Lassée de leurs disputes incescentes, elle la regarda et ne prononca plus un mot. Ces deux-là, c'était une amitié plus grande que l'on ne pourrait penser mais leur statut de soeurs les obligeait à se comporter comme telles. Cette fois c'était la dixième fois, au moins, que la brune remettait en cause leur candidature pour la rencontre avec le groupe de rock le plus connu du moment.
Leur chambre était devenue un bric à brac, les livres et les habits jonchés le sol.
Mathilde – Tu n'aurais pas dû mettre mon nom aussi, Jade !
Jade – Mais tu te rends compte ? On a gagné et maintenant tu te défiles ! Il faut qu'on y aille, je veux les voir, de mes propres yeux.
Jade savait convaincre sa soeur, elle trouvait toujours un argument mais cette fois, les choses étaient plus compliquées. Sa soeur était catégorique : il n'y aurait pas de rencontre avec ces stars ! Epuisée d'entendre toujours les mêmes choses, Jade partit dehors sans oublier de claquer la porte. Un groupe de jeune la regarda. Elle était belle, un corps fin avec de belles longues jambes et ses cheveux était d'un blond éclatant et très lisse. Elle ne ressemblait pas du tout à sa soeur : Mathilde était brune, les cheveux ondulés et un peu plus grande. Elle avait à peine un an d'écart, la brune atteignait ses dix-sept ans et l'autre venait d'avoir seize ans.
Leurs parents ne s'occupaient pas vraiment d'elles, elles étaient assez grandes pour être autonome !
Jade en avait marre que sa soeur n'accepte pas de venir comme prévu à cette rencontre. Pourtant il y avait tout pour plaire... quatres jeunes hommes de dix-sept à vingt ans, rock stars qui avaient lancé un concours à la radio... ils avaient convié la gagante et la personne de son choix dans un restaurant de luxe, éloigné des fans, dans un coin perdu. De tout façon c'était décidé : Jade irait avec ou sans sa soeur.
L'heure avancée et Mathilde hésitait malgré les suppliations de la blonde.
Jade – Si tu ne viens pas, je ne me sentirais pas en sécurité en plus.
Mathilde – C'est vrai que je ne peux pas te laisser comme ça...
Jade souria, elle avait réussi à la convaincre, enfin ! Mathilde alla donc se préparer, il fallait être présentable. Sa soeur était prête. Elle portait un t-shirt blanc avec quelques écritures noires et le petit décolté mettait en valeur sa belle poitrine, ensuite elle avait opté pour un jeans cigarette et ses habituelles converses blanches. Ses beaux cheveux tombaient sur ses épaules et deux-trois méches venait se claquer contre ses joues dès qu'elle bougeait.
Mathilde – Voilà.
La tunique marron la mettait, elle aussi, en valeur et les leggings donnaient une touche glamour qui épousés à merveille les jambes de la brune. Préférant oublié les talons, elle s'empara de ses converses marrons.
Jade – Je pense que la voiture va bientôt arriver...
A peine avait-t-elle fini sa phrase qu'on sonna à la porte. Excitée mais ausis anxieuse, Jade laissa sa soeur ouvrir. Un homme habillait strictement en costard, salua les jeunes filles. La brune en était intimidée pourtant il fallait en profiter ! Une soirée... seulement. Au fond d'elle, elle espérait que Tom, ou même Bill, s'intéresse à elle. Biensûr Georg et Gustav devaient être gentils mais comem beaucoup de fans, elle était tombée sous le charme des jumeaux.
Mathilde – Vas-y en premiére Jade.
Elle soupira et s'avanca en souriant au chauffeur qui tenait la porte. C'était une limousine, oui une voiture de star. Son coeur faillit s'arrêter quand elle vit les quatres garçons assis à gauche. Elle se reprit, souria et s'installa à droite.
Jade – Bonjour.
Mathilde se hissa à ses côtés et leur lança un Salut peu convaincant.
Tom – Salut... alors c'est vous qui avait gagné le concours ?
Bill – A ton avis ? Elles sont pas là pour faire beau.
Le chanteur regarda son frére qui râla.
Georg – Vous êtes prêtes à passer une soirée exceptionnelle ?
Jade hocha à peine la tête tandis que Mathilde affirmait avec enthousiasme. Tom lui souria mais son regard se porta vite vers la blonde.
Tom - Vous vous appelez comment ?
Mathilde – Je m'appelle Mathilde et voici Jade, ma soeur. C'est elle qui a participé au concours.
Tom – T'as quel âge Jade ?
Jade – Seize ans...
Tout de suite, elle tourna la tête pour éviter de rougir encore plus, Gustav qui était tout à droite, la regardait avec un mince sourire, presque compatissant.
Mathilde – Elle est un peu timide... pourtant elle voulait absolument vous recontrer.
Bill – Ah... donc vous écoutez notre musique ?
Tom – Nan, elles sont là pour rencontrer des gens dont elles ne savent même le métier.
Le guitariste venait de renvoyer la balle. Bill prit la vengeance avec un sourire.
Bill – Biensûr.
Jade soupira, l'atmosphére était tendu. Pourtant, elle en avait des choses à leur demander ! Entre signer des posters, prendre des photos, parler de leurs vies mais non, elle s'enfoncait dans le silence se disant qu'elle verrait ça au soir.
Elle sentait le regard permanent de Tom et ça la mettait très mal à l'aise. Elle se disait en elle : '' depuis le temps que tu rêves de pouvoir le regarder et même de lui demander de juste, lui toucher le visage ''.
Mathilde – Euh... et nous allons où alors ?
Tom – Un restaurant tout a fait délicieux, hein Georg ?
Georg – Oui surtout pour les frites et les hamburgers.
Mathilde – On ne va quand même pas à MacDo ?
Elle rigola et les garçons sourirent.
Georg – Nan quand même pas.
Bill – Nous allons dans un resto très sympa où il n'y aura pas de fans. Quand on va là-bas, on ne se sent pas surveillé.
La brune remarqua le jeu de sa soeur tout de suite, celle-ci se pencha légérement vers Bill et d'un sourire qui en disait long, elle lui posa des questions banales ce qui, je l'avoue, détenda tout le monde. Elle vit aussi que Tom se concentrait sur Mathy. Il fallait s'en douter... elle est jolie et au moins, elle parle ! Georg s'intéressa lui aussi à la discussion, seul Gustav, restait pensif décrochant par moment un coup d'oeil vers la muette.
La voiture ralentit et le chauffeur ouvra l'une des portes. Ils étaient arrivés dans un environnement calme et rempli de verdûre. Il n'y avait pas grand monde au restaurant mais l'on pouvait déjà voir la luxure fambloyante à l'intérieur.
Tom – Bon, voyons voir ce qu'on aura de bon aujourd'hui.
Le guitariste s'avanca, suivi des autres membres. Jade attrapa le bras de sa soeur pour la faire ralentir.
Mathilde – Quoi ?
Jade – Je suis déçue... je ne pensais pas que ça se passerai comme ça.
Biensûr, si sa cadette ne serait pas venue, peut-être qu'elle aurait été le centre d'attention et elle aurait pu parler de façon normale.
Mathilde – Tu n'es jamais contente ! Moi j'aime bien les jumeaux.
Elle souria malicieusement et accéléra le pas pour clore la discussion. Qu'est-ce qu'elle pouvait être ennuyante quand elle contrôlait tout comme ça. Malgré une petite nausé de contrariété, Jade entra avec les autres dans le magnifique restaurant. Une table leur était réservée, celle-ci se trouvait au fond d'une salle qui comportait sûrement plus de cinquantes personnes. Ils s'installérent. Mathilde était entourée des jumeaux et Jade était à côté de batteur et de Tom.
Tom – Tu dois être contente d'avoir gagné ce concours pour passer une soirée avec un type comme moi.
Elle prit son courage à deux mains et soutena son regard.
Jade – Oui.
Voilà ce n'était que pour dire un mot, un seul ! Le guitariste sourit de façon moqueuse et se tourna vers sa soeur. Celle-ci rigola à la première parole du dragueur.
Gustav – Tu as toujours habité à Brême ?
Jade – Euh... non, en réalité je vivais en France, à la frontiére.
Gustav – Ah oui ? Parce que là-bas j'ai un petit cousin, Florian Schmidt.
Jade – Je ne connais pas... désolé.
Il lui souria et se retourna pour écouter Georg qui voulait absolument lui dire quelques choses.
Mise à l'écart, Jade se sentait mal et malheureusement c'est à ce moment là que le beau guitariste se tourna vers elle.
Tom – Tu ne parles pas beaucoup quand même.
Elle haussa les épaules timidement. Il pose sa main sur sa jambe.
Tom – J'te pardonne. Parler ne sert à rien par moment.
Après un clin do'eil, il fit une réflexion à Georg et il remonta sa main sur sa cuisse. Bientôt, il arriva à son entre-jambe. Jade se leva brusquement et le groupe se tourna vers elle surpris.
Jade – Désolé... je ne me sens pas bien, je crois que je vais appeler un taix et rentrer.
Mathilde – Quoi ? Mais tu voulais venir, tu m'as suppliée et là... tu t'en vas déjà ?
Jade – Excusez moi. Je vous remercie quand même, je suis contente de vous avoir vu, en dehors des concerts et des interviews.
Elle évita leur regard et s'en alla d'un pas rapide. La peur, la timidité, la provcocation du guitariste, l'influence de sa soeur... tout ça l'avait démuni.
Arrivée dehors, elle se calme et respira un bon coup. Une main se posa sur son bras.
Gustav – Attends, je peux demander au chauffeur pour te ramener...
Jade – Je veux bien. Merci Gustav.
Gustav – De rien. Tu sais, je n'aiem pas trop ce genre de soirée.
Jade – Moi non plus... mais j'ai un peu tout gâché, non ?
Gustav – Pas pour tout le monde ! Certains vont sûrement s'amuser cette nuit...
Il regarda vers le restaurant et après un sourire confiant, il alla vers la limousine. Le chauffeur leur ouvra la porte et partit mettre en route la voiture. A l'opposé du batteur, la blonde l'observa un moment avant qu'il ne se retourne.
Gustav – Je peux savoir pourquoi tu es partie en réalité ?
Jade – Je ne sais pas moi-même ! Je pense que j'ai été déçue de ce début... je me faisais trop d'illusion mais j'espèrais jusqu'à la dernière minute, puis Tom a été un peu direct.
Gustav – Je vois. Tu connais le groupe Metallica ?
Et leur discussion se basa sur un groupe de musique qui les entraîna vers des rires et des révélations confuses.
Un bruit étrange, la limousine s'arrêta.
Gustav – Qu'est-ce qu'il se passe ?
Chaffeur – Je ne sais pas, un probléme au moteur, masi rien de grave, ne vous inquiétez pas Monsieur Schäfer.
Il alla dehors.
Gustav – J'espère qu'on ne va pas tomber en panne au beau milieu du désert.
Jade jetta un coup d'oeil à travers la vitre teintée. Les arbres bordaient la route qui zigzaguaient dans l'infini.
Jade – Je crois que vous en rajoutez Monsieur Schäfer.
Il rigola.
Gustav – Si ça ne tenez qu'à moi, je voudrais que tout le monde m'appelle Gustav, tu sais ? Mais bon, c'est le métier qui veut ça.
La blonde était amusée par batteur simple et plein d'humour. Le chauffeur remonta dans la voiture, il mit en route le moteur.
Gustav – Ah !! Heureusement que vous êtes bricoleur, Leo.
Chauffeur – Oh je ne le suis pas vraiment, mais ça ne m'avait pas l'air bien grave.
Il reprit la route mais quelques kilométres plus loin, la belle limousine retomba dans le silence. Cette fois, elle était imréparable.
Gustav – Bon, on a qu'à continuer la route à pied, i ldoit y avoir un station d'essence pas loin.
Jade – Oui, on est passé devant tout à l'heure.
Ils marchaient en parlant, même le chauffeur donnait son avis.
Jade – C'est ici !
Tout à droite, au fond d'un petit chemin, un garage était dans la pénombre.
Gustav – A mon avis, il n'y a personne. En plus il est déjà minuit.
Chauffeur – Je vais aller voir.
Jade – En plus il n' ya pas de réseau !
Elle laissa son portable tomber dans sa poche de gilet. Quand elle releva la tête, Gustav la dévisagea avant de planter son regard dans le sien.
Chauffeur – Exacte, c'est vide. La station n'a pas servi depuis 1999.
Gustav – Oh super !! Comment on fait ?
Chauffeur – A côté, il y a un motel, ils pourront sûrement nous aider.
Ils se décidérent à aller voir. Il y avait bien une sorte de petit maison avec écrit à l'entrée « accueil » et tout autour d'autres petits baraquement de bois avec des numéross à leur porte.
Gustav – Hmm... il n' y a pas grand monde.
Ils allérent jusqu'à la réception, une petite sonnette posée dessus attendait patiemment qu'on la fasse teinter.
Jade – Chut ! C'est quoi ça ?
Ils arrêtérent de bouger et de parler. Des hurlements résonnaient dans la pièce. La blonde regarda Gustav.
Gustav – Ca vient de là...
Derrière le meuble d'accueil, une porte était entre-ouverte. Leo avanca et s'apprêta à appuyer sur la sonnette. Jade se rua sur lui.
Jade – Arrêtez. Autant partir...
Chauffeur – Non, il nous faut de l'aide, sinon vous ne pourrez pas rentrer Mademosielle.
Jade – Mais non, partons.
Gustav – Il a raison Jade.
La chauffeur appuya, trop tard, l'adolescente le fusilla du regard. Les cris continuaient et ça l'inquiètaient de plus en plus.
Jade – Partons ! S'il vous plaît.
? - Bonsoir, que puis-je pour vous ?
Jade sursauta et se tourna pour voir la visage de l'homme. Il devait avoir trente ans, les cheveux noirs accompagnés d'une moustache parfaite, il portait des lunettes ringardes.
Gustav – Bonsoir, nous sommes tombés en panne et nous voudrions savoir s'il y a un garagiste...
Réceptionniste – Euh... oui mais nous n'en avons pas ici.
Gustav – Hmm... tout va bien derrière ?
L'homme le regarda étonné et acquiesa d'un sourire, il partit derrière et resortit avec une télécommande : les cris avaient arrêté.
Chauffeur – Où pourrions nous trouver un garage ?
Réceptionniste – Je pense... à Varel.
Chauffeur – Ah... c'est à combien de kilométres d'ici ?
Réceptionniste – Oh une vingtaine.
Chauffeur – Vous avez un téléphone ?
Réceptionniste – Nous n'avons qu'une cabine téléphonique, là-bas. Piéce de 10 cents.
Jade – Vous avez de la monnaie ?
Réceptionniste – Biensûr.
Elle lui tenda un billet de cinq euros et il lui rendit en petites pièces. Gustav prit l'argent et alla avec les deux autres vers la sortie.
Réceptionniste – Mais il y a un probléme.
Ils se retournérent.
Réceptionniste – Je crains qu'à cette heure, aucun garage ne soit ouvert.
Il avait raison. Leo proposa aux jeunes de rester ici, il allait à la limousine car même si ce n'est pas fréquenté, il suffisait d'une personne pour voler la belle voiture.
Gustav – Bien... vous auriez une chambre ?
Réceptionniste - Oui Monsieur. La nuptiale est à dix euros plus chére...
Jade – Euh nous ne sommes pas ensemble, nous voulons une simple chambre pour patienter.
Réceptionniste – Mais c'est la plus belle. Bon je vous la baisse de cinq euros.
Le batteur soupira devant l'entêtement de l'homme. Il lui paya la chambre.
Réceptionniste – Bonne nuit.
Gustav sortait déjà, la clé en main mais Jade se retourna et vit le sourire mal sain du réceptionniste.
Jade – Je n'aime pas trop ici.
Ils arrivérent devant la porte 4. Gustav ouvra la porte et alluma la lumière.
Gustav – Et malheureusement, il n' y a que ça.
Jade – Il dit que c'est la plus belle ?
La moquette verte, le lit à rayures marrons et beiges... tout était sinistre, d'une simplicité horrible.
Gustav – Ce n'est que pour une nuit Jade.
Jade – Oui...
Elle alla dans la salle de bain. Un cafard s'enfuya sous le paillasson gris. La blonde se regarda dans le miroir et ouvrit le robinet.
Jade – Oh...
L'eau qui en sortait était d'un rouge sale. Elle le refermit et alla voir Gustav qui c'était installé dans le grand lit. Il alluma la télé : elle était grise et aucune chaine ne marchait.
Jade – C'est vraiment nul.
Gustav- Arrête de te plaindre, on est ici, on a payé et c'est tout. Oh puis cette télé m'énerve.
Il se leva et inserra une cassette qui était posé sur la poste. Ennuyée de l'endroit, Jade s'installa dans le lit. Le batteur visionna les premières minutes avec écoeurement.
Gustav – Ben dis donc, c'est pas du propre tout ça.
Jade – C'est quoi ?
Il se recula. Le film se passait dans une chambre, un couple parlait quand le mari se faisait agressé par deux hommes, le visage masqué. Ils l'étranglaient et le pendaient. La femme hurlait, alors un des deux killers la poignarda dans le ventre de façon successive.
Jade – C'est vraiment...morbide, retire moi ça.
Mais on tapa violemment à la porte. La batteur enleva la cassette et alla pour ouvrir en disant à la personne de se calmer. Quand il ouvra la porte en bois, il attenda un moment et se tourna vers Jade, d'un air surpris. Il referma la porte.
Jade – Quoi ?
Gustav – Il n'y avait personne.
La jeune fille haussa les épaules mais le tapage reprit dans une porte à droite.
Gustav – Qu'est-ce que c'est que ce bordel...
Jade se leva et alla à côté de lui. La porte tremblait sous les coups. Le blond psoa sa main sur la poignet.
Jade – Arrête, c'est la chambre à côté, laisse tomber.
Le tapage s'atténua pour reprendre de plus belle.
Gustav – Ca suffit ce bordel !
Il cria et ça s'arrêta. Quand les deux jeunes voulérent retourner dans le lit, ça recommenca du côté de la porte. Le petit loquet commencait à s'échapper mais Gustav arriva et tout en hurlant d'arrêter, il ouvrit la porte. Personne.
Jade – Qu'est-ce qu'il se passe ici ?
Sa voix tremblait, c'était complétement fou, pourquoi on s'en prenait à leur porte comme ça ?
Gustav – Ne t 'inquiète pas. C'est sûrement...
Il ne finit pas sa phrase que les tapages reprenaient sur la porte de la chambre à côté. Enervé, il l' ouvra.
Jade – Une autre porte ?
Les coups continuérent et Jade ferma leur porte tout de suite.
Gustav – Tu vas arrêter petit con ?!
Ils arrêtérent et reprirent.
Gustav – Je vais voir le gérant. Reste ici.
Même si elle n'était pas très rassurée, elle le laissa partir à la réception. Elle referma le loquet et regarda le petit blond s'éloigner.
Il appela le réceptionniste qui arriva tranquillement de sa piéce de derrière.
Réceptionniste – Un probléme Monsieur ?
Gustav – Oui, nos voisins tapent comme des fous sur notre porte !
Réceptionniste – Vos voisins ?
Gustav – Oui ! Chambre 3 !
Réceptionniste – Vous êtes sûrs ?
Enervé, le petit blond montra trois de ses doigts.
Gustav – Un gros 3 sur la porte, à côté de de la notre.
Réceptionniste – Mais je n 'ai que vous comme clients... enfin, je pense savoir qui c'est, tous les trente-six du mois un ivrogne arrive à se faufiler et se mettre à l'abri mais il ne tape pas sur la porte.
Gustav – Puisque je vous dis qu'on tape sur notre porte et celle qui lie les deux chambres.
Réceptionniste – Je vais aller voir ça, ne vous inquiètez pas.
Gustav – Merci.
La blond partit plus rassuré et fit un sourire à Jade qui le regardait de la fenêtre, derrière les rideaux.
Elle lui ouvra et referma tout de suite.
Jade – Alors ?
Gustav – C'est un ivrogne qui est ici clandestinement, il va nous débarasser de lui.
Jade – Ah...
Ils allérent s'asseoir dans le lit.
Gustav – Bon voyons voir si nous n'avons pas une cassette un peu moins trash.
Il s'empara d'une deuxiéme boîte noire et la mit dans le magnétoscope.
Gustav – Un petit porno cette fois ?
Jade regarda les images avec horreur. C'était encore dans une chambre, trois jeunes filles rigolaient quand les portes claquérent et deux hommes arrivérent de nulle part, poignard en main. Les cris déchirérent les oreilles de la blonde.
Gustav – Jade... c'est bien une chambre ?
Jade – Oui...
Le blond se tourna et regarda les rideaux et le lit. Jade fit de même et reconnu dans la vidéo, la même pièce.
Gustav – Putain.
Il retira la cassette et regarda Jade effrayé.
Jade – Gus... qu'est-ce qu'on fait ici ? Il faut partir tout de suite...
Gustav – Non, calme toi.
Il s'approcha et la laissa s'appuyer contre lui.
Gustav – Ils ont dû entendre les bruits, si on sort... ils nous tueront.
Jade – Mais c'est une blague ? Ca ne peut pas être vrai !
Gustav – Bon, on va quand même essayer de sortir... peut-être que tu as raison, qu'ils n'ont pas entendu.
La nuit fraîche ne laissait apparaître aucunes étoiles.
Jade – D'accord.
Son estomac se tordait rien qu'en pensant à la video.
Gustav – Tu vois les arbres là-bas ? Je vais ouvrir la porte et on va courir jusque là-bas, ok ?
Elle hoche la tête. Ils replacérent les rideaux et éteignirent les lumières.
Gustav – Attention...
Il ouvra la porte et ils courrirent, main dans la main, jusqu'aux fameux arbres.
Jade – Gustav !!
Un des hommes sur les cassettes se tenait à à peine cent métres d'eux. Le batteur s'arrêta et se mit à courir dans le sens inverse en entraînant l'adolescente qui laissait ses larmes coulaient à l'idée que cet homme soit derrière elle. La porte approchait et quand Jade se permit de jeter un oeil derrière, elle vit le deuxiéme homme masqué. Leurs couteaux brillaient aux deux réverbéres du motel.
Jade – Ils nous suivent...
Gustav accéléra et la tira dans la chambre, il referma la porte et s'appuya contre celle pendant qu'un des hommes tappaient dedans.
Gustav – Il faut trouver une autre sortie... va voir à la salle de bain.
La blonde avanca, peureuse, et une fois dans la pièce, elle découvrit une petite fenêtre... clouée. Malgré le verre peut transparent, elle vit une ombre passait. Son sang se glaça, elle fila rejoindre Gustav.
Jade – La fenêtre est clouée... ils sont derrières.
Le blond mit le loquet et serra la jeune fille dans ses bras.
Gustav – Pleure pas, on va s'en sortir...
Les deux portes se mirent à trembler, on retaper.
Jade – Je... je veux pas... mou...
En pleurs, elle avait du mal et Gustav qui commencait à apprécier de plus en plus la belle blonde, se laissa entraîner par les évenements, il s'empara des lèvres de Jade qui se laissa faire.
Les tapages stoppérent.
Gustav – Il nous faut quelque chose pour se défendre.
Elle acquiesa et ils fouillérent les tiroirs mais rien...
Gustav – Bon...
Il alla dans la salle de bain et donna un coup de poing dans le miroir qui se brisa. Il prit le plus gros morceau et l'enroula d'un bandage.
Jade – Tu saignes...
Il l'ignora mais lui sourit quand même. Ils allérent dans la chambre et s'assirent à terre, l'un contre l'autre, dans un coin.
Trop fatiguée et sûrement stressée, Jade tomba dans un lourd sommeil.
Les cris recommencaient. La blonde ouvrit les yeux : Gustav était entrain de visionner les cassettes.
Jade – Tu m'as laissé m'endormir ?! Puis arrête de regarder ça...
Elle voulu se lever mais le batteur s'avanca et l'obligea à rester assise.
Gustav – Il ne faut pas que tu bouges, comme ça, ils ne croiront pas qu'on veut s'enfuir. J'ai caché les caméras sauf celle derrière, ils ne voient que toi. Je regarde chaque vidéo pour trouver quelque chose... une faute de leur part.
Il murmurait et lentement, il approcha ses lèvres puis les posa rapidement sur celle de la blonde.
Elle resta assise, inquiète au moindre bruit tout en regardant le batteur devant elle , télécommande à la main.
Gustav – Regarde, là... il sort... de... la salle de bain.
Il mit sur pause et alla dans la pièce d'eau. Jade attendit. Il tira le rideau de douche, rien, la fenêtre... non... ses pieds se posérent sur une plaque... il fut étonné du bruit, ça sonnait creux. Il poussa le tapis beige et découvrit une trape. Tout doucement, il l'ouvrit : un tunnel. Alors ils venaient d'ici. Il revînt voir Jade.
Gustav – Viens.
Elle se leva, tremblante, et le suivit dans la salle de bain.
Gustav – Vas-y.
Jade – Mais c'est quoi ?
Gustav – Fais moi confiance !
Elle se glissa dans le tunnel. Avoir confiance ? Elle était légérement claustrophobe... Il descendit à son tour et referma la trape.
Gustav – Je passe devant.
Il avait trouvé une lampe de poche. Il se mit à quatre pattes et avanca dans le tunnel. Jade restait proche de lui en respirant le plus calmement possible.