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Bonjour ^^

voici des One-Shoot que j'écrirais dès que je serais inspirée ;-)
sinon vous pouvez aller lire les vraies fics.

Bonne lecture les gens =D
# Posté le lundi 13 août 2007 09:07
Modifié le mardi 28 août 2007 07:18

001. Première partie.

001. Première partie.
Lassée de leurs disputes incescentes, elle la regarda et ne prononca plus un mot. Ces deux-là, c'était une amitié plus grande que l'on ne pourrait penser mais leur statut de soeurs les obligeait à se comporter comme telles. Cette fois c'était la dixième fois, au moins, que la brune remettait en cause leur candidature pour la rencontre avec le groupe de rock le plus connu du moment.
Leur chambre était devenue un bric à brac, les livres et les habits jonchés le sol.
Mathilde – Tu n'aurais pas dû mettre mon nom aussi, Jade !
Jade – Mais tu te rends compte ? On a gagné et maintenant tu te défiles ! Il faut qu'on y aille, je veux les voir, de mes propres yeux.
Jade savait convaincre sa soeur, elle trouvait toujours un argument mais cette fois, les choses étaient plus compliquées. Sa soeur était catégorique : il n'y aurait pas de rencontre avec ces stars ! Epuisée d'entendre toujours les mêmes choses, Jade partit dehors sans oublier de claquer la porte. Un groupe de jeune la regarda. Elle était belle, un corps fin avec de belles longues jambes et ses cheveux était d'un blond éclatant et très lisse. Elle ne ressemblait pas du tout à sa soeur : Mathilde était brune, les cheveux ondulés et un peu plus grande. Elle avait à peine un an d'écart, la brune atteignait ses dix-sept ans et l'autre venait d'avoir seize ans.
Leurs parents ne s'occupaient pas vraiment d'elles, elles étaient assez grandes pour être autonome !
Jade en avait marre que sa soeur n'accepte pas de venir comme prévu à cette rencontre. Pourtant il y avait tout pour plaire... quatres jeunes hommes de dix-sept à vingt ans, rock stars qui avaient lancé un concours à la radio... ils avaient convié la gagante et la personne de son choix dans un restaurant de luxe, éloigné des fans, dans un coin perdu. De tout façon c'était décidé : Jade irait avec ou sans sa soeur.

L'heure avancée et Mathilde hésitait malgré les suppliations de la blonde.
Jade – Si tu ne viens pas, je ne me sentirais pas en sécurité en plus.
Mathilde – C'est vrai que je ne peux pas te laisser comme ça...
Jade souria, elle avait réussi à la convaincre, enfin ! Mathilde alla donc se préparer, il fallait être présentable. Sa soeur était prête. Elle portait un t-shirt blanc avec quelques écritures noires et le petit décolté mettait en valeur sa belle poitrine, ensuite elle avait opté pour un jeans cigarette et ses habituelles converses blanches. Ses beaux cheveux tombaient sur ses épaules et deux-trois méches venait se claquer contre ses joues dès qu'elle bougeait.
Mathilde – Voilà.
La tunique marron la mettait, elle aussi, en valeur et les leggings donnaient une touche glamour qui épousés à merveille les jambes de la brune. Préférant oublié les talons, elle s'empara de ses converses marrons.
Jade – Je pense que la voiture va bientôt arriver...
A peine avait-t-elle fini sa phrase qu'on sonna à la porte. Excitée mais ausis anxieuse, Jade laissa sa soeur ouvrir. Un homme habillait strictement en costard, salua les jeunes filles. La brune en était intimidée pourtant il fallait en profiter ! Une soirée... seulement. Au fond d'elle, elle espérait que Tom, ou même Bill, s'intéresse à elle. Biensûr Georg et Gustav devaient être gentils mais comem beaucoup de fans, elle était tombée sous le charme des jumeaux.
Mathilde – Vas-y en premiére Jade.
Elle soupira et s'avanca en souriant au chauffeur qui tenait la porte. C'était une limousine, oui une voiture de star. Son coeur faillit s'arrêter quand elle vit les quatres garçons assis à gauche. Elle se reprit, souria et s'installa à droite.
Jade – Bonjour.
Mathilde se hissa à ses côtés et leur lança un Salut peu convaincant.
Tom – Salut... alors c'est vous qui avait gagné le concours ?
Bill – A ton avis ? Elles sont pas là pour faire beau.
Le chanteur regarda son frére qui râla.
Georg – Vous êtes prêtes à passer une soirée exceptionnelle ?
Jade hocha à peine la tête tandis que Mathilde affirmait avec enthousiasme. Tom lui souria mais son regard se porta vite vers la blonde.
Tom - Vous vous appelez comment ?
Mathilde – Je m'appelle Mathilde et voici Jade, ma soeur. C'est elle qui a participé au concours.
Tom – T'as quel âge Jade ?
Jade – Seize ans...
Tout de suite, elle tourna la tête pour éviter de rougir encore plus, Gustav qui était tout à droite, la regardait avec un mince sourire, presque compatissant.
Mathilde – Elle est un peu timide... pourtant elle voulait absolument vous recontrer.
Bill – Ah... donc vous écoutez notre musique ?
Tom – Nan, elles sont là pour rencontrer des gens dont elles ne savent même le métier.
Le guitariste venait de renvoyer la balle. Bill prit la vengeance avec un sourire.
Bill – Biensûr.
Jade soupira, l'atmosphére était tendu. Pourtant, elle en avait des choses à leur demander ! Entre signer des posters, prendre des photos, parler de leurs vies mais non, elle s'enfoncait dans le silence se disant qu'elle verrait ça au soir.
Elle sentait le regard permanent de Tom et ça la mettait très mal à l'aise. Elle se disait en elle : '' depuis le temps que tu rêves de pouvoir le regarder et même de lui demander de juste, lui toucher le visage ''.
Mathilde – Euh... et nous allons où alors ?
Tom – Un restaurant tout a fait délicieux, hein Georg ?
Georg – Oui surtout pour les frites et les hamburgers.
Mathilde – On ne va quand même pas à MacDo ?
Elle rigola et les garçons sourirent.
Georg – Nan quand même pas.
Bill – Nous allons dans un resto très sympa où il n'y aura pas de fans. Quand on va là-bas, on ne se sent pas surveillé.
La brune remarqua le jeu de sa soeur tout de suite, celle-ci se pencha légérement vers Bill et d'un sourire qui en disait long, elle lui posa des questions banales ce qui, je l'avoue, détenda tout le monde. Elle vit aussi que Tom se concentrait sur Mathy. Il fallait s'en douter... elle est jolie et au moins, elle parle ! Georg s'intéressa lui aussi à la discussion, seul Gustav, restait pensif décrochant par moment un coup d'oeil vers la muette.

La voiture ralentit et le chauffeur ouvra l'une des portes. Ils étaient arrivés dans un environnement calme et rempli de verdûre. Il n'y avait pas grand monde au restaurant mais l'on pouvait déjà voir la luxure fambloyante à l'intérieur.
Tom – Bon, voyons voir ce qu'on aura de bon aujourd'hui.
Le guitariste s'avanca, suivi des autres membres. Jade attrapa le bras de sa soeur pour la faire ralentir.
Mathilde – Quoi ?
Jade – Je suis déçue... je ne pensais pas que ça se passerai comme ça.
Biensûr, si sa cadette ne serait pas venue, peut-être qu'elle aurait été le centre d'attention et elle aurait pu parler de façon normale.
Mathilde – Tu n'es jamais contente ! Moi j'aime bien les jumeaux.
Elle souria malicieusement et accéléra le pas pour clore la discussion. Qu'est-ce qu'elle pouvait être ennuyante quand elle contrôlait tout comme ça. Malgré une petite nausé de contrariété, Jade entra avec les autres dans le magnifique restaurant. Une table leur était réservée, celle-ci se trouvait au fond d'une salle qui comportait sûrement plus de cinquantes personnes. Ils s'installérent. Mathilde était entourée des jumeaux et Jade était à côté de batteur et de Tom.
Tom – Tu dois être contente d'avoir gagné ce concours pour passer une soirée avec un type comme moi.
Elle prit son courage à deux mains et soutena son regard.
Jade – Oui.
Voilà ce n'était que pour dire un mot, un seul ! Le guitariste sourit de façon moqueuse et se tourna vers sa soeur. Celle-ci rigola à la première parole du dragueur.
Gustav – Tu as toujours habité à Brême ?
Jade – Euh... non, en réalité je vivais en France, à la frontiére.
Gustav – Ah oui ? Parce que là-bas j'ai un petit cousin, Florian Schmidt.
Jade – Je ne connais pas... désolé.
Il lui souria et se retourna pour écouter Georg qui voulait absolument lui dire quelques choses.
Mise à l'écart, Jade se sentait mal et malheureusement c'est à ce moment là que le beau guitariste se tourna vers elle.
Tom – Tu ne parles pas beaucoup quand même.
Elle haussa les épaules timidement. Il pose sa main sur sa jambe.
Tom – J'te pardonne. Parler ne sert à rien par moment.
Après un clin do'eil, il fit une réflexion à Georg et il remonta sa main sur sa cuisse. Bientôt, il arriva à son entre-jambe. Jade se leva brusquement et le groupe se tourna vers elle surpris.
Jade – Désolé... je ne me sens pas bien, je crois que je vais appeler un taix et rentrer.
Mathilde – Quoi ? Mais tu voulais venir, tu m'as suppliée et là... tu t'en vas déjà ?
Jade – Excusez moi. Je vous remercie quand même, je suis contente de vous avoir vu, en dehors des concerts et des interviews.
Elle évita leur regard et s'en alla d'un pas rapide. La peur, la timidité, la provcocation du guitariste, l'influence de sa soeur... tout ça l'avait démuni.
Arrivée dehors, elle se calme et respira un bon coup. Une main se posa sur son bras.
Gustav – Attends, je peux demander au chauffeur pour te ramener...
Jade – Je veux bien. Merci Gustav.
Gustav – De rien. Tu sais, je n'aiem pas trop ce genre de soirée.
Jade – Moi non plus... mais j'ai un peu tout gâché, non ?
Gustav – Pas pour tout le monde ! Certains vont sûrement s'amuser cette nuit...
Il regarda vers le restaurant et après un sourire confiant, il alla vers la limousine. Le chauffeur leur ouvra la porte et partit mettre en route la voiture. A l'opposé du batteur, la blonde l'observa un moment avant qu'il ne se retourne.
Gustav – Je peux savoir pourquoi tu es partie en réalité ?
Jade – Je ne sais pas moi-même ! Je pense que j'ai été déçue de ce début... je me faisais trop d'illusion mais j'espèrais jusqu'à la dernière minute, puis Tom a été un peu direct.
Gustav – Je vois. Tu connais le groupe Metallica ?
Et leur discussion se basa sur un groupe de musique qui les entraîna vers des rires et des révélations confuses.

Un bruit étrange, la limousine s'arrêta.
Gustav – Qu'est-ce qu'il se passe ?
Chaffeur – Je ne sais pas, un probléme au moteur, masi rien de grave, ne vous inquiétez pas Monsieur Schäfer.
Il alla dehors.
Gustav – J'espère qu'on ne va pas tomber en panne au beau milieu du désert.
Jade jetta un coup d'oeil à travers la vitre teintée. Les arbres bordaient la route qui zigzaguaient dans l'infini.
Jade – Je crois que vous en rajoutez Monsieur Schäfer.
Il rigola.
Gustav – Si ça ne tenez qu'à moi, je voudrais que tout le monde m'appelle Gustav, tu sais ? Mais bon, c'est le métier qui veut ça.
La blonde était amusée par batteur simple et plein d'humour. Le chauffeur remonta dans la voiture, il mit en route le moteur.
Gustav – Ah !! Heureusement que vous êtes bricoleur, Leo.
Chauffeur – Oh je ne le suis pas vraiment, mais ça ne m'avait pas l'air bien grave.
Il reprit la route mais quelques kilométres plus loin, la belle limousine retomba dans le silence. Cette fois, elle était imréparable.
Gustav – Bon, on a qu'à continuer la route à pied, i ldoit y avoir un station d'essence pas loin.
Jade – Oui, on est passé devant tout à l'heure.
Ils marchaient en parlant, même le chauffeur donnait son avis.
Jade – C'est ici !
Tout à droite, au fond d'un petit chemin, un garage était dans la pénombre.
Gustav – A mon avis, il n'y a personne. En plus il est déjà minuit.
Chauffeur – Je vais aller voir.
Jade – En plus il n' ya pas de réseau !
Elle laissa son portable tomber dans sa poche de gilet. Quand elle releva la tête, Gustav la dévisagea avant de planter son regard dans le sien.
Chauffeur – Exacte, c'est vide. La station n'a pas servi depuis 1999.
Gustav – Oh super !! Comment on fait ?
Chauffeur – A côté, il y a un motel, ils pourront sûrement nous aider.
Ils se décidérent à aller voir. Il y avait bien une sorte de petit maison avec écrit à l'entrée « accueil » et tout autour d'autres petits baraquement de bois avec des numéross à leur porte.
Gustav – Hmm... il n' y a pas grand monde.
Ils allérent jusqu'à la réception, une petite sonnette posée dessus attendait patiemment qu'on la fasse teinter.
Jade – Chut ! C'est quoi ça ?
Ils arrêtérent de bouger et de parler. Des hurlements résonnaient dans la pièce. La blonde regarda Gustav.
Gustav – Ca vient de là...
Derrière le meuble d'accueil, une porte était entre-ouverte. Leo avanca et s'apprêta à appuyer sur la sonnette. Jade se rua sur lui.
Jade – Arrêtez. Autant partir...
Chauffeur – Non, il nous faut de l'aide, sinon vous ne pourrez pas rentrer Mademosielle.
Jade – Mais non, partons.
Gustav – Il a raison Jade.
La chauffeur appuya, trop tard, l'adolescente le fusilla du regard. Les cris continuaient et ça l'inquiètaient de plus en plus.
Jade – Partons ! S'il vous plaît.
? - Bonsoir, que puis-je pour vous ?
Jade sursauta et se tourna pour voir la visage de l'homme. Il devait avoir trente ans, les cheveux noirs accompagnés d'une moustache parfaite, il portait des lunettes ringardes.
Gustav – Bonsoir, nous sommes tombés en panne et nous voudrions savoir s'il y a un garagiste...
Réceptionniste – Euh... oui mais nous n'en avons pas ici.
Gustav – Hmm... tout va bien derrière ?
L'homme le regarda étonné et acquiesa d'un sourire, il partit derrière et resortit avec une télécommande : les cris avaient arrêté.
Chauffeur – Où pourrions nous trouver un garage ?
Réceptionniste – Je pense... à Varel.
Chauffeur – Ah... c'est à combien de kilométres d'ici ?
Réceptionniste – Oh une vingtaine.
Chauffeur – Vous avez un téléphone ?
Réceptionniste – Nous n'avons qu'une cabine téléphonique, là-bas. Piéce de 10 cents.
Jade – Vous avez de la monnaie ?
Réceptionniste – Biensûr.
Elle lui tenda un billet de cinq euros et il lui rendit en petites pièces. Gustav prit l'argent et alla avec les deux autres vers la sortie.
Réceptionniste – Mais il y a un probléme.
Ils se retournérent.
Réceptionniste – Je crains qu'à cette heure, aucun garage ne soit ouvert.
Il avait raison. Leo proposa aux jeunes de rester ici, il allait à la limousine car même si ce n'est pas fréquenté, il suffisait d'une personne pour voler la belle voiture.
Gustav – Bien... vous auriez une chambre ?
Réceptionniste - Oui Monsieur. La nuptiale est à dix euros plus chére...
Jade – Euh nous ne sommes pas ensemble, nous voulons une simple chambre pour patienter.
Réceptionniste – Mais c'est la plus belle. Bon je vous la baisse de cinq euros.
Le batteur soupira devant l'entêtement de l'homme. Il lui paya la chambre.
Réceptionniste – Bonne nuit.
Gustav sortait déjà, la clé en main mais Jade se retourna et vit le sourire mal sain du réceptionniste.
Jade – Je n'aime pas trop ici.
Ils arrivérent devant la porte 4. Gustav ouvra la porte et alluma la lumière.
Gustav – Et malheureusement, il n' y a que ça.
Jade – Il dit que c'est la plus belle ?
La moquette verte, le lit à rayures marrons et beiges... tout était sinistre, d'une simplicité horrible.
Gustav – Ce n'est que pour une nuit Jade.
Jade – Oui...
Elle alla dans la salle de bain. Un cafard s'enfuya sous le paillasson gris. La blonde se regarda dans le miroir et ouvrit le robinet.
Jade – Oh...
L'eau qui en sortait était d'un rouge sale. Elle le refermit et alla voir Gustav qui c'était installé dans le grand lit. Il alluma la télé : elle était grise et aucune chaine ne marchait.
Jade – C'est vraiment nul.
Gustav- Arrête de te plaindre, on est ici, on a payé et c'est tout. Oh puis cette télé m'énerve.
Il se leva et inserra une cassette qui était posé sur la poste. Ennuyée de l'endroit, Jade s'installa dans le lit. Le batteur visionna les premières minutes avec écoeurement.
Gustav – Ben dis donc, c'est pas du propre tout ça.
Jade – C'est quoi ?
Il se recula. Le film se passait dans une chambre, un couple parlait quand le mari se faisait agressé par deux hommes, le visage masqué. Ils l'étranglaient et le pendaient. La femme hurlait, alors un des deux killers la poignarda dans le ventre de façon successive.
Jade – C'est vraiment...morbide, retire moi ça.
Mais on tapa violemment à la porte. La batteur enleva la cassette et alla pour ouvrir en disant à la personne de se calmer. Quand il ouvra la porte en bois, il attenda un moment et se tourna vers Jade, d'un air surpris. Il referma la porte.
Jade – Quoi ?
Gustav – Il n'y avait personne.
La jeune fille haussa les épaules mais le tapage reprit dans une porte à droite.
Gustav – Qu'est-ce que c'est que ce bordel...
Jade se leva et alla à côté de lui. La porte tremblait sous les coups. Le blond psoa sa main sur la poignet.
Jade – Arrête, c'est la chambre à côté, laisse tomber.
Le tapage s'atténua pour reprendre de plus belle.
Gustav – Ca suffit ce bordel !
Il cria et ça s'arrêta. Quand les deux jeunes voulérent retourner dans le lit, ça recommenca du côté de la porte. Le petit loquet commencait à s'échapper mais Gustav arriva et tout en hurlant d'arrêter, il ouvrit la porte. Personne.
Jade – Qu'est-ce qu'il se passe ici ?
Sa voix tremblait, c'était complétement fou, pourquoi on s'en prenait à leur porte comme ça ?
Gustav – Ne t 'inquiète pas. C'est sûrement...
Il ne finit pas sa phrase que les tapages reprenaient sur la porte de la chambre à côté. Enervé, il l' ouvra.
Jade – Une autre porte ?
Les coups continuérent et Jade ferma leur porte tout de suite.
Gustav – Tu vas arrêter petit con ?!
Ils arrêtérent et reprirent.
Gustav – Je vais voir le gérant. Reste ici.
Même si elle n'était pas très rassurée, elle le laissa partir à la réception. Elle referma le loquet et regarda le petit blond s'éloigner.

Il appela le réceptionniste qui arriva tranquillement de sa piéce de derrière.
Réceptionniste – Un probléme Monsieur ?
Gustav – Oui, nos voisins tapent comme des fous sur notre porte !
Réceptionniste – Vos voisins ?
Gustav – Oui ! Chambre 3 !
Réceptionniste – Vous êtes sûrs ?
Enervé, le petit blond montra trois de ses doigts.
Gustav – Un gros 3 sur la porte, à côté de de la notre.
Réceptionniste – Mais je n 'ai que vous comme clients... enfin, je pense savoir qui c'est, tous les trente-six du mois un ivrogne arrive à se faufiler et se mettre à l'abri mais il ne tape pas sur la porte.
Gustav – Puisque je vous dis qu'on tape sur notre porte et celle qui lie les deux chambres.
Réceptionniste – Je vais aller voir ça, ne vous inquiètez pas.
Gustav – Merci.
La blond partit plus rassuré et fit un sourire à Jade qui le regardait de la fenêtre, derrière les rideaux.
Elle lui ouvra et referma tout de suite.
Jade – Alors ?
Gustav – C'est un ivrogne qui est ici clandestinement, il va nous débarasser de lui.
Jade – Ah...
Ils allérent s'asseoir dans le lit.
Gustav – Bon voyons voir si nous n'avons pas une cassette un peu moins trash.
Il s'empara d'une deuxiéme boîte noire et la mit dans le magnétoscope.
Gustav – Un petit porno cette fois ?
Jade regarda les images avec horreur. C'était encore dans une chambre, trois jeunes filles rigolaient quand les portes claquérent et deux hommes arrivérent de nulle part, poignard en main. Les cris déchirérent les oreilles de la blonde.
Gustav – Jade... c'est bien une chambre ?
Jade – Oui...
Le blond se tourna et regarda les rideaux et le lit. Jade fit de même et reconnu dans la vidéo, la même pièce.
Gustav – Putain.
Il retira la cassette et regarda Jade effrayé.
Jade – Gus... qu'est-ce qu'on fait ici ? Il faut partir tout de suite...
Gustav – Non, calme toi.
Il s'approcha et la laissa s'appuyer contre lui.
Gustav – Ils ont dû entendre les bruits, si on sort... ils nous tueront.
Jade – Mais c'est une blague ? Ca ne peut pas être vrai !
Gustav – Bon, on va quand même essayer de sortir... peut-être que tu as raison, qu'ils n'ont pas entendu.
La nuit fraîche ne laissait apparaître aucunes étoiles.
Jade – D'accord.
Son estomac se tordait rien qu'en pensant à la video.
Gustav – Tu vois les arbres là-bas ? Je vais ouvrir la porte et on va courir jusque là-bas, ok ?
Elle hoche la tête. Ils replacérent les rideaux et éteignirent les lumières.
Gustav – Attention...
Il ouvra la porte et ils courrirent, main dans la main, jusqu'aux fameux arbres.
Jade – Gustav !!
Un des hommes sur les cassettes se tenait à à peine cent métres d'eux. Le batteur s'arrêta et se mit à courir dans le sens inverse en entraînant l'adolescente qui laissait ses larmes coulaient à l'idée que cet homme soit derrière elle. La porte approchait et quand Jade se permit de jeter un oeil derrière, elle vit le deuxiéme homme masqué. Leurs couteaux brillaient aux deux réverbéres du motel.
Jade – Ils nous suivent...
Gustav accéléra et la tira dans la chambre, il referma la porte et s'appuya contre celle pendant qu'un des hommes tappaient dedans.
Gustav – Il faut trouver une autre sortie... va voir à la salle de bain.
La blonde avanca, peureuse, et une fois dans la pièce, elle découvrit une petite fenêtre... clouée. Malgré le verre peut transparent, elle vit une ombre passait. Son sang se glaça, elle fila rejoindre Gustav.
Jade – La fenêtre est clouée... ils sont derrières.
Le blond mit le loquet et serra la jeune fille dans ses bras.
Gustav – Pleure pas, on va s'en sortir...
Les deux portes se mirent à trembler, on retaper.
Jade – Je... je veux pas... mou...
En pleurs, elle avait du mal et Gustav qui commencait à apprécier de plus en plus la belle blonde, se laissa entraîner par les évenements, il s'empara des lèvres de Jade qui se laissa faire.
Les tapages stoppérent.
Gustav – Il nous faut quelque chose pour se défendre.
Elle acquiesa et ils fouillérent les tiroirs mais rien...
Gustav – Bon...
Il alla dans la salle de bain et donna un coup de poing dans le miroir qui se brisa. Il prit le plus gros morceau et l'enroula d'un bandage.
Jade – Tu saignes...
Il l'ignora mais lui sourit quand même. Ils allérent dans la chambre et s'assirent à terre, l'un contre l'autre, dans un coin.
Trop fatiguée et sûrement stressée, Jade tomba dans un lourd sommeil.

Les cris recommencaient. La blonde ouvrit les yeux : Gustav était entrain de visionner les cassettes.
Jade – Tu m'as laissé m'endormir ?! Puis arrête de regarder ça...
Elle voulu se lever mais le batteur s'avanca et l'obligea à rester assise.
Gustav – Il ne faut pas que tu bouges, comme ça, ils ne croiront pas qu'on veut s'enfuir. J'ai caché les caméras sauf celle derrière, ils ne voient que toi. Je regarde chaque vidéo pour trouver quelque chose... une faute de leur part.
Il murmurait et lentement, il approcha ses lèvres puis les posa rapidement sur celle de la blonde.
Elle resta assise, inquiète au moindre bruit tout en regardant le batteur devant elle , télécommande à la main.
Gustav – Regarde, là... il sort... de... la salle de bain.
Il mit sur pause et alla dans la pièce d'eau. Jade attendit. Il tira le rideau de douche, rien, la fenêtre... non... ses pieds se posérent sur une plaque... il fut étonné du bruit, ça sonnait creux. Il poussa le tapis beige et découvrit une trape. Tout doucement, il l'ouvrit : un tunnel. Alors ils venaient d'ici. Il revînt voir Jade.
Gustav – Viens.
Elle se leva, tremblante, et le suivit dans la salle de bain.
Gustav – Vas-y.
Jade – Mais c'est quoi ?
Gustav – Fais moi confiance !
Elle se glissa dans le tunnel. Avoir confiance ? Elle était légérement claustrophobe... Il descendit à son tour et referma la trape.
Gustav – Je passe devant.
Il avait trouvé une lampe de poche. Il se mit à quatre pattes et avanca dans le tunnel. Jade restait proche de lui en respirant le plus calmement possible.
# Posté le lundi 13 août 2007 10:05
Modifié le dimanche 23 décembre 2007 11:01

002. derniére partie.

002. derniére partie.
Au bout de quelques minutes, la blonde ne se sentait pas bien.
Jade – Je peux plus Gustav.
Gustav – Bon, pose ta main sur mon pied et ferme les yeux, suis moi.
Toujours à quatre pattes, il venait de tourner.
Gustav – Merde.
Il regarda le troupeau de rat qui barraient le chemin.
Jade – Quoi ? Qu'est-ce qu'il se passe ?!
Gustav – Promets moi de ne pas crier.
Jade - Pourquoi ?
Gustav – Si jamais tu cris, ils sauront qu'on a dispau, alors on va passer le plus vite mais ne crie pas.
Il avanca, les rats se faufilérent entre leurs jambes et Jade étouffa un cri. Elle suiva le batteur en essayant d'oublier les bêtes.
Gustav – Il y a de la lumiére là-bas.
Soulagée, l'adolescente reprit sa respiration.
Gustav – Ecoute... il faut faire demi-tour.
Jade – Oh non.
Le blond repartait déjà sur ses pas, il y avait bel et bien un bruit étrange. Un cliquetis de clé...
Gustav – Vite.
Une fois à la trape de leur chambre, il passa en premier, aida Jade et soudain, fut effrayé de voir le visage gris d'un masque... les killers étaient dans le tunnel. Il referma la trape à une vitesse folle, l'homme ne pouvait plus venir. Il mit un meuble dessus et rejoignit Jade, près de la fenêtre.
Jade – Regarde.
Gustav – Ne l'appelle pas, on ne sait pas qui c'est...
Jade – Il a l'air d'avoir fait beaucoup de route.
Un camion rouge venait d'arriver. Un homme aux cheveux grissaillés, une casquette sur la tête, tournait en rond devant son véhicule.
Jade – Il pourrait nous aider, Gus.
Gustav – Ok...
La blonde commenca à taper sur le carreau et le batteur s'y mit aussi. Le vieil homme tourna la tête et les regarda surpris.
Jade – Aidez nous !
Ils criaient comme ils pouvaient mais l'homme ne comprenait pas, alors il s'approcha. Les deux jeunes arrêtérent à la vue des deux hommes masqués derrière lui.
Gustav – Putain c'est pas vrai... derrière vous !
Ils retapérent essyant de lui dire. Le gérant arrivait à son tour. Quand il comprit enfin, il se retourna et... salua l'homme aux lunettes.
Réceptionniste – Tiens, voici les cassettes, tu n'en trouveras jamais des pareilles.
Gustav – Ils sont ensembles... il faut repartir Jade, les deux autres doivent être dans le coin.
Jade –Par la trape ?
Gustav – Oui. Allez courage.
Il la serra contre lui et ils partirent dans la salle de bain pousser le meuble et tenter un autre tunnel. Ils ne revoyérent pas les rats. La galerie était bouchée mais au dessus, il y avait de la lumiére filtrée.
Encore une trape. Gustav la souleva et observa les alentours. Il n' y avait personne, c'était une petite pièce remplie de cassettes et un bureau avec au dessous une dixaine de télé dont une paire qui montraient plusieurs angles de leur chambre. Il poussa la plaque de bois et aida Jade à sortir du tunnel.
Jade – Mon dieu... Un téléphone !
Elle se rua dessus et composa le numéro de secours.
Femme – Police secours, bonsoir.
Jade – Nous sommes dans un motel, ils veulent nous tuer, aidez nous...
Femme – Votre nom et l'adresse s'il vous plaît.
Jade – Je... nous sommes au Motel Kaiser... il...
Un bruit de porte, c'était celle de l'entrée.
Gustav – Dépêche toi.
Le réceptionniste arriva avec ses deux hommes masqués dans la pièce vide.
Réceptionniste – Ils n'ont pas pu s'échapper !
Il tapa sur son bureau et regarda chaque télé.
Réceptionniste – Ils sont bien quelques parts....
Femme – Madame ? Vous êtes toujours là ?
Le gérant se retourna et prit le téléphone. Avec rage, il raccrocha. La trape à côté était légérement ouverte.
Réceptionniste – Trouvez les moi !
Il arracha le fil du téléphone et le mit dans sa poche. Les deux hommes se séparérent : un qui allait passer par le tunnel et l'autre qui filait jusqu'à la chambre nuptiale comptant bien passer par l'autre trape.
Pendant ce temps, les deux jeunes se dépêchaient de prendre une autre galerie. Leur respiration saccadée les stressait à un point inimaginable. Jade se retournait, elle était sûr que les hommes masqués étaient proches...
Ils débouchérent sur la trape dans le garage. Gustav fit tomber la une grosse armoire sur celle-ci.
Jade – Ils finiront par nous trouver ici.
Gustav – Mets toi ici.
Elle s'assit à côté de la grosse porte de garagiste. Le blond regarda aux petits carreaux du dessus.
Gustav – il n' y a plus personne...
Il vînt à côté de la blonde.
Gustav – Je suis désolé, on aurait dû t'écouter et partir.
Jade – Non, tu ne pouvais pas savoir... oh et il n'y a pas encore de réseau.
Elle soupira et remit son portable dans sa poche. Elle se décala pour regarder par une fenêtre.
Jade – Gus, une voiture arrive.
Gustav – Encore un complice ?
Jade – C'est une voiture de police...
Gustav – C'est peut-être un piége. On a même pas eu le temps de dire l'adresse.
Jade – Ils ont pu repérer l'appel ou chercher le Motel Kaiser.
Gustav – Attends, on ne sait jamais.
Le réceptionniste regarda un instant le shérif de son accueil. Il fit un sourire ignorant et se lanca à sa rencontre.
Réceptionniste – Bonsoir.
Shérif – Monsieur. On nous a appelé pour signaler quelques problémes.
Réceptionniste – Ah oui ? C'est étrange. Tout va bien.
Shérif – Hum... je peux jeter un coup d'oeil ?
Récpetionniste – Biensûr. Il y a eu un petit probléme avec un vagabond mais tout est réglé.
Le policier acquiesa vaguement et passa sa lampe de poche dans la cour.
Shérif – Je vais quand même regarder dans une chambre.
Le gérant le mena devant la chambre 3 et regarda attentivement son trousseau de clé.
Réceptionniste – Ce ne sont pas les bonnes. Je reviens.
Il partit devant un shérif perplexe. Celui-ci hésita un instant mais tenta d'ouvrir la chambre ; elle était ouverte. Il entra et balaya la pièce de sa lampe. Une porte était fermé et une couleur rougeâtre le fit reculer. Une autre porte ouverte, il arriva dans la chambre voisine. Un mirroir cassé...
Shérif – Il y a quelqu'un ?
Ce motel lui semblait étrange... il vit alors la cassette sur pause, il l'enclancha et parcourut une nouvelle fois la chambre de sa lumière. Il reconnut immédiatement celle-ci. Il sortit en n'arrivant pas à se rendre compte... des meutres...
Jade – Il a l'air déboussolé.
Gustav – Viens.
Il prit sa main et l'emmena à l'extérieur.
Gustav – S'il vous plaît ! Ne tirez pas !
Shérif – Qui est là ?
Il sortit son pistolet, encore tremblant et vit les deux jeunes.
Shérif – Montez vite !
Ils entrérent dans la voiture. Quand le policier voulut mettre en route la voiture, celle-ci ne démarra pas.
Shérif – Ils ont coupé les fils... mais qu'est-ce que c'est que ce bordel ?!
Gustav – Le gérant tue et enregistre les meutres... ils veulent nous tuer aussi.
Shérif – Ca ne se passera pas comme ça, restez ici.
Il sortit, toujours la lampe et l'arme à la main. Il souleva le capot et regarda. Ils avaient coupé l'autre fils aussi.
Jade – Ils reviennent !
Ils sortirent du véhicule.
Gustav – Attention !!
Trop tard un des hommes masqués avait planté son poignard dans le policier. Gustav n'attendit pas, il reprit la main de Jade et l'emmena vers leur chambre.
Réceptionniste – Vous n'auriez pas dû vous mêlez de ça Shérif.
Celui-ci agonisait, le regard vide.
Réceptionniste - Rattrapez les.
Le batteur ferma la porte.
Jade – On va mourir...
Elle éclata en sanglots, une nouvelle fois, Gustav la prit contre lui en caressant ses cheveux.
Gustav – Non. Je te promets qu'on va s'en sortir.
Les tapages reprirent. Gustav se plaqua contre la porte.
Gustav – Dégagez bande d'enfoirés !!
Tout s'arrêta. Le blond en profita, il remit correctement le loquet.
Jade – Tu fais quoi ?
Il lui arracha un bout de son pull et alla dans la salle de bain. Là, il cassa le carreau de la fenêtre avec un bâton. Il placa le morceau de tissu sur la vitre cassée.
Gustav – Ils vont croire que tu es partie.
Il revînt dans la chambre.
Il déplaca un meuble et se mit à taper sur le plafond.
Jade – Qu'est-ce que tu fais ?
Gustav – Tu vas m'attendre ici.
Jade – Pourquoi tu vas aller où ?
Paniquée, elle regarda dehors, personne.
Jade – Me laisse pas toute seule...
Une plaque du plafond en bois était partie, le batteur redescendit du meuble et s'approcha de Jade. Il lui caressa la joue et l'embrassa.
Gustav – Reste cachée en sécurité et je te promets qu'on survivra. Il faut que j'aille jusqu'à l'accueil pour téléphoner.
Il aida la blonde à grimper jusque dans les combles.
Jade – Promis ?
Gustav – Promis.
Il laissa sa main glisser sur les cheveux de Jade et lui dit de remettre la plaque. Il poussa le meuble et vérifia que tout soit en ordre. Il avait peur, mais il devait les sauver. Il respira un bon coup, ouvrit la porte lentement. Tout était silencieux.
Avec les trous du bois, Jade surveilla, chaque mouvement du blond. Il fit deux pas et son cri retentit dans les oreilles de la blonde. Le gérant le filmait et les deux hommes l' avaient poignardé. La jeune fille laissa couler ses larmes, voyant le corps de Gustav à terre et l'homme à lunettes avec sa caméra à la main.
Réceptionniste – Parfait ! Bon, il me faut la fille maintenant.
Un des hommes masqués trouva le bout de pull.
Réceptionniste – Merde ! La garce... dépêchez vous, trouvez là.
Jade regardait toujours, du moins ce qu'elle pouvait, et elle avait de plus en plus envie de hurler et laisser ses pleures parler eux-même. Mais le gérant qui allait sortir, s'arrêta et regarda dans la piéce, comme s'il attendait d'entendre quelque chose. Elle retint son souffle et une fois parti, elle s'écarta contre le mur pour se laisser pleurer.

Elle se réveilla. Le jour percait les fissures du toit. Elle frotta ses yeux et se remémora ce qui c'était passé. Gustav ! Elle poussa la plaque et descendit comme elle pu. Elle s'agenouilla à côté du blond.
Jade – Gustav...
Quelques larmes mais elle devait se prendre et trouver un moyen pour partir et envoyer des secours. Elle vit la voiture du gérant. A la palce des clés il y avait une sorte de tourne vis, elle le tourna et la voiture démarra. Quand elle voulu démarrer un des hommes masqués arrivait derrière elle. Son coeur faillit la lâcher mais elle appuya sur l'accélérateur. Le mec passe par la petite fenêtre au dessus de Jade. Il s'accrocha à elle, la voitrue zigzague au milieu du motel. L'homme est secoué mais tient bon avec son éternel couteau à la main. Jade fait tout pour le faire dégager mais il reste accroché à elle. Elle voit alors l'autre homme masqué. Prise par la vitesse, elle fonce droit sur lui et se retrouve dans dans une des chambres, totalement démoli. L'homme en face d'elle est complétement écrasé contre le mur, il gémit. Son masque a disparut et à la place c'est du sang qui se coule sur sa bouche et ses joues. Elle tourna la tête à droite et émit un cri. L'autre a le moitié du visage déchiqueté. Elle sortit rapidement laissant la voiture. Elle rejoignit la pièce où il y avait le téléphone.
Le gérant vit ses deux acolytes. Il fit demi-tour et fila à l'accueil. La blonde cherchait en vain le fils du téléphone quand...
Jade – Ahhh !!
L'homme à lunettes lui tira les cheveux en arrière et la fit tomber.
Réceptionniste – Alors sale putain, tu croyais t'en sortir ?
Jade – Lâche moi connard.
Elle se relèva mais il la poussa contre un fauteuil, elle glissa à terre, la lévre légérement ouverte. Le réceptionniste sortit sa caméra et la mit en route.
Réceptionniste – Allez montre ta tête... sale garce... montre ta tête j'ai dit !
Un peu sonnée, elle se laissa filmer.
Réceptionniste – Tu vas être bien gentille maintenant, puis ça évitera que le sang gicle.
Jade – Rêve connard.
Elle lèva sa jambe et le gérant se retrouva replié sur lui même. Il garda ses mains sur ses bijoux de famille ruminant des insultes. La blonde alla dans la pièce d'accueil. Un pistolet était sur la table. Elle l'attrapa mais le réceptionniste arriva et la gifla. Elle laissa tomber l'arme.
Réceptionniste – Viens par ici...
Il lui tira les cheveux jusque derrière la comptoir et il la cogne. Elle cria sa douleur mais il en prenait du plaisir. Il partit à l'entrée pour fermer la porte même s'ils étaient dans un coin perdu. Jade en profita, elle se força à se lever et prit le pistolet à terre.
Le réceptionniste se retourna, d'abord pour continuer son assassinat mais quand il vit la jeune fille, l'arme en main, ses traits se froncirent. Celle-ci n'attend pas elle tira mais... rien n'en sortit. Il rigola et sortit son pistolet mais Jade enclancha les balles et retira. En pleine poitrine, la balle s'approfondit mais la blonde tira encore trois coups. Le gérant s'écroula à terre. Partit à pleurer comme une enfant, Jade se relèva et regarda le corps. Il faut qu'elle fouille dans ses poches pour le fils du téléphone... Elle passa sa main dans ses poches. L'homme, les yeux ouverts, avait une impressio nde vivant et ça donnait la chair de poule à la blodne qui s'empressa de tirer le fils et d'appeler les police.
Une fois l'appel passé, elle coura voir Gustav. Toujours étendu au sol, elle se laissa tomber à genoux à côté de lui.
Elle le regarda en murmurant des Gustav. Il ouvrit les yeux, un sourire se dessina sur ses lèvres. Jade prit sa main et resta à pleurer près de lui...



END.
# Posté le mardi 14 août 2007 07:41
Modifié le dimanche 23 décembre 2007 11:18

0001. Première partie.

0001. Première partie.
Alors ils étaient revenus eux aussi ? Je soupire. Moi, Jessy Ziegler, j'avais embrassé les deux grandes stars du moment. Combien de gens ont lu notre courte histoire ? Tsss... ils me dégoûtent ! Bientôt, ils se vanteront d'avoir embrassé la même fille successivement : " entre jumeaux, on a les mêmes goûts ".
Je me laisse tomber sur mon lit. Oui... tout a commencé ce jour qui s'annoncait mal.

.......Mon coeur allait me lâcher ! Arrivée depuis à peine deux jours, je devais aller à l'école. Je détestais cet endroit où les éléves n'étaient bons qu'à critiquer.
La main de mon pére compressait la mienne. Il savait que je ne supportais pas le regard des autres.
Mon pére - Voilà. Ne t'en fais pas, les éléves ont l'air gentils puis au cas où n'oublis pas que tu es une très jolie fille et intelligente en plus !
Le "au cas où" ne me plaisa pas mais je laissa mes lèvres lui offrir un sourire.
Devant la grille, mon paternel me serra dans les bras et partit. Allez Jessy, va dans cette maudite cour.
A chaque pas, je sentais un regard de plus vers moi.
? - Mademoiselle Ziegler ?
Je me tourna vers une femme en tailleur gris, un chignon impeccable derrère la tête.
? - Je suis votre professeur, Madame Spingle. Suivez-moi.
Je ne broncha pas et une fois dans la salle de classe, je posa mon sac où le prof me dit.
Spingle - Votre place sera la même pendant toute l'année. On ne mange pas de chewing gum en classe, on léve la main pour répondre ou demander quelque chose...
La liste continua jusqu'à la sonnerie stridente. Les éléves arrivérent et s'installérent. Je me trouvais à côté d'un grand garçon mince, les cheveux noirs en piques, le regard curieux. Je détourna la tête et sortit mes affaires alors que mon voisin m'observait.
Spingle - Monsieur Kaulitz ?
Le garçon à mes côtés lâcha un " oui ? " et à quelques secondes d'intervalles, une voix disait la même chose.
Spingle - Pour une fois Tom, ce n'est pas vous que ça concerne.
Tom... c'était un dreadeux et sûrement frére de mon voisin, au fond de la classe.
Spingle - Je vous ai déjà dit d'enlever ce piercing par contre ! Et Bill, par pitié, sortez vos affaires !
Il s'appelait Bill, Bill Kaulitz. Cette prof qui vouvoie tout le monde aurait pu me mettre à côté de quelqu'un de plus... enfin de moins bizarre.
Le cours commenca...
Spingle - Nous avons une nouvelle éléve, elle va se lever et se présenter.
Super !
Moi - Ben je m'appelle Jessy Ziegler, j'ai onze ans, je viens d'emménager avec mon pére à Magdeburg.
Un éléve leva la main, et le regard défiant, il me demanda où était ma mére.
Moi - Ca te regarde pas.
Spingle - Elle a raison Nicklas... mais soyez poli Mademoiselle Ziegler.
J'haussa les épaules et m'assis. La prof qui enchaîna avec de la grammaire... vraiment génial ce début.
Bill - Nick aime bien provoquer. Moi c'est Bill.
Après m'avoir chuchoté cette phrase, il avança sa main et je la serra rapidement.
Bill - T'habites où ?
Moi - Près du rond point...
Bill - Ah... j'habite pas loin.
Moi - C'est ton frére Tom ?
Bill - Oui malheureusement.
Il rigola. Ses dents d'une blancheur incroyable me fascinaient.
.......L'école se finissa. Bill était vraiment sympa.
Bill - Si tu veux, on peut rentrer ensemble ?
Moi - Désolé, mon pére est là.
Je lui montra la voiture garée en face.
Bill - Bon ben une prochaine fois alors. A demain !
Moi - Salut....
Je rejoignis mon pére qui souriait malicieusement mais il ne me demanda rien.

Les semaines étaient passées sans probléme. Tom, Bill et moi étions souvent ensemble et ce week-end, ils m'avaient tous les deux donné rendez-vous mais pas au même moment. Bill avait l'air inquiet et Tom me sortait des blagues encore plus nulles que d'habitude.
J'avais hâte de les voir, j'enfilais mes chaussures et fila au kioske.
? - Jessy ?
Moi - Bill ! Ca va ?
Bill - Euh... je sais pas...
Moi - Qu'est-ce qui se passe ?
Il s'approcha, pose ses mains à ma taille et m'embrasse. Ce fut mon premier baiser... tout a fait délicieux.
Bill - Excuse moi...
Il partit en courant. Un peu perdue, je ne vis pas son jumeau arriver quelques minutes après. Son bandeau maintenait ses dreads et ses yeux ne quittérent pas les miens.
Moi - Tom, ton frére m'a...
Tom - Oublis Bill deux minutes. Je voulais te dire que t'es une fille extra.
Moi - Merci mais...
Et voilà que le dreadeux m'embrassait à son tour. Il était un peu plus stratégique et moins doux.
Sa langue tournait autour de la mienne. Quand il me relâcha, il s'en alla en tenant ma main.
Moi - Désolé Tom.
Je me recula et partis d'un pas rapide.
.......Aucun des deux ne me parla après ça. Je pensais que Bill avait peur et il n'osait pas me parler et pour Tom, il m'en voulait.
Juste avant que je redéménage, les jumeaux s'étaient alliés contre moi, entre les regards sanglants de Bill et les petites bousculades de son frére, je ne savais plus quoi faire.
Mon unique et meilleure amie, Yvi, me disait de les ignorait et que toute façon, ils se prenaient pour des petites starlettes. Mais ce qu'elle ne savait pas c'était que leur baiser avait déclanché un sentiment en moi : j'étais tombée amoureuse de mes deux anciens amis et ça me tuait...
Malheureusement mon pre était muté en France, je quitta l'Allemagne, les larmes aux yeux.

Aujourd'hui j'ai dix-sept ans, mon pére a racheté la maison de Magdeburg, il veut passer sa retraire ici avec sa femme, Louise.
Je me lève et sors dans la rue. On est cinq jours avant Noël et j'ai la maison à moi toute seule jusqu'à mi-janvier.
J'attends le bus qui m'emméne au bowling. J'espère qu'il neigera bientôt sinon...
? - Pardon.
Je me pousse pourl aisser la fille monter dans le bus... dans le bus ?!
Je monte dedans vite fait et m'installe au fond. J'allume mon mp3... plus de pile.
Moi - Merde ! C'est un vrai bouffe pile ce truc.
? - Oh mein gott ! Jess ?
Je relève la tête.
Moi - Yvi !!
On se serre dans les bras.
Yvi - De retour ?
Moi - Oui, ça va faire une semaine mais j'ai perdu tes coordonnées, alors j'ai pas pu te prévenir.
Yvi - Ah c'est malin ! Tu vas où là ?
Moi - Au bowling.
Yvi - Cool. On pourra parler... c'est bien la soirée, non ?
Moi - Nan, c'est demain. Il parrait même qu'il y aura un groupe.
Yvi - Ah merde... Donc ce soir il y aura presque personne.
J'acquiese. Au moins je ne risquerais pas de les voir. On s'asseoit et on attend notre arrêt.
.......Les rois du strike commencent leur entraînement, les boules de billard se claquent entre elles, les gens discutent et la musique est calme. J'aime beaucoup cette ambiance.
On s'asseoit près du bar.
Yvi - Dis... tu as revu...
Moi - Non, et je ne compte pas les voir.
Yvi - Ils ont changé Jess, tout comme toi.
Moi - Tu veux dire quoi par " tout comme toi " ?
Elle tourne les yeux, ignorant la remarque.
Yvi - Tom a gardé ses dreads, son visage s'est affiné, il est adorable et...
Moi - Yvi ! Je sais tout ça, tu as lu les magazines ? Ils parlent de ce qui s'est passé comme si c'était une simple amourette de gosse !
Yvi - Mais c'est ça, ce n'est rien de plus.
Je soupire, elle a raison, ils ont raison, et moi... moi je me fais des films.
Yvi - J'ai l'impression que ce n'est pas pareil pour toi.
Moi - Tu te trompes, c'est juste que je n'aime pas qu'on parle de moi comme ça.
Yvi - Si tu lis les mags sur eux, tu dois savoir qu'ils rentraient hier chez eux pour Noël...?
Moi - Nan.
Yvi - Ben maintenant que tu le sais... tu veux toujours pas les voir ?
Moi - Non Yvi !
J'appelle le barman et demande une biére.
Yvi - Depuis que tu es partie, je me suis rapprochée d'eux... j'ai même eu une aventure avec Tom.
Moi - Cool.
Il a osé ? Avec elle en plus. Oh puis voilà que je suis jalouse...
Yvi - Je comprends pas Jessy. Tu me dis que tu t'en fous des jumeaux et là tu me regardes de travers comme si...
Moi - Comme si quoi ? Comme si j'étais amoureuse de ces stars ? Peut-être mais je dois les oublier comme il m'ont oubliée.
Yvi - Qui te dis qu'il l'ont fait ? Ils parlent de toi dans les magazines quand même.
Moi - Faut bien qu'ils racontent leur connerie à quelqu'un.
Yvi - Bon allez, on va arrêter de parler d'eux... une partie de billard ça te dit ?
Moi - Ok, mais je sais pas jouer...
Elle me sourit et on va à la table du fond.
Yvi - Donc toi tu mets les rayées dans les trous, ok?
J'hoche la tête. Le jeu peut commencer.
Au bout de cinq minutes, je n'arrive toujours pas à tirer dans les boules.
Yvi - Mais si, tu as juste à...
Elle s'arrête de parler, surprise, elle regarde derrière moi. Je n'ai pas le temps de réagir : on s'appuie contre moi, des mains fines viennent se poser sur les miennes qui ont toujours le bâton de billard.
? - Comme ceci...
La voix masculine me déconcentre mais voilà que ses mains serrées sur les miennes conduisent le bâton vers la boule blanche.
? - Là.
Celle-ci se cogne dans la rouge et la jaune qui tombe dans un des trous.
Moi - Wow.
Yvi a disparu. Je me retourne pour voir le garçon qui vient de me lâcher. Mon sourire s'efface. Elle n'a pas tort... il est adorable. L'attendrissement vient à sa fin, c'est Tom, alors laisse tomber.
Je m'apprête à partir mais il me coupe la route.
Tom - Tu vas pas partir comme ça... j'ai le droit à un verre, non ?
Moi - Qui oserez refuser quelque chose à Monsieur Tom Kaulitz ?
Tom - Ah tu connais le groupe.
Il ne m'a donc pas reconnu. C'est peut-être l'occasion de voir si il a tant changé...
Tom - Un petit verre, s'il te plaît.
Moi - Bon d'accord.
Il affiche un sourire vainqueur.
On va dans la salle à côté, l'endroit où les soirées bowlings se déroulent. Elle est peu éclairée.
Tom - On se met ici ?
J'acquiese, il s'asseoit et appelle un serveur.
Tom - Tu t'appelles comment ?
Moi - Jess... Jessica.
Tom - Ah, joli prénom.
Moi - Merci.
Il me fait un clin d'oeil. Je regrette, j'aurais dû leur parler, on se serait expliqué... j'aurais enfouis mon amour pour eux pour ne garder que la belle amitié d'avant.
Tom - Tiens ton smirnoff.
Je prends le verre et laisse mes yeux parcourirent le visage du jeune homme. Il a gardé les mêmes yeux pétillants.
Tom - T'habites ici ?
Moi - Oui, je viens d'emménager.
Tom - Ok. Tu connais le groupe alors ?
Moi - Vaguement.
Tom - T'as déjà écouté ?
Moi - Euh... durch den monsun.
Tom - Et ?
Moi - Et quoi ?
Tom - Tu aimes ?
Moi - Oui.
Il me fait un grand sourire et boit une gorgée de vodka.
Tom - Hmmm... Georg ! Je suis là.
Un type, plutôt baraqué, arrive.
Georg - Eh mec ! Je vois que tu ne m'as pas attendu.
Tom - Nan, la plus belle est à moi.
Son regard me gêne. Avant il était moins... dragueur.
Georg - Rôôô... et moi alors !
Tom - Ben toi, t'as Bill.
Je rigole et vois Georg partir, blazé.
Tom - Tu viens demain ?
Moi - Je sais pas.
Je jettes un coup d'oeil sur la salle qui se prépare. Je voudrais bien voir Bill mais son regard me transpercerait... je perderai tous mes moyens.
Tom - Jessica, ça te dit de venir chez moi ce soir ?
Chez lui ?
Moi - Je suis désolée mais non, je... je vais rentrer.
Je me léve et sors rapidement. Voilà, tu as revu un des garçons qui t'ont empêché d'aimer un autre. Faut que j'arrête de penser ne passé et aux deux gentils jumeaux, c'est fini tout ça.
Une fois dehors, en plein milieu du parking, je m'appuie contre une vieille voiture et sors mon portable pour appeler Yvi.
? - Mais si ! Une brune je te dis, super jolie, les yeux bleus...
J'aperçois Tom à l'entrée du bowling, entrain de gueuler avec un autre gars sûrement.
Je me décide à bouger, aller plus loin.
Tom - Eh !!
? - Tu fais chié Tom, si ça tombe c'est même pas ta fille là.
Je me retourne vers Tom et... Bill. Celui-ci s'arrête net, la lumière du lampadaire me laisse voir son visage.
Bill - Jessy... qu'est-ce que tu...
Moi - Je m'en vais t'inquiète pas. Désolé Tom.
Les larmes prêtent à couler, je pars en courant. Mon coeur bat la chamade, je serre les poings et essaye de respirer normalement. Ils ne m'ont pas suivi, maintenant c'est sûr ils me haïssent surtout Tom... le pauvre.
Mon téléphone vibre.
Yvi - Jess ! T'es où ?
Moi - Je... je suis rentrée Yvi, on se voit demain, ok ?
Yvi - T'es sûre ?
Moi - Oui.
Yvi - Mais comment ça c'est passé avec...
Je raccroche et ferme complétement mon portable. Je veux être seule.



# Posté le lundi 27 août 2007 06:16
Modifié le dimanche 23 décembre 2007 11:26

0002. Derniére partie

0002. Derniére partie
Je suis dans un espéce de sous-bois, de gros chênes m'entourent. Au loin j'aperçois un aire de jeu pour les enfants. Oh làlà faut que je reparte d'ici, trouver une excuse et ne plus revoir cette ville, ces jumeaux et ces putains de souvenirs.
? - Jessy !!
Je regarde autour de moi, mais il fait trop sombre pour apercevoir quelqu'un.
? - Jessy, t'es où ?
La voix de Tom.
Tom - Jessy ! Y a des écureuils ici...
Bahhh ! Je me barre en dehors du sous-bois et me cogne dans un arbre... euh non, dans Tom plutôt.
Tom - J'savais bien que je te ferais sortir avec ça.
Moi - J'y peux rien si ces bestioles me foutent la frousse.
Une gêne se place entre nous. J'ai une boule dans l'estomac, j'ai l'impression de ne faire que de le trahir et que là...
Tom - J'te déteste pas Jessy.
Moi - Je... j'ai jamais pensé ça.
Tom - Oh si, tu le penses si fort...
Moi*au bord des larmes* - J'voulais juste vous revoir un instant... juste me souvenir.
Il me prend dans ses bras.
Tom - On a grandi et... je regrette vraiment ce qu'on t'a fait subir avec mon frére à la fin.
Moi - En même temps c'était normal, j'ai été... j'ai été une vraie conne.
Tom - Tu sais, au début, j't'en ai voulu d'm'avoir repoussé puis quand Bill m'a dit qu'il t'avait lui aussi embrassé, j'ai compris.
Moi - T'as compris quoi ?
Je me recule et le dévisage.
Tom - Tu aimais Bill pas moi.
Moi - Non je...
Tom - Oh si. Puis moi je t'ai même pas reconnu mais lui si... lui aussi il t'a aimé, lui aussi il regrette.
Moi - Lui aussi il me hait.
Tom - Comme toi tu as décidé de le haïr ?
Je baisse les yeux. Il voit en moi encore mieux que moi-même.
Il relève mon menton avec ses doigts fins.
Tom - T'es toujours une fille extra Jessy. Et quand on a été en France... on a même demandé à nos manageurs de chercher un peu...
Moi - J'étais tout au Nord.
Tom - Mais on a été à Paris, tu sais ?
Moi - Oui je sais... Les mags parlent que de vous.
Tom - Ah ah tu lis les trucs sur nous !
Moi - Ah non, recommence pas comme Yvi, je ne lis pas... enfin si un peu... d'ailleurs le nouveau tatouage de Bill est moche.
Le dreadeux se met à rire.
Moi - Tu lui dis pas hein ?
Tom - Nan nan... mais... Yvi est là ?
Moi - Oui, tout à l'heure quand t'es venu au billard, c'était elle devant.
Tom - Sans dec ? Elle a changé.
Moi - Pas vraiment... elle est toujours aussi belle ,aussi joyeuse...
Tom - Ouais. N'empêche quand tu m'as dit Jessica ben j'ai pensé à toi.
Moi - Ah mais tu sais moi aussi j'pensé beaucoup à vous.
Tom - Si tu veux on va continuer de parler chez moi ? Parce que les écureuils volants...
Il roule des yeux. Je lui donne une claque sur l'épaule et pars devant.
Moi - J'pensais pas que ça serait aussi facile de se retrouver.
Tom - Retrouver dans quel sens ?
Moi - De se parler comme avant.
Il acquiese et me dit d'attendre près de la route.
Moi - Mais pourquoi ?
Il accélére le pas et disparaît dans le bowling. Ok...
Quelques minutes après, un magnifique 4x4 noir s'arrête devant moi.
Tom - Tu montes ?
Je grimpe à l'arrière. Le guitariste à côté de moi, me sourit et commence à m'expliquer qu'ils sont en vacances pour Noël, que Bill a toujours eu du remords quand je suis partie et que je devais lui parler. Mais il en était pas question... j'ai trop peur.
........ On arrive devant la belle maison.
Moi - C'est super classe dis donc.
Tom - Ouais je sais. Et tu sais quoi ? Cette maison n'a jamais acceuilli de filles alors soit pas étonné du rangement.
On entre. Ca va c'est propre... il tourne à gauche...
Moi - C'est le salon ça ?
Les boîtes de pizza, les canettes de red bull ou de coca, les fringues, les trente-six télécommandes éparpillées.
Tom - Et ouais...
Moi - J'adore la télé par contre.
L'écran plat trônait derrière deux grands fauteuils en cuir. Je m'installe dans un des deux.
Moi - J'aimerai bien être riche comme vous.
Tom - On est pas riche hein...
Moi - A peine.
Tom - Si on a plus de fans du jour au lendemain, on perd tout.
Moi - Il est quelle heure s'il te plaît ?
Tom - Bientôt minuit.
Moi - J'vais rentrer alors. J'suis toute seule à la maison et j'ai pas envie de traîner dans les rues en pleine nuit.
Je me lève, dépose un baiser au coin de la lévre du dreadeux.
Tom - J'ai jamais respecté une fille comme toi, tu sais ?
Moi - C'est bien, au moins j'aurais pas peur que tu me dragues et qu'on couche ensemble.
Tom - Tu voudrais pas de mon beau corps ?
Il me regarde avec de gros yeux. Je rigole et confirme.
Tom - Bon attends, j'enléve le haut... voilà... et là ?
Moi - T'as même pas d'abdos.
J'éclate de rire devant la tête dépitée du guitariste torse nu.
Tom - J'te propose un pari.
Moi - Nan je rentre Tom. Je suis contente de t'avoir reparlé.
Il me prend une main, la pose sur son ventre plat.
Tom - Reste cette nuit et si jusqu'à demain mon réveil, tu n'es pas venue, je t'offre la télé.
Il em fait un grand sourire, je me fous de sa gueule mais il insiste, j'aime sa télé ? Alors je la prendrai.
Moi - Ok.
Je soupire.
Tom - Cool. Alors viens.
On prend un escalier et une fois à l'étage, il me désigne une porte.
Tom - Tu peux dormir ici... ou là... ou chez moi.
Le "ou là" était une porte juste en face et le " chez lui " c'était la chambre à côté.
Moi - Mouais. C'est quoi ici ?
Tom - Le range balais.
Il explose de rire et s'en va tout en enlevant son pantalon devant mes yeux. Devant sa porte, il me fait un clin d'oeil. Le range balais ? J'hausse les épaules et entre dans ce qui est ma chambre. Je me déshabille et une fois sous-vêtements, je me glisse sous les draps. Si ça tombe j'suis dans la chambre de Bill... je regarde partout, peut-être que lui il range ses affaires... j'veux pas le voir... pas maintenant. Je me lève et sors del a pièce discrétement. Et c'est quoi cette histoire de range balais ? J'ouvre la porte en question. Les volets de la seule fenêtre sont complétement fermés. Je n'y vois rien. J'avance, les mains en avant, à petits pas, prête à toucher un meuble ou je ne sais quoi qui... wow... je m'étale de tout mon long. Bon faut que je sorte parce que là j'vais finir par réveiller Tom. Je me relève. Ah mais y a un truc qui brille là... let's go pour la chasse au trésor. Je me dirige vers le truc brillant mais au bout de trois pas, je me prends les pieds dans une barre et me re-étale sur... sur un lit ? Je me m'asseois sur le bord et commence à tâter autour de moi. Ma main tombe sur un coussin ? Nan j'dirais plutôt... des fesses. Je me mords les lèvres imaginant alors que le range balai est la chambre de... Bill. Je sursaute, une main m'attrape le bras et me tient fermemant. La lumière allumée, je cache mes yeux.
Bill - C'est quoi ce bordel ! Vous... tu... Jessy ?
Moi - Eteins la lumière.
Il exécute.
Bill - Ca t'arrive souvent d'entrer dans la chambre des gens et leur tripoter les fesses ?
Il dit ça séchement.
Moi - Désolé. Mais toute façon je... je suis invitée par ton frére alors t'as rien à dire, parce que ici c'est chez toi comme chez lui !
Bill - Sauf que ici c'est ma chambre et pas la sienne.
Moi - Oui ben... ben t'as pas à mal acceuillir ses amis toute façon !
Bill - Et ses amis n'ont pas à venir dans ma chambre.
Moi - Mais si t'es pas content c'est 'core pareil !
Le chanteur m'a attrapé l'autre poignet, il tire un coup sec, je me laisse tomber. Je me mets à genoux, son souffle se percute contre ma poitrine.
Bill - Ah mais tu sais quoi Jessy ? Tom n'a pas d'amies filles qui en plus, ce sert de lui et moi.
Moi - Je me sers de personne moi.
Bill - Ah ouais ? Quand on était gosse c'était quoi ? Tu t'es servi d'moi.
Moi - C'est faux !
Bill - T'as embrassé Tom juste après, tu lui as dit que t'avais accepté de poser tes lèvres sur les miennes par pitié mais que lui, c'était autre chose.
Moi - Je n'ai jamais dit ça. Tom est venu, il m'a embrassé juste après toi et... je lui ai dit que c'était pas possible.
Bill - Mais biensûr, et pourquoi tu aurais dit ça ?
Moi - Tu peux pas comprendre.
Bill - Non t'as raison parce que je paris que c'est parce que tu avais embrassé un autre gars encore après et que lui tu l'aimais.
Il me relâche. Je m'écarte.
Moi - Non... j'ai jamais osé embrassé un autre garçon depuis vous deux. Jamais... pourtant j'ai eu des propositions mais nan... je vous aimais.
Bill - Dis le ! Dis que le vous ne tient pas que c'est Tom, tout le temps Tom, tout le monde aime Tom.
Moi - T'as vraiment tout faux.
Bill - Alors explique moi, Jessy.
Moi - Y a rien à expliqué.
Bill - Si.
Moi - D'accord.
Les mains en avant, je remontais ses bras, une fois à son visage, je pris celui-ci et l'approcha du mien.
Moi - Tu vas tout savoir.
Mes mains bien posées sur les joues de Bill, je vise pile bien... nos lévres s'effleurent et j'emprisonne sa bouche pour jouer avec sa langue. Je m'arrête, descends du lit et sors de la chambre en restant près du mur pour pas me casser la gueule une nouvelle fois. Voilà, maintenant il sait absolument tout... J'empoigne mes affaires dans ''ma'' chambre et file en bas. Il doit être vraiment sous le choc. Peut-être qu'il me hait encore plus...
Près de la porte, j'enfile mon jeans. J'attrape mon t-shirt mais... des mains me retournent.
Bill - Tu... tu veux bien me rexpliquer ?
Il a un sourire timide.
Moi - Je t'aime depuis qu'on s'est rencontré Bill.
Il me pousse contre la porte et m'embrasse. Il m'emméne à l'étage et dans sa chambre, il enléve mon pantalon... un genoux de chaque côté de mon corps, il se baisse. Nos visages se touchent presque et il me murmure... " Je t'aime. ".



END



# Posté le mardi 28 août 2007 13:05
Modifié le dimanche 23 décembre 2007 11:37