Voilà vingt minutes que je prends ma douche. De toute façon, je suis seule dans l'appartement, mes grands parents sont partis voir des amis. Oh et puis j'adore tellement l'eau chaude. Et aussi, la buée se collant aux miroirs et à la porte vitrée de la douche pour écrire quelques mots idiots qui s'effaceront dès que j'aurais ouvert la porte... =)
? - Améne-le, Gilles ! Dépêche toi allons !
Moi – Mamy ! Sors...
Mamy*me coupant*– Sarah ne chipote pas, nous avons un blessé.
o_o Je laisse encore l'eau coulée le long de mon corps. Je passe ma main rapidement sur la buée pour voir ce qui se passe. Mon grand-pére arrive tout en maintenant un... un truc qui ressemble à un corps ensanglanté. o_o Où suis-je ? Petit Jesus aide moi à sortir de ce cauchemard... La baignoire étant en face de la douche, je vois ma grand-mére, le nez dans le placard à gauche et mon grand-pére déposant doucement un jeune homme. Il semble somnoler, ne pas réagir à ce qu'il se passe.
J'ouvre très très vite la porte de douche et attrape ma serviette pour m'enrouler dedans. Ouf personne m'a vu.
Moi – Mamy, c'est qui ? Qu'est-ce qui s'est passé ?
Elle laisse couler de la bétadine sur un coton et s'agenouille à côté de mon grand-pére. Elle tamponne le coton sur la vilaine griffure en plein milieu de la joue du droite du gars. Elle ne me répond pas, elle marmonne.
Moi – Papy... ?
Papy – Ma chérie, va dans ta chambre, on t'expliquera après.
? - Aïïe...
Papy – Mais fais attention ! Tu vas lui faire plus de mal que de bien !
Mamy – Oh Monsieur je sais tout, ne m'énerve pas ou je te vide la bouteille sur la tête.
Elle secoue la bouteille d'alcool qu'elle vient d'empoigner. Mon grand-pére soupire tout en maintenant le jeune homme en avant. Il souffre. Son visage se crispe à chaque fois que le coton se pose sur sa peau blanche. Je m'en vais laissant ma chére Mamy râler. Qu'a-t-il pu arriver ?
Je vais m'habiller de mon pyjama dans ma chambre. Après avoir enfilé un pantalon et une chemisette à carreaux écossais, je détache mes cheveux. Je passe ma main dedans tout en me regardant dans le miroir. La visage du type me revient et ça m'énerve. Je revois la prunelle de ses yeux trembler comme si l'on venait de le rouer de coups... le rouer de... de coups ? Et si...
Je cours jusqu'à la salle de bain. Mes grands-parents posent un bandage à sa main droite.
Moi – Mamy, il s'est passé quoi bordel ?
Papy – Sois plus aimable Sarah. Laisse nous le monter dans notre chambre et...
Moi – Dans votre chambre ? Il va prendre peur avec l'énorme croix en face de votre lit. -_-'
Mamy – Eh bien puisque c'est ça, il dormira dans ton lit.
Moi – Cool. ><
Ils le soulévent. Lui, il ne tient plus sur ses jambes. Un bras par dessus les épaules de Papy, il avance en fixant droit devant lui. Je le connais... je le connais, j'en suis sûre maintenant. Je vais dans le couloir et vois mon grand-pére tourner à droite, dans ma chambre. Un gémissement se fait entendre. Je connais ce mec... tout le monde le connait en fait.
Mamy – Allez, va dans le salon.
On s'asseoit tous les trois autour de la table avec une tasse de café pour eux et un verre de coca pour moi. Je n'y touche pas. Je n'y touche pas, moi accro de coca-cola.
Mamy – Nous... nous avons été voir Anika comme prévu, et en revenant...
Elle soupire, prend un gorgée de café et repose sa tasse pour me fixer droit dans les yeux.
Mamy – Un fou arrivait droit devant nous, il était dans le sens interdit. Nous avons tourné et.. heurté ce petit.
Papy – Petit ? Il fait au moins 1m90 !
Mamy – Oh Gilles ! Arrête, je suis sérieuse. Il doit avoir à peine 18 ans.
Moi – Mais... mais vous l'avez pris comme ça ? Il était seul ? Qu'est-ce qu'il fesait là tout seul ?
Mamy – Oui, il était seul. Il avait l'air dans ses pensées quand ton grand-pére a klaxonné... il aurait eu le temps de bouger mais non, il est restait là devant nous, pétrifié...
Papy – Heureusement, j'ai réussi à freiner un minimum !
Mamy – Oui...
Je laisse mon regard ahuri se poser sur ma grand-mére puis sur mon grand-pére. Ils ne parlent plus. Ils y repensent et regrettent sûrement d'avoir dû passer par ce chemin... d'être partis plus tard de chez Anika... Je laisse mon verre plein sur la table et me léve pour partir dans ma chambre. Ah... mais il est là, lui.
Moi – Je vais chercher des couvertures, je dormirai dans le canapé.
Papy – Mais non, je vais y dormir, tu n'auras qu'à aller avec ta grand-mére.
Moi – Ca va pas la tête... non non le canapé ira.
Mamy*souriant* - Tu vas voir vilaine fille !
Je leur fais un beau sourire et entre dans ma chambre sur la pointe des pieds. Mon réveil indique 22 heures 20. Il dort... Son pantalon est déchiré, il laisse apparaître une égratinure bien nettoyée par ma grand-mére. Ses bras qui étaient ensanglantés sont maintenant bandés. A travers les longs rideaux, la lune n'éclaire pas son visage. Elle éclaire chaque coin de la piéce mais non, pas son visage. Trop curieuse, je m'approche. Je suis à quelques centimétres de lui quand mon coeur fait un bond et s'accélére. Mon Dieu... pourquoi a-t-il fallu que mon grand-pére écrase celui-là ? ><
Mais qu'est-ce qu'il faisait dans les rues de Loitsche ? Il n'a aucun bijoux... peut-être que ce sont mes grand-parents qui les ont enlevé aussi... non, non, je ne comprends pas. Je reste immobile quand il bouge mollement sa tête. Les yeux toujours clos, il murmure quelque chose d'incompréhensible et repart dans un lourd sommeil. Je léve ma main tremblante... je la rebaisse et regarde à terre. Je n'oserais jamais toucher ce visage aussi magnifique... jamais. Je secoue ma tête brutalement et attrape deux couvertures pliées et rangées dans un coin pour filer dans le salon obscure. La voix de ma grand-mére se fait entendre. Ils éteignent la lumiére. Je me retrouve dans le noir complet. Pourquoi lui ? On veut me prouver que je ne décide pas de tout ? Qu'en hurlant à Florine que je n'écouterai plus jamais Tokio Hotel, je venais de provoquer la colére du P'tit Jesus ? è_é Mais c'est pas parce que le hasard, oui je dis bien le hasard, a fait croiser la route du chanteur avec celle de mes grand-parents que je vais m'abaisser à... à repenser aux jours heureux qu'ils m'ont fait vivre... Mon Dieu, j'ai tellement honte de les avoir méprisés et rabaissés sans réfléchir. Je voulais juste être différente, différente de ses idiotes qui bavent sur leurs gueules d'anges.
On ne me punit pas au fond... on me redonne une chance... une chance d'être différente tout en les appréciant ?
Oh, je dois être fatiguée pour me parler comme ça. Demain... il sera peut-être parti.
Je m'endors avec cette douloureuse pensée.
Je baille bruyament. Merde. Quel rêve ! Il était là devant moi et je n'osais pas le toucher, je pouvais mais non, j'ai préféré partir. Je rigole, en me moquant de moi-même. J'suis conne quand j'dors. ^^
Je me redresse, étonnée d'abord de me retrouver sur le canapé. Je pousse la couverture rageusement et me léve. Un petit étirement... oh puis voilà que je rebaille... Je me frotte gracieusement la poitrine à travers la chemisette et rouvre les yeux. Un cri aigüe sort de ma bouche. Le chanteur... ici ?!
Bill – Enfin décidé à me tenir compagnie ? =D
o_o Il me parle.
Bill – Tiens, un pain au chocolat tout frais.
o_o Il veut me donner un pain au chocolat.
Bill – Ah... t'es muette ?
o_o Il me pose une question.
Bill – Pourtant tes grand-parents m'ont dit que tu étais une gentille jeune fille. Ils ont oublié de me dire que tu étais jolie. Enfin, avec mes souvenirs d'hier, je me rappelle de quelques détails... ;-)
Moi – Détails ?
Il sourit au son de ma voix. Je viens chercher le pain au chocolat qu'il a déplacé face à lui. Je m'installe sans le quitter des yeux. Il a encore un peu de maquillage. Au coin de sa lévre, il a un pansement qui lui donne un air de Tom.... piercing/pansement c'est un peu pareil hein. ^^'
Bill – Oui... j'avais beau m'être pris une voiture dans la gueule, j'ai quand même eu la force d'ouvrir les yeux dans une certaine salle de bain de cette appartement.
Il porte la tasse à sa bouche et me regarde avec amusement.
Moi – J'comprends pas là...
Bill – Mais si tu comprends.
Moi – Nan.
Bill – Si.
Moi – Merde Bill, j'te dis que nan !
Il m'observe surpris. Quoi ? J'arrête de mâchouiller mon morceau de pain choco et le regarde. Il est Bill Kaulitz et j'lui parle comme un chien... c'est ça le malaise ? =S Oh puis merde ! Il va pas faire sa Diva alors que mes grand-parents l'ont sauvé... et heurté... <<'
Bill – Tu me connais alors.
Moi – Euh... ben oui. Qui ne te connait pas ?
Bill – Je sais pas. J'avais une petite espérance, dirons nous.
Il me fait un faible sourire.
Moi J'étais fan de ton groupe avant.
Il arque un sourcil.
Bill – Comment ça avant ? Tu ne l'es plus ?
Moi – Non...
Bill – Pourquoi ?
Il plante son regard dans le mien, je n'arrive pas à quitter ses prunelles noires. Il attend une réponse, mais...
Moi – C'est trop compliqué... c'est... la crise d' une ado qui veut juste être différente.
Je me concentre sur quelques miettes de viennoiserie.
Bill – T'as quel âge ? 16 ans ? Tiens d'ailleurs, tes grand-parents ne m'ont pas dit ce que tu faisais ici... tu viens pour les vacances ?
Moi – Non. Mais tu ne m'as pas dit ce que tu appelles être les détails.
Changement de sujet, bravo, applaudissez s'il vous plaît !
Bill – Ha ha... ^^
Moi – Bon, ben j'vais aller m'habiller.
Bill – Ouais, c'est ça.
Je le regarde avec un air de chien battu.
Moi – Dis moi ce que tu appelles les détails quoi... =(
Bill – Mais tu sais très bien de quoi je parle !
Je secoue la tête et pars à la salle de bain. Oui je crois savoir et ça me fait peur. -_-' Ne réalisant pas plus que ça que Bill kaulitz est dans mon appartement, je prends vite fait ma douche. Il n'y plus trop d'eau chaude...
J'attrape mon peignoir marron. Ma grand-mére a dû le mettre ce matin, hier il était encore au lavage. =')
Je l'enfile avec cette agréable odeur de frais et de shampoing. Et là... je suis à la limite de tomber dans les pommes. Une énorme araignée, grosse comme un double pouce, en train de grimper sur mon peignoir, prête à entrer dedans. Je hurle... oui je hurle.
Moi – Mamaann !! Aaaahhh !!
Elle va entrer pour grimper sur mes jambes ! O_O Je continue de crier à m'en déchirer les poumons et secoue mon peignoir. Je le baisse à mes épaules, l'araignée a... sauté à terre. Elle est horrible. La porte s'ouvre. Je serre mon peignoir contre moi et lui gueule d'écraser la bête.
Bill – Mais où ?
Il cherche autant affolé que moi.
Moi – Là, là ! Oh pitié Bill tues là !
Il avance sa baskette blanche plus très blanche, il écrabouille en deux fois la bestiole poilue.
A l'autre bout de la piéce, je me rends compte que j'en tremble. My god... j'ai jamais eu aussi peur. -_-'
Bill – Ah les filles ! On aurait cru que tu allais te faire violer.
Je lui lance un regard noir et le sors de la salle de bain.
Bill – Ben quoi ?
Il pose son regard sur ma poitrine, légérement découverte vers le haut. Je remets bien mon peignoir.
Bill – Je vois toujours les meilleurs détails ici !
Je lui ferme la porte au nez. Alors, il m'a vu nue. Nue comme un vers. Il m'a vu nue alors que mes grand-parents le soignaient !
Je n'arrive pas à penser à autres choses. Je m'habille rapidement, me maquillant sans faire trop attention et une fois prête, je me plante au milieu de la salle bain et me répéte ses mots de fou : il m'a vu nue.
Bill – Tu comptes méditer longtemps comme ça ?
Je sursaute et le découvre appuyé sur l'encadrement de la porte.
Moi – Tu... o_o
Bill – M'as vu nue ? Oui.
Moi – Et ça te fait sourire ?
Bill – Même rire ! x')
Rageuse que je suis, je m'approche à grands pas et comme une folle je me jettes sur lui à le taper sans ménage.
Il rit. Il recule aussi, ce qui fait qu'on arrive dans le salon où il me pousse dans le canapé.
Bill – Moi qui pensait partir, je crois que j'm'amuse bien ici... enfin toujours plus qu'en studio.
Ne l'écoutant pas plus, je me reléve et lui tire les cheveux.
Bill – Aïe. x'D
? - Sarah ! Voyons !
Moi – Mamy, il m'a v... m'embête. -_-
Bill – Vous savez bien que je n'oserai pas, Madame, après ce que vous avez fait pour moi.
Papy*rentrant à son tour* - Allons jeune homme, ne nous parlais pas comme si on était des Dieux, nous sommes plutôt des vieux os qui seront bientôt de la poussiére.
Il laisse son habituel ricanement sortir. Grand-mére le regarde en soupirant et elle reprend ses sacs de courses.
Mamy – N'oubliez pas ce que je vous ai dit ce matin, vous êtes ici comme chez vous.
Bill – Merci Mad...
Mamy – Helen ça ira. ^^
Bill – Helen alors... =)
Elle s'en va satisfaite avec un doux sourire. Dès qu'elle disparaît dans la petite cuisine, le grand brun me regarde avec un mince sourire.
Bill – Au fait, ça te dirait de rencontrer le groupe un jour ?
Moi – Ben biensûr ! -.-'
Bill – J'suis sérieux ! =o
Moi – J'm'en doute mais moi ça m'intéresse pas.
On s'asseoit dans un fauteuil chacun. Je raméne mes jambes sur le côté et regarde ailleurs.
Bill – J'te crois pas.
Moi – Me crois pas si tu veux.
Bill – Je t'ai vu nue quand même.
Moi – Ne t'en vante pas ou... è_é
Bill – J'vais le raconter à Tom, lui il voudra te connaître c'est sûr.
Moi*faisant semblant d'être intéressée* - Ah ouais ? =D
Bill – Hm...
Moi – Nan mais je ne suis plus fan.
Bill – Et avant, t'étais fan comment ?
Moi – Fan à mettre des posters dans ma chambre, à lire des fictions plus déjantées les unes des autres et à aller en concert avec des potes complétement accros.
Bill – J'le savais. ^^ Si j'te fais un concert privée, tu redeviens fan ?
Moi – Nan. =_=
Bill – Je fais le pari que j'te refais devenir fan avant un mois.
Moi – Bill ? Dans un mois tu m'auras oublié. ^^
Bill – Oh ! T'es pire que les conquêtes de Tom là.
Moi – C'est-à-dire ? u_u
Bill – Elles, elles attendent de s'être fait sauter pour dire ça. x)
Moi – Ha ha ha. Enfin... j'avoue que si Tom est dispo...
Bill – Nan ? Vraiment ?
Mamy*arrivant de nulle part* – Bill... voulez vous que j'appelle tout de même le médecin ?
Le chanteur reléve la tête.
Bill – Oh non, vous faîtes déjà assez pour moi et puis ce ne sont que des égratinures.
Il remonte les manches de sa chemise blanche... les bandages ont pris une couleur légérement rosé et comme prévu, ma grand-mére s'en inquiéte.
Mamy – Je vais appeler le médecin ! Et puis arrêtons les courtoisies stupide.
Sur ces mots, elle s'en va vers le téléphone. Bill me regarde sans rien dire.
Moi – Quoi ?
Bill – Oh rien...
Moi – Au fait, j'peux te demander ce que tu faisais dans cette rue sans protéger ton image de super chanteur ?
Bill – Je réfléchissais.
Moi – A quoi ?
Bill – Mais j't'en pose des questions moi. -_-' Je réfléchissais à... tout puis rien.
J'hausse les épaules et prends la bonne résolution de le laisser tranquille. J'allume la télé et zappe toutes les 30 secondes. Au bout de quelques minutes, le chanteur toussote et capte vite mon regard.
Bill – Tu sais que t'es chiante dans ton genre ?
Moi – Gnagnagna. <<
Mamy – Bill, le médecin ne peut pas venir, il faut que vous y alliez. Voici l'argent et...
Bill – Non...
Mamy*le coupant* - Ne discute pas. Et puis Sarah va t'accompagner, n'est-ce pas ?
Moi – Ben j'pense pas avoir le choix enfin... tant qu'on se fait pas attaquer en pleine rue...
Mamy – Pourquoi voudrais-tu te faire attaquer ? -_-'
Moi – Mamy ! Ce mec est hyper connu, toutes les filles en sont folles.
Ma grand-mére regarde pendant un long moment le chanteur et reivent à moi en medisant que je dis n'importe quoi. =_=
Moi – Tu te rappelles mon porte-clé ? Ben le gars a l'intérieur c'était lui.
Mamy – Ah oui ? Eh bien il est mieux en vrai.
Moi – On s'en fout de ça, tu te rends compte que...
Mamy – On s'en fout ? Oui oui, je suis sûre que tu t'en fous pas petite coquine. ;-)
Elle m'énerve quand elle est comme ça... puis l'autre qui rigole comme un idiot. ><
Moi – Tu as renversé une star Grand-mére ! Une star internationale.
Mamy – Et ?
Moi – Et... et c'est pire que renverser une simple personne.
Elle soupire et regarde Bill l'air de dire « fais quelque chose, cette enfant est perturbée ». <<
Bill – Je suis comme une personne simple, Sarah. ^^
Moi – Je... rô puis zut. Ce que je veux dire c'est que toi tu peux amener en justice mes grands-parents et...
Bill – Mais je vais pas faire ça ! Surtout que je me sens très bien ici... mais je ne veux pas abuser et demain, je partirai.
Bravo pour le changement de sujet, Kaulitz. Maintenant ma grand-mére va le supplier de rester, que c'est tout à fait normal et blablabla ce qui fait qu'il va rester ici... oh ce n'est pas que ça me déplaise mais... enfin j'en sais rien. u_u
Donc je finis quand même par être dehors, dans la rue avec une célébrité cachée sous deux couches de sweat trop grand.
Moi – Tu les as piqué à ton frére ou quoi ? -_-
Bill – J'aurais dû mal. Je ne savais pas que je ferais ta rencontre alors je n'ai pas prévu de valise. ><' Ces fringues sont à ton grand-pére.
Moi – Ma rencontre ? Plutôt : tu ne savais pas que tu allais te faire renversé par un vieux couple.
Bill – Peu importe. J't'aime bien tu sais. x)
Moi – Fantastique. En attendant, je n'ai toujours pas digéré le fait que tu...
Bill – Que je t'ai vu nue ? C'est pourtant simple. xD
J'accélére le pas en ronchonnant. Quel culot franchement ! J'entre dans la maison où se cache notre brave médecin de famille. Le chanteur me suit en rigolant. Incorrigible.
Moi – Bonjour, ma grand-mére a appelé...
La secrétaire nous dit d'aller dans la salle d'attente. Il y a un enfant avec un sa mére, c'est tout.
Bill – Oh... je me demande comment tu étais à cet âge.
On se met à fixer le gamin. A cet âge... ça fait longtemps ça, très longtemps.
Bill – Tu ne m'as toujours pas dit si tu étais en vacances ou... ?
Moi – Tu as prévenu le groupe que tu allais bien au fait ?
Bill – Oui, j'ai appelé David hier et il va prévenir tout le monde aujourd'hui.
Moi – Ah ok. Tu n'as pas donné notre adresse hein ?
Bill – Non mais je compte le faire dès que mon frére appellera. =D
Moi – Ts. -_-'
Bill – Bref. Tu réponds à ma question.
Je soupire bruyament et me décide à lui répondre.
Moi – J'habite avec mes grand-parents, je ne suis pas en vacances ici.
Bill – Ah.
Je suis étonnée de voir qu'il se tient qu'à cette réponse. Enfin tant mieux.
On reste encore quelques minutes dans la salle, quand le médecin nous appelle. Je lui explique rapidement ce qui s'est passé et regarde avec un malin plaisir, l'oscultation du chanteur.
Bill – Aïe.
Médecin – Aucune fracture... par contre il va falloir nettoyer ces plaies et changer les pansements tous les jours. Vous avez d'autres endroits abîmés ?
L'autre secoue la tête remettant bien ses manches. Menteur, j'suis sûre qu'il a un vilain bleu à ses fesses. Merde, faut pas que j'dise après j'vais me faire l'image dans la tête et... ouh vite pense à autre chose. ><
Médecin – Vous direz bien au pharmacien de donner des comprimés et non une de leur connerie...
Bill sourit au gars et prend le papier. On rentre tranquillement, sans parler. Il me regarde mais je l'ignore. On arrive à l'appartement, ma grand-mére nous ouvre la porte principale. Je commence à monter les escaliers quand Bill m'interpelle.
Moi – Qu'est-ce que tu veux encore ? <<
Bill – Pourquoi t'es méchante d'un seul coup ? =o
Moi – Pour rien, désolé. u_u Alors ?
Bill – J'voulais te demander si... tu pouvais regarde un truc vite fait.
Moi – Ca dépend le truc. o_o'
Bill – Hum. -.-' Juste dans mon dos... là...
Je redescends donc les quelques marches et souléve ses fringues.
Moi – Un griffe bizarre... et un bleu.
Bill – Ok... et si j'fais ça... je tocuhe ou pas ?
Moi – Nan. C'est vraiment au milieu de ton dos. =S
Bill – Tu pourras me mettre la créme ? ><
Moi – Euh... ouais.
Bill – Merci t'es un amour. =)
-_-' Il me dépose un baiser sur la joue. Je vais devoir faire l'infirmiére alors... hum... ^^'
Mamy – Allez, tout le monde à table !
On arrive dans le petit salon. Bill, depuis qu'on de retour, est toujours au téléphone.
Bill – Bon écoute, je dois te laisser là. Je sais, je sais ! Ne t'inquiéte pas... d'accord... bonne soirée à toi aussi. -_-'
Mamy – La famille s'inquiéte ?
Bill – Mon frére oui. ^^ Ma mére n'est pas au courant, et tant mieux, elle serait capable de nous faire une crise cardiaque.
Papy – Eh mais les accidents peuvent être dangereux de nos jours.
Bill – C'est vrai... j'ai eu de la chance quand même. =)
Ma grand-mére dépose une bonne cuillérée de spaghettis dans l'assiette du chanteur.
Moi – Et moi ? =O
Mamy – Deux minutes oh !
Papy – J'irai voir à la pharmacie pour tes médicaments demain. Sarah, tu devras te débrouiller avec Bill le soir : ta grand-mére est moi allons voir ton oncle. Je suppose que tu ne veux pas venir ?
J'adore quand il enchaîne son programme. x) Tellement concentré et...
Papy – On peut s'arranger pour que tu viennes, tu sais ?
Moi – Naaan ! Nan nan nan, je ne vais quand même pas laisser Bill tout seul. ^^
Bill – Oh mais ça me dérange pas...
Je lui lance un regard noir. Ma grand-mére dit que j'ai raison, ouf j'évite de voir l'autre Gneugneu. -_-
Mamy – Au fait Sarah, c'est qui ce jeune homme là... Hendrick ?
Moi – Euh... pourquoi ?
Mamy – Il a appelé.
Moi – Ah bon ? =o
Mamy – Oui... j'ai eu dû mal à lui faire lâcher le morceau, mais il m'a dit pourquoi il voulait te joindre...
Moi – Dis moi. =p
Mamy – Il voulait de tes nouvelles et... savoir si tu allais à la soirée de... comment c'est déjà... ?
Moi – Marvin ?
Mamy – Oui voilà. Tu ne m'en as pas parlé...
Moi – Ben non, je vais pas y aller.
Mamy – Pourquoi ça ? =o
Moi – Parce que... c'est pas des fêtes super tu sais ? Y a pas mal d'alcool et même certains viennent avec de la drogue.
Même si elle ne comprend pas pourquoi, elle voit que j'essaye de la dégoûter de cette fête. Je n'ai pas envie d'y aller pour la simple raison qu'il n' ya que des abrutis de mon école là-bas. Et je suis très bien chez moi.
Mamy – Et c'est quand ça ?
Moi – Dans deux jours.
Papy – Pourquoi tu n'irais pas avec Bill ? Enfin, si ça lui tente. =)
Moi – Mais y aura de la drogue j'vous ai dit. ><
Le chanteur sourit malicieusement et avec un regarde de confiance, il fait l'adulte en parlant à mes grand-parents.
Bill – Je la surveillerai et puis... je ne pense pas que notre petite Sarah soit une fan de boisson et encore moisn de drogue.
Moi – Qu'est-ce que tu entends par là ? <<
Bill – Mais rien...
Moi – Si j'veux, j'peux me droguer. Puis j'ai déjà bu.
Bill – Du champagne à Nouvel an ?
=_= Et Grand-pére qui rigole. Merci pour le soutien. Je ne parle plus, mange rapidement et sors de table décrétant n'avoir plus faim. Pfiù j'vais devoir passer par la salle de bain. Espérons que cette fois, je n'ai aucun probléme. =(
Je me couche dans mon lit. Il est sous la douche et pourtant je sens son odeur. Elle s'est déjà encrée dans les draps. Doux Jésus... pourquoi a-t-il fallu qu'il me voit nue ? >< Moi je sais même pas à quoi il ressemble torse-nu. =_=
La lumiére s'allume, je me reléve, frotte mes yeux et... wow. Merci P'tit Jésus.
Bill – Quoi ?
Moi – Beuh rien... enfin, c'est pas tout le monde qui voit Bill Kaulitz torse-nu dans sa chambre.
Bill – Ah. ^^ Je vois. Et ce n'est pas tout le monde qui dort avec Bill Kaulitz.
Moi – Oh oh, j't'arrête là. Toi, tu vas dormir... dans le canapé. On va faire une nuit de chaque chacun ok ?
Bill – Pas ok. =D
Il s'incruste sous les draps. Dans un lit une place, c'est pas pratique, j'vous l'dis moi. Je me décale un peu et tire sur la couverture.
Moi – Ne commence pas à faire ton chieur.
Bill – J'y peux rien si t'as presque pas de couverture. -_-
Je soupire et lui tourne le dos. Je commence à m'endormir, avec du mal tout de même, quand soudain Monsieur décide de commencer la conversation.
Bill - C'est qui Hendrick ?
Moi – Un ami.
Bill – Hm... vous avez l'air proche.
Moi – Qu'est-ce que ça peut te faire ? u_u
Bill – Oh rien ! ^^ J'dis ça comme ça. Et pourquoi tu ne veux pas aller à cette fête ?
Moi – Y a que des nuls là-bas.
Bill – Dont Hendrick. C'est gentil ça. x)
Moi – Oh j'me comprends.
Bill – T'es vierge ?
o_o' Ca bien la tête oui ?
Moi – T'es obligé de poser des questions débiles ?
Bill – Oui. ^^ Alors ?...
Moi – Tu t'appropris peut-être ma maison, ma famille et même mon lit mais tu n'auras pas mon intimité.
Bill – Magnifique phrase. *-*
Moi – Arrête de te foutre de ma gueule et laisse moi dormir. =_=
Bill – Donc j'en conclue que t'es vierge ?
Moi – Bill, ferme-la, et j'suis sérieuse.
Il soupire mais ne parle plus. J'espére que, cette fois, je ne l'ai pas vraiment froissé. -.-'
Moi – Aaaahhh ! O_O
Bill accourt dans ma chambre et éclate de rire. Je me léve et m'écarte de l'intru... l'intru n'est autre que son frére...
Tom – My god. *-*
Moi – Bill ! Qu'est-ce qu'il fait dans ma chambre lui ?
Bill – Le groupe est passé me voir... tes grands-parents sont partis depuis une demi-heure.
Moi – La prochaine fois que tu me touches toi... è_é
Tom – Je voulais juste voir si...
Bill – Tom ? o_o Tu lui as fait quoi ? J't'avais dit de la laisser.
Moi – De me laisser ? Tu pouvais pas l'empêcher d'aller dans ma chambre ? Il allait toucher ma.. ma poitrine !
Bill – Ca aurait pu être pire... <<
Moi – Mais... mais... ma vie est un vrai bordel avec toi, dégage ! Et toi aussi !
Le dreadeux s'en va en soupirant. Je m'asseois sur le lit et laisse ma tête tomber au creux de mes mains. J'ai crû que j'allais faire un arrêt cardiaque avec cet idiot.
Bill – Ca va Sarah ? =S Désolé... je pensais pas qu'il...
Moi – Sors Bill.
Bill – Désolé.
C'est ça désolé. -_- Une fois la porte fermée, je m'habille et décide d'aller à la cuisine sans m'occuper d'eux. Cequi est chiant c'est que dans un appart' la cuisine est collée à la salle, alors biensûr 4 paires d'yeux se tournent vers moi.
Bill – Hum... Sarah... je te présente...
Moi*le coupant* - J't'avais dit que ça m'intéressait pas.
J'vais faire bonne impression devant les autres mais tanpis. J'vois bien ma grand-mére dire « oh mais on va vous laisser la maison, on va partir dès maintenant ». Pf. <<
Georg – Sympa.
Tom – C'est une vraie tigresse cette fille. xD
Georg – En tout cas, elle a dû réveiller tout l'immeuble en hurlant comme ça.
Je le regarde sans rien dire. Il me prend pour qui lui ?
J'attends mon expresso, sans bouger, écoutant la discussion de ces stars que je vois, grâce à Bill, comme des gens normaux si ce n'est pas pire. >< C'est vrai que de laisser les Tokio Hotel parler dans son salon sans rien dire... c'est... admirable ? Oui tout à fait. =D
Tom*arrivant par derriére* - Sinon... t'as quel âge ?
Je me tourne et ne lui réponds pas. Il soupire et s'approche un peu plus de moi.
Tom – Tu t'es bien amusée avec mon frangin ?
Moi – Avec Bill ? Ouais.
Tom – Ah... c'est un bon coup ? <<
Moi – Sûrement meilleur que toi.
Voyant que je ne suis pas étonnée qu'il parle de baise et non d'autres choses, il ovure de grands yeux et ne sait plus quoi dire à part...
Tom – Tu peux pas savoir.
J'hausse les épaules et pars avec ma tasse d'expresso. Je l'entends parler avec Gustav d'abord... il ne tardera pas à informer les deux autres.
Au fond, je me demande si Bill n'a pas fait un peu de comédie, mon grand-pére ne roule pas vite, il n'a pas dû avoir un gros choc... et puis, il n'avait que des petites égratinures.
Tom – Rebonjour.
Moi – Ma réponse ne t'a pas assez cloué le bec ? =_=
Tom – Pourquoi tu ne m'aimes pas ? J'suis gentil et puis on se connaît pas. =(
Moi – J'aime pas tes maniéres. Et Bill commence à être un peu envahissant.
Tom – Attends, tu parles de Bill Kaulitz, t'es pas heureuse ?
Moi – Je l'étais plus ou moins mais... maintenant je me rends compte que vous êtes vraiment comme tout le monde.
Tom – Ca c'est pas nouveau.
Il va vers ma fenêtre et ferme les volets. o_o' Je pose ma tasse et m'avance vers lui.
Moi – Ouvre ça. Puis qu'est-ce que tu fais là ? -_-'
Tom – Bill m'a dit de te tester, parce que lui il t'a pas trouvé aussi bonne que toi tu l'as trouvé.
Le salaud ! è_é Il marche dans mon jeu et en plus il... il... grrr... è_é
Tom – Quoi ? T'es déçue ? Tu sais Bill il est toujours comme ça. Rien n'est assez parfait pour lui... mais moi...
Il m'attrape par les hanches. Je le repousse.
Moi – T'es autant en manque pour vouloir coucher avec la premiére venue ?
Tom – Mais non... estime-toi chanceuse.
Il me raméne contre lui et dépose ses lévres au cruex de mon cou. Je tente de le reouppser, une fois de plus, mais il me fait trébucher sur mon lit et me bloque. Ses mains se posent sous mon t-shirt. Je n'arrive toujours pas à le pousser. Je commence à paniquer. Il m'a toujours énervé ce mec, je déteste ce genre qui saute tout ce qui bouge.
Moi – Arrête ou je hurle.
Il se reléve et au lieu de partir, il pose ses lévres sur les miennes.
Tom*entre deux baisers* - Avoue que tu aimes ça.
Il déboutonne mon jeans. Ses mains semblent ensorcelées. Il veut enlever mon t-shirt mais j'arrive à le garder en tirant comme une malade. Il croit vraiment que j'ai qu'une envie : me faire sauter par lui ?!
Sa langue explore sans gêne ma bouche. Il reprend sa respiration sans me laisser le temps de moi, reprendre mon souffle. =_=
Le probléme est qu'il commence à vraiment me foutre les j'tons. J'veux pas moi. J'ai aucune envie de m'envoyer en l'air pour la premiére fois avec un abruti pareil. J'entends la voix de ma grand-mére. Qu'est-ce qu'elle fait là ? Oublié ?... Qu'a-t-elle pu oublier ? Si elle me voit dans cette situation... Bon Dieu faîte qu'elle parte au plus vite.
Bill lui parle. J'entends mon prénom... puis des pas... Tom ne me laisse pas le temps de lui dire, il récupére mes lévres dès qu'il peut. Je sens sa main glissée le long de mon ventre... ses doigts arrivent sous ma culotte... c'en est trop. Je le repousse et me léve pour partir en courant de cette chambre. Ma grand-mére n'est plus là à vrai dire je ne fais pas trop attention, je veux juste partir. Mon slim tout déboutonné, mon t-shirt froissé, ma bouche souillée. Comment une star eut se croire aussi tout permis ?! Je claque la porte et m'enfuis quand je vois ma grand-mére entrer dans l'ascenseur au fond du couloir. Les escaliers, peu importe je ne veux pas croiser ce poulpe écoeurant.
Je descends si rapidement que je suis à la limite de m'étaler. Je finis par m'arrêter de m'asseoir sur le bord d'une marche. Je joinds mes mains et cache mon visage dedans. Mes larmes perlent depuis un moment et là, je les laisse faire leur chemin. Pourquoi Tom s'est acharné sur moi ? Pourquoi Bill était dans cette rue ce soir là ? Pourquoi j'habite chez mes grand-parents ici, à Loïtsche ? Pourquoi ils m'ont abandonné ?... Mes pauvres parents... ma vie ne rime plus à rien depuis que vous êtes partis. Heureusement que mes grand-parents sont là pourtant.
? - Sarah ?
Moi – Laisse moi. Va-t'en !
Le chanteur n'obéit pas. Il vient s'asseoir à côté de moi. Je sens sa main passer dans mon dos, je lui crie de la retirer.
Bill – Sarah... je pensais pas que tu serais... enfin, qu'il ne te laisserait pas si tu ne voulais pas...
Moi – Pars Bill.
Bill – Mais... j'suis désolé, je...
Moi – Pars d'ici, pars de cet appartement, pars de cet immeuble. Je ne veux plus jamais te revoir !
Il hésite. Je sens sa main s'approcher mais il s'en va. Deux minutes à peine et j'entends l'ascenseur du rez-de-chasusé s'ouvrir. Je reconnais la voix de Georg qui s'éloigne. Ils sont partis. Voilà.
Je reste encore un moment contre la rembarde froide. Peut-être que... non j'ai bien fait. Il rendait ma vie folle.
Je retourne dans l'appart'. Tout est pareil, ils n'ont rien touché, rien laissé.
Comme ça semble vide d'un seul coup. Je vais dans ma chambre où j'ouvre le volet et la fenêtre. De l'air, de l'air pour évacuer ce qui s'est passé ici.
Mon attention est attiré par un bout de papier sur mon bureau. Je m'approche et m'asseois pour lire.
« Pardon pour le dérangement, pour mon frére, pour avoir profité de la situation aussi... pardon de t'avoir rencontré. Je ferais attention à ce que ça n'arrive plus. »