa batterie. La rousse rigole, la tête en arriére, la gorge déployée, assise sur les genoux du bassiste, elle a posé ses mains sur ses yeux alors que celui-ci, souriant, tente de poser sa biére pour se débarasser de ce cache manucuré. Mais le plus effrayant vient après. Ces longs cheveux blonds, ses hanches accentuées par le pantalon moulant... ce ne peut être que la fille de la photo. Et le pire, c'est qu'elle est dans la même position. Elle en vient même à se décaler légérement à gauche ce qui laisse voir les deux bouches oppressées l'une contre l'autre. Les longues mains, manucurées d'une rose pâle, tiennent le visage du garçon. Elle ne rêve pas. Elle reste les yeux fixés sur cette garce et lui, lui qu'elle pensait sincére. La panique se propage en elle lorsqu'elle croise le regard du second guitariste. Il regarde les deux s'embrassant et ensuite elle, successivement, pris au dépourvu, ne sachant que faire. Mais il est trop tard lorsqu'il se lève pour écarter la tigresse blonde.

Deux larmes tracent leur chemin sur ses joues. Oui, voilà, elle l'a perdue lorsqu'elle s'est enfuie. Trop bouleversée, elle en a même perdu le tic de tenir son portable, de peur qu'il ne s'échappe de la petite poche. D'un revers de main rapide, elle essuit ses larmes. Depuis qu'elle le connaît, elle n'a plus pleuré, pas même une seule fois... pourquoi a-t-il tout brisé ? Peut-être qu'elle aurait préféré ne jamais recevoir ce message et ne jamais savoir. Elle aurait vécu dans un monde rose, un monde qu'elle n'a jamais eu. Alors le monde virtuel c'était celui-là, le même que celui que ses parents essayaient de protéger... le monde réel revient vite. Retrouvant ses habitudes qu'elle s'inflige, elle ne pleure pas. Elle laisse la tristesse la ronger. A part quand elle se force pour son frére, sinon il lui est impossible de laisser ses sentiments envahir ce monde sale. Elle aurait voulu crier, hurler jusqu'à s'en arracher la voix... mais non, ça non plus ce n'est pas possible. La fatigue la prenant soudain, elle ravale un dernier sanglot et se concentre sur sa respiration. Effacant toute chose extérieur de nouveau, elle tombe dans un sommeil sans rêve.
- Aucun contact de son téléphone n'a eu de ses nouvelles depuis qu'elle a quitté les cours à dix-sept heures. Mais une des filles était assez bizarre. J'aurais juré qu'elle ne voulait pas dire quelque chose. Elle est peut-être chez cette fille, tu devrais pas t'en faire autant...
Le bassiste s'arrête voyant la tête de ce leader de groupe, d'habitude toujours motivé et plein d'entrain. Il soupire et sort de sa poche une clé avec un porte clé Mercedes. Il lorgne un moment dessus et se décide.
- Tiens. Tu devrais aller chez cette fille.
Anthony d'abord surpris, semble ne pas comprendre. Le bassiste le bouscule d'un coup de coude sur l'épaule.
- Allez, je parie qu'elle sait quelque chose. L'adresse est là sur le portable.
En quelques secondes, le chanteur attrape les clés et s'enfuit vers le garage. Un mince sourire aux lèvres, le bassiste regarde la porte où leur ami vient de disparaître.
- Espérons que j'ai eu raison de l'envoyer chez cette fille.
- C'est toujours mieux que s'il attend ici, les nerfs en bloquent. Tu as eu raison, lâche le bassiste.
- Ouais. En attendant, on ferait mieux de se préparer pour le concert de ce week-end et d'espérer qu'il retrouve la demoiselle, finit le troisiéme, sentant la déprime les gagner.
Il écarte la guitare d'Anthony, laissée près du micro après que la jeune blonde l'ait traîné sur la canapé pour boire un coup. Ces filles ne voulaient faire du mal qu'à la pauvre petite. Si jamais Anthony ne la retrouve pas, il s'en voudra, à coup sûr ! Pauvre enfant...
Jettant un coup d'oeil au plan sous la lampe de l'auto, et un autre coup d'oeil à la route presque déserte, la chanteur roule oubliant stop et priorité. Ben avait raison, cette fille ne savait pas ce qui s'était passée à part que son amie avait soudainement disparu alors qu'il restait une heure de cours. Et puis il y avait cette idée qu'elle supposée sans trop d'assurances: une petite baraque oubliée, derriére le bosquet. La Mercedes freine et dérape sur les graviers. Anthony observe un instant l'endroit. Comme la fille l'a dit, un chemin abrité d'une hêtraie s'éloigne entre champs, praires et arbres. Les derniers orages d'Août ont rendu le chemin boueux et glissant. Les mocassins noirs du jeune homme s'écrasent dans les flaques grisées troublant le reflet de la pleine lune. La maison est retirée sur la droite. Aucune lumiére. Le chanteur approche de la porte qui grince lorsqu'il pose juste sa main contre celle-ci. Pas un bruit. Peut-elle vraiment être là ? Pris d'un doute et voulant enfin savoir, il se presse de pousser la lourde porte en bois et découvre l'intérieur de la maison. Le froid semble s'emprisonner ici. L'odeur de pourriture le dégoûte mais une fois dans la salon, celle-ci s'estompe. Le cheminé aux quelques pierres brisées est entourée de deux fenêtres, elles aussi abîmées. Son intention se porte derriére lui. Une respiration calme, un visage serein, la bouche légérement entr'ouverte, elle semble si intouchable. Le leader des Forgies s'approche lentement et s'agenouille près du fauteuil. Elle semble sereine oui, pourtant on peut apercevoir la souffrance sur son visage qui se contracte de temps à autre. Combien de fois lui a-t-il demandé d'attendre une journée encore pour le voir ? Combien de fois a-t-il dû mettre le groupe avant sa relation avec elle ? Elle n'a jamais bronché, toujours avec un sourire amoureux, elle a approuvé son envie de réussir avec le groupe et sa musique. Elle l'a soutenu, en silence, mais elle l'a soutenu plus fort que n'importe qui. Il y a des choses qu'on ressent et qu'on arrive mieux à comprendre que si elles étaient dites.
Ses yeux verts s'ouvrent d'un seul coup. Elle sursaute et se recule, effrayée. Anthony reste agenouillé. Il regarde ce visage illuminé par la lune. Ses sourcils bruns se fronçent. Avant qu'elle ne puisse faire un seul geste, il s'asseoit à côté d'elle sur le fauteuil.
- C'était après le petit concert au café de Louis, elles se sont assises toutes les deux à notre table. Elles semblaient sincéres lorsqu'elles parlaient de notre talent, de notre musique. On est resté tard. Je ne me souviens pas de tout mais je me rappelle très bien qu'après plusieurs biéres, la blonde s'est assise sur mes jambes et elle a déposé un baiser sur le coin de mes lèvres. Je n'ai pas vu l'autre prendre la photo avec son téléphone. Je l'ai repoussé, je lui ai dit que j'étais avec quelqu'un mais elle m'a coupé et a dit qu'elle savait. Je pensais que c'était réglé vu qu'elle gardait le sourire. Après elles sont parties. J'ai appris qu'elles étaient étudiantes, elles aussi...
Il attend quelque chose de la part de la jeune fille mais celle-ci ignore l'identité de ces garces. D'un signe de main, elle fait comprendre à Anthony qu'elle s'en fiche. D'un simple regard, il devine qu'elle souhaite savoir l'explication de tout à l'heure. Il pose sa main sur son bras. Celui-ci est gelé. Il ouvre la bouche pour la réprimander de ne pas être couverte mais elle anticipe, retire son bras rapidement et se colle au gros dossier du fauteuil comme pour garder ses distances. Même si la tristesse l'habite toujours, elle est rassurée de voir ses yeux noisettes la fixer avec douceur. Ses cheveux bruns encadrant son visage semblent aussi noirs que le charbon. Même s'ils ne sont pas collés l'un à l'autre, elle peut sentir sa chaleur.
- Elles sont arrivées ce midi, à l'improviste. Chris leur avait passé l'adresse, il souhaitait revoir la petite rouquine. Elles sont écoutées nos derniéres chansons, commentant, riant, parlant sans arrêt. Elles nous ont apportées quelques biéres et puis une d'elle a cassé un verre. La rousse a été mettre le verre à la poubelle et lorsqu'elle est revenue, elle s'est ruée sur Chris et sans la voir venir la blonde est venue contre moi et m'a embrassé, s'aggripant à mon visage. Si tu ne me crois pas, regarde par toi-même, j'ai la trace de ses ongles, tu vois ? J'aurais peut-être dû la repousser un plus rapidement, mais plus je la repoussais plus ses ongles s'enfoncaient.
Il s'arrête, voyant le sourire amusé de la jeune fille. Celle-ci tente de rester sérieuse, gardant ses distances qu'Anthony se dépêche de faire disparaître.
- Je t'en supplie Lucie, crois moi. Personne n'est plus important à mes yeux que toi. Et si tu acceptes, tu pourrais être la manager du groupe, qu'en penses-tu ? On pourra se voir pendant les répétitions. Et je suis sûre que ton frére voudra que tu nous accompagnes aux concerts... Je te veux à mes côtés Lucie. Laisse moi entrer de nouveau dans ton cercle. Laisse moi te prouver que je suis tombé dans un piège, que ma vie t'est réservée, continue-t-il de la supplier.
Elle sent son souffle contre sa bouche. Sa main posée sur la sienne lui laisse retrouver cette atmosphére de monde imaginaire et merveilleux.
- Elles payeront pour ça, tu sais ? Et les prochains qui oseront te faire du mal auront le même tarif, déclare le chanteur dans un murmure.
Elle ferme les yeux. Elle le sent rapprocher et bientôt leurs lèvres se scellent, brûlantes, ne permettant plus à la fine brise de la nuit de les séparer.

# Posté le mercredi 17 septembre 2008 11:52

Modifié le mercredi 17 septembre 2008 12:37